Attribuer l’endroit à Allah est de la mécréance par unanimité [Qadi ‘Abdul-Wahhab Al-Maliki]

30 01 2013

charh aqida malik as-saghir- qadi abdil wahhab al-maliki   qadi abdil wahhab - attribuer l'endroit à Allah est de la mécréance par unanimité

Retrouvez l’article : ici





Le Chaykh Ibn ‘Açakir parle de la croyance en Allah et confirme qu’Il existe sans endroit et sans direction

13 01 2013

tabaqat ch-chafi'iyyah al-koubra - as-soubki   traité de croyance de ibn asakir partie 1   traité de croyance de ibn asakir partie 2

Dans son livre « Tabaqatou ch-Chafi’iyyati l-Koubra », l’Imam Tajou d-Din As-Soubki rapporte le traité de croyance « Al-‘Aqidatou l-mourchidah » du Chaykh Ibn ‘Açakir, dans lequel il a dit :

« موجودٌ قبل الخلقِ، ليس له قبلٌ ولا بعدٌ، ولا فوقٌ ولا تحتٌ، ولا يَمينٌ ولا شمالٌ، ولا أمامٌ ولا خلفٌ، ولا كلٌّ، ولا بعضٌ. ولا يقالُ متى كانَ ولا أينَ كانَ ولا كيفَ، كان ولا مكان، كوَّنَ الأكوانَ ودبَّر الزمانَ، لا يتقيَّدُ بالزمانِ ولا يتخصَّصُ بالمكان، ولا يشغلُهُ شأنٌ عن شأن، ولا يلحقُهُ وهمٌ، ولا يكتَنِفُهُ عقلٌ، ولا يتخصَّصُ بالذهنِ، ولا يتمثلُ في النفسِ، ولا يتصورُ في الوهمِ، ولا يتكيَّفُ في العقلِ، لا تَلحقُهُ الأوهامُ والأفكارُ،  » لَيْسَ كَمِثلِهِ شَىءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ  » »

 « Il (Allah) existe de toute éternité avant la création, sans début ni fin, sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans avant ni arrière. Il n’est ni composé, ni un composant.

On ne dit pas : quand a-t-Il existé ? ni : où était-Il ? ni : comment ?

Il existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’existe de toute éternité. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et il n’est pas spécifié par l’endroit. Aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre. Aucune imagination ne peut l’atteindre et aucune raison ne peut Le cerner. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne l’atteignent pas.

Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit. »

Informations utiles :

– Le Chaykh Tajou d-Din Abou Nasr ‘Abdoul-Wahhab Ibn ‘Ali Ibn Abdoul-Kafi As-Soubki est né en 728 et il est décédé en 771 de l’Hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 660 ans. Il est le fils du grand savant Taqiyyou d-Din As-Soubki. Son livre « Tabaqatou ch-Chafi’iyyati l-Koubra » est un ensemble de biographies de savants chafi’ites.

– Le Chaykh Fakhrou d-Din Abou Mansour ‘Abdou r-Rahman ibnou Mouhammad ibni l-Haçan ibni Hibatil-lah ibni ‘Abdil-lah ibni l-Houçayn Ad-Dimachqi connu sous le nom de Ibnou ‘Açakir est né 550 et il est décédé en 620 de l’Hégire (rahimahoullah), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il est un spécialiste du fiqh Chafi’ite très célèbre. Il enseignait la religion, notamment la science du hadith à La Mecque, Damas et Jérusalem (Al-Qouds).

– De nombreux savants ont fait son éloge. Tajou d-Din As-Soubkiya dit à son sujet dans Tabaqatou ch-Chafi’iyyah : « Il était celui que personne après lui n’a surpassé et qui a réuni la science et l’action. Ses contemporains furent d’accord à reconnaître son éminence dans l’intelligence et la religion »

– Il ne faut pas le confondre avec son oncle Al-Hafidh Aboul-Qasim ‘Ali Ibn Al-Haçan Ibn Hibatoullah Ad-Dimachqi qui est également connu sous le nom de Ibnou ‘Açakir, décédé en 571 de l’Hégire (rahimahoullah), dont vous pouvez retrouver des citations : ici.

-L’Imam Tajou d-Din As-Soubki après avoir rapporté et approuvé le traité de croyance, il conclu en disant : « Il n’y a pas en lui ce que renierait un Sunnite ».





Le Chaykh Ahmad Raza Barilwi parle de la croyance en Allah

1 01 2013

barilwi-Qawari’ou l-Qahhar fi r-Raddi ‘ala l-Moujassimah al-foujjar   barilwi tanzih p17   barilwi tanzih p18

Dans son livre « Qawari’ou l-Qahhar fi r-Raddi ‘ala l-Moujassimah al-foujjar », le Chaykh Ahmad Raza Barilwi a dit :

« La croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama’ah concernant l’exemption (tanzih) de Allah ‘Azza wa Jall :

 1. Allah est exempt de tous défauts et manquements.

2. Tout a besoin de Lui et en dépend. Et Lui, Soubhanahou wa ta’ala, n’a besoin de rien et d’aucune façon.

3. Il est exempt de la ressemblance aux créatures.

4. Il n’est pas sujet aux changements. Il est maintenant tel qu’Il a toujours été de toute éternité. Et Il le sera éternellement. Il est absolument impossible qu’Il évolue d’un état à un autre.

