L’Imam An-Nawawi, dans son livre Al-’Adhkar (page 159 de cette édition) après avoir cité un hadith incitant les musulmans à invoquer Allah en faveur du défunt musulman, il a dit :
« Ach-Chafi3i et les ‘as-hab – les savants de l’école – ont dit : « Il est recommandé qu’ils récitent auprès de lui quelque chose du Qour’an. Ils ont dit : Et s’ils récitent tout le Qour’an, c’est bien »
Puis An-Nawawi a dit :
« Il nous a été rapporté dans les Sounan de Al-Bayhaqi avec une chaîne de transmission haçan – fiable – que Ibnou 3Oumar a jugé recommandé de réciter sur les tombes après l’enterrement, le début et la fin de sourat Al-Baqarah »
Informations utiles :
- L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi3ite.
- Ici il rapporte de l’Imam Ach-Chafi3i (et des savants de son école) ainsi que du compagnon Ibnou 3Oumar, le caractère recommandé de réciter le Qour’an en faveur des morts musulmans.
- Parmi les preuves que la récitation du Qour’an par un tiers est utile au musulman décédé, il y a la parole du Messager (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) : « إِقْرَءُوا يَس عَلَى مَوْتَاكُم » ce hadith signifie : « Récitez Ya-Sin pour vos morts » [Rapporté par Abou Dawoud, An-Naça'i dans « Les actes du jour et de la nuit », Ibnou Majah, Ahmad, Al-Hakim et Ibnou Hibban.] (ceci fera l’objet d’un article incha’a l-Lah)
- il n’y a aucune preuve qui interdise la récitation du Qour’an en faveur du défunt musulman, ni dans Al-Qour’an ni dans la Sounnah. Et jamais aucun savant des écoles de jurisprudence ne l’a interdite. Comment alors certains ont-ils eu l’audace d’interdire ce que jamais personne avant eux n’a interdit de faire ?




