3Outhman a innové un appel à la prière (adhan) le jour du vendredi [rapporté par Al-Boukhari]

29 02 2012

   

Dans son célèbre recueil de hadith, l’Imam Al-Boukhari rapporte :

« حدثنا آدم قال: حدثنا ابن أبي ذئب، عن الزهري، عن السائب بن يزيد قال: كان النداء يوم الجمعة، أوله إذا جلس الإمام على المنبر، على عهد النبي صلى الله عليه وسلم وأبي بكر وعمر رضي الله عنهما، فلما كان عثمان رضي الله عنه، وكثر الناس، زاد النداء الثالث على الزوراء . »

« ‘Adam m’a rapporté et il a dit : Ibnou Abi Dhi’b m’a rapporté d’après Az-Zouhri d’après As-Sa’ib Ibnou Yazid qu’il a dit : « L’appel du vendredi commençait quand l’imam s’asseyait sur le minbar, à l’époque du Prophète (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam), de Abou Bakr et de 3Oumar que Allah les agrée. A l’époque de 3Outhman, que Allah l’agrée, alors que les gens sont devenus plus nombreux, il a ajouté le troisième appel à Az-Zawra’».

 

Informations utiles :

- l’Illustre Compagnon, Amir al-mou’minin, 3Outhman Ibn 3Affan Dhoun-Nourayn est décédé en 36 de l’hégire (radia l-Lahou 3anhou) c’est-à-dire il y a environ 1400 ans. Le prophète (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) a fait son éloge à de nombreuses occasions. Il a été surnommé « Dhou n-Nourayn » (l’homme aux deux lumières) car il a épousé successivement deux des filles du Messager de Allah (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam). 3Outhman fait également parti des compagnons à qui le Prophète (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) a annoncé qu’ils auraient le Paradis.

- L’Imam, le Chaykh des Mouhaddith Abou 3Abdi l-Lah Mouhammad Ibnou ‘Isma3il Al-Boukhari, l’auteur du célèbre « Sahih » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour’an, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans. Il est une référence incontournable dans la science du hadith.

- L’Imam Al-Boukhari a rapporté ce hadith dans son Sahih dans le livre de la prière de vendredi : chapitre l’appel à la prière le jour de vendredi.

- Ici, il rapporte que le grand Calife 3Outhman Ibnou 3Affan (radia l-Lahou 3anhou) a ajouté un appel à la prière le vendredi, alors que le Prophète (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) ne le faisait pas, ni Abou Bakr, ni 3Oumar. Cet acte nous confirme que ce n’est pas toute chose que le Messager ne nous a pas ordonné de faire (sans nous l’interdire), qui est forcement quelque chose d’interdit. Au contraire le Prophète (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) a dit :«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا» (ce qui a pour sens le sens) : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense » (voir l’article au sujet de ce hadith : ici).

- Az-Zawra’ est un endroit situé à Médine.

- Le Hafidh Ibnou Hajar Al-3Asqalani, dans son livre « fath al-Bari », lors de l’explication de ce hadith explique que les trois appels dont il est question dans ce hadith sont dans l’ordre actuel: l’appel à la prière (al-‘adhan) ajouté par 3Outhman, puis le second appel à la prière (al-‘adhan) qui était présent à l’origine, et ensuite l’annonce de la prière (al-‘iqamah). Donc le premier appel à la prière que nous réalisons le jour du vendredi est celui que 3Outhman (radia l-Lahou 3anhou) a lui-même ajouté. Et personne n’a jamais blâmé cela.





L’Imam Al-Ghazali parle de la croyance en Allah et du fait qu’Il n’est pas un corps, et qu’Il n’est pas dans une direction.

14 02 2012

   

Dans son célèbre ouvrage « Ihya’ou 3Ouloumi d-Din » dans la partie des règles de la croyance (tome 1 page 108 de cette édition) l’Imam Al-Ghazali a dit :

« وأنه ليس بجسم مصور ولا جوهر محدود مقدر وأنه لا يماثل والأجسام ولا في التقدير ولا في قبول الانقسام وأنه ليس بجوهر ولا تحله الجواهر ولا بعرض ولا تحله الأعراض بل لا يماثل موجوداً ولا يماثله موجود {ليس كمثله شيء} ولا هو مثل شيء. وأنه لا يحده المقدار ولا تحويه الأقطار ولا تحيط به الجهات ولا تكتنفه الأرضون ولا السموات »

« Allah n’est pas un corps doté d’une image, Il n’est pas non plus un atome, Il ne ressemble pas aux corps, dans le sens où Il n’est pas limité, ou divisé. Il n’est pas une substance et Il n’est pas composé de substance, Il n’est pas un attribut des substances et n’existe pas dans un attribut des substances. Non, Il ne ressemble pas aux choses qui existent, rien de semblable à Lui n’existe. {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay’) ce qui a pour sens : « Rien n’est tel que Lui », et Il n’est pas comme quoi que ce soit. Il n’est pas limité ni circonscrit. Il n’est pas entouré par les directions, et Il n’est pas contenu par les terres et les cieux. »

 

Informations utiles :

- Le Chaykh, l’Imam Abou Hamid Mouhammad Ibnou Mouhammad Al-Ghazali est né en 450 et il est décédé en 505 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 930 ans. C’est un savant très célèbre, il était surnommé « Houjjatou l-’Islam » c’est-à-dire qu’il était capable de prouver la véracité, la beauté et la sagesse de l’Islam. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 5ème siècle de l’Hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il était du madhhab (école de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi3i. Son livre «Ihya’ou 3Ouloumi d-Din » est son ouvrage le plus connu.

- Ici, il explique plusieurs points fondamentaux du Tawhid : Allah n’est pas un corps ni une substance, Il n’a pas d’image, Il n’est pas limité, ni divisé, ni circonscrit. Il n’est pas composé, Il n’est pas dans une direction, Il n’est pas contenu par les terres et les cieux, rien n’est tel que Lui et Il n’a aucune ressemblance avec Ses créatures.

- Nous mentionnerons d’autres passages de son livre au sujet de la croyance, incha’a l-Lah.





Le Prophète a fait une invocation en orientant les paumes de ses mains vers le sol (rapporté par Mouslim)

12 02 2012

   

Dans son célèbre recueil de hadith sahih, l’Imam Mouslim rapporte que Anas Ibnou Malik a dit :

« أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اسْتَسْقَى ، فَأَشَارَ بِظَهْرِ كَفَّيْهِ إِلَى السَّمَاءِ »

« Le Prophète (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) a invoqué Allah pour demander la pluie et il a dirigé le dos de ses mains vers le ciel. »

 

Informations utiles :

- L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

- Ce hadith s’oppose à la prétention de certains assimilationnistes qui ont dit « Allah se trouve dans la direction du haut car lors de nos invocations nous levons nos mains vers le ciel ». Nous leur répondons que dans ce hadith là, il est rapporté que le Prophète (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) a fait une invocation en orientant le dos de ses mains vers le ciel, donc avec les paumes de ses mains orientées en direction du sol. Ces gens là vont-ils comprendre de ce hadith que Allah se trouve dans la direction du bas !? A3oudhoubi l-Lah. Allah existe sans endroit et sans direction.

- Nous levons nos mains vers le ciel lors de nos invocations car Allah a fait du ciel la Qiblah pour les invocations, de la même façon que la Ka3bah est la Qiblah pour la prière.

- Voir des paroles de savants qui expliquent pourquoi nous levons nos mains vers le ciel lors des invocations : ici.





L’Imam An-Nawawi explique le hadith al-Jariyah (hadith de la femme esclave)

9 02 2012

   

Dans son commentaire du Sahih Mouslim, lors de l’explication du hadith Al-Jariyah (le hadith de la femme esclave) l’Imam An-Nawawi a dit :

« Au sujet de sa parole (c’est-à-dire la parole du Prophète), salla l-Lahou 3alayhi wa sallam « ayna l-Lah? » Elle répondit « fi s-sama’» (les expressions ne sont pas traduites car An-Nawawi va expliquer leur sens plus bas) Il lui demanda : « Qui suis-je? » Elle répondit « Tu es le Messager de Allah ». Il dit [alors]: Libère-là car elle est certes croyante ».

Ce hadith fait partie des hadith qui traitent des attributs de Allah. Il y a, au sujet de ces hadith, deux voies principales (madh-hab) au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées de nombreuses fois dans le livre au sujet de la Foi (c’est-à-dire le chapitre de la Foi dans le recueil de hadith de Mouslim);

Et l’une de ces voies est : y croire sans plonger dans [le détail] du sens avec la croyance que rien n’est tel que Dieu, et [la croyance qu]‘Il est exempt de ce qui advient aux créatures.

La deuxième voie, c’est l’interpréter selon ce qui est digne de Lui. Ceux qui ont choisi cette position ont dit : ici le sens était de la tester, afin de voir : est-ce qu’elle était une monothéiste, qui croit effectivement que le Seigneur, Celui qui gère toute chose, Celui qui fait ce qu’Il veut, c’est Allah Lui seul, et qu’Il est Celui pour lequel ceux qui font des invocations se dirigent vers le ciel, de la même façon que celui qui prie se dirige vers la Ka3bah; et ce n’est pas parce qu’Il serait circonscrit dans [ou au-dessus] le ciel, de même qu’Il n’est pas circonscrit dans la direction de la Ka3bah, mais il en est ainsi parce que le ciel est la Qiblah de ceux qui font des invocations, et la Ka3bah est la direction de ceux qui prient. Ou bien elle faisait partie des adorateurs d’idoles, qui adorent les statues qui se trouvent tout autour d’eux, et lorsqu’elle a dit « fi s-sama », il a été su qu’elle était une monothéiste, et qu’elle ne faisait pas partie des adorateurs d’idoles. »

 

Informations utiles :

- L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi3i. Son charh (commentaire) du Sahih Mouslim est incontournable.

- Ici il explique le hadith connu sous le nom de hadith al-Jariyah (le hadith de la femme esclave), et il dit qu’au sujet de ce genre de hadith (c’est à dire les hadith équivoque -moutachabih -) il y a deux méthodologies correctes:

La première : croire en ce qui est révélé dans les Textes sans rentrer dans les détails du sens, tout en exemptant Allah de toute ressemblance et caractéristique des créatures (c’est ce qu’on appelle l’interprétation globale).

La seconde : Interpréter selon un sens digne d’être attribué à Allah (c’est ce qu’on appelle l’interprétation détaillée).

Ces deux voies qui sont toutes les deux correctes ont en commun de ne pas prendre le sens apparent.

- Lors de son explication, il dit très bien que ce hadith ne signifie pas que Allah est dans (ou au dessus) le ciel.

- Nous donnerons d’autres explications de savants concernant ce hadith, incha’a l-Lah.