5. Il n’est pas un corps et n’est sujet à rien de corporel.

6. Il n’est pas sujet aux mesures. Il n’est pas admissible que l’on dise qu’Il serait de telle ou telle mesure : ni long, ni large. Il n’est pas une substance. Il n’est ni épais, ni fin, [ni palpable ni impalpable,] ni beaucoup, ni peu, ni grand, ni petit en nombre ou en poids, et Il n’est ni lourd ni léger.

7. Il n’est pas une forme : ni étendu, ni replié, ni sphérique, ni allongé, ni triangulaire, ni carré, ni droit, ni tordu… Et il n’est nullement une image, même outre ce qui a été précité !

8. Il est exempt de la limite, du bord et de la fin. Il n’est pas sans limite au sens d’être étendu [continuellement] dans limite, mais au sens qu’Il est exempt de la mesure et de toutes autres caractéristiques corporelles. En disant : « sans limite », nous voulons renier toutes limitation ou finalités et non confirmer une mesure évoluant sans cesse et sans fin !

9. Il n’a pas existé à partir de quelque chose ou d’autrui. [Il n’a pas été engendré].

10. Il est impossible qu’Il soit composé de parties ou de parts.

11. Il est exempt d’être en une direction ou d’un coté. Il est impossible qu’Il soit à droite, à gauche, ou en bas. De même, il est impossible qu’Il soit, au sens de la direction : devant, derrière ou en haut.

12. Il est impossible qu’Il touche une création, d’être en contact avec ou d’en dépendre ou d’en être relatif.

13. Il est impossible d’être détaché d’une création au sens qu’il y ait une distance de séparation.

14. Il n’est pas dans un endroit ou un lieu.

15. Il est exempt des positions debout ou assise, de descendre, de monter, du mouvement, de l’immobilité et de toutes les autres caractéristiques corporelles ou correspondant quelque part aux corps.

Les points de base élémentaires de la croyance exemptant Allah des défauts et de tout ce qui est corporel peuvent être étendus largement, mais ses quinze points que je viens de citer sont suffisant. »

Informations utiles :

– le Chaykh Ahmad Raza Khan Barilwi Al-Qadiri Al-Hanafi est né en 1272 et il est décédé en 1340 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 100 ans. Il est très connu dans la région du sous-continent Indien.

– Au début de son livre qu’il a écrit pour réfuter la croyance des anthropomorphistes (moujassimah), il cite la croyance des gens de ahlou s-sounnah en ce qui concerne l’exemption de Allah de toute ressemblance avec Ses créatures.

– Il confirme le fait que Allah existe sans endroit, sans direction, qu’Il n’est pas un corps, Qu’Il n’est pas une forme, qu’Il n’est pas concerné par la descente, la monté et toute les autres caractéristiques des créatures.





L’Imam ‘Ali confirme qu’on ne dit pas “où ?” ni “comment ?” au sujet de Allah

1 12 2012

Isfarayini - tabsirou fi d-din   Isfarayini - imam 'Ali - où - comment

Dans son livre « At-Tabsirou fi d-Din », l’Imam Al-Isfarayini rapporte que lorsqu’une personne demande à l’Imam ‘Ali « où est Allah ?», l’Imam ‘Ali lui répondit :

« إن الذي أين الأين لا يقال له أين »

« On ne dit pas « où ?» pour Celui qui a créé les endroits. »

Puis la personne lui demanda « comment est Allah ? » et l’Imam ‘Ali répondit :

« إن الذي كيف الكيف لا يقال له كيف »

« On ne dit pas « comment ? » pour Celui qui a créé le comment »

Informations utiles :

– Le Faqih –spécialiste de la jurisprudence–, le Moutakallim –spécialiste de la croyance–, le Moufassir  –exégète– Abou l-Moudhaffar Al-‘Isfarayini est décédé en 471 de l’Hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. C’est un savant de l’école de jurisprudence (madh-hab) de l’Imam Ach-Chafi’i.

– Ici, il rapporte que l’imam ‘Ali met en garde contre la question « où est Allah ? » que posent certaines personnes qui ignorent la science du tawhid. L’Imam ‘Ali explique qu’on ne dit pas « où » au sujet de Allah car Il est le Créateur des endroits.

– Et lorsque la personne lui demanda « comment est Allah ? » l’Imam ‘Ali répondit que Allah est le Créateur du comment et que par conséquent Il n’en est pas concerné. Le comment c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures.





L’Imam An-Nawawi confirme que l’ombre du Jour du Jugement est celle du Trône

26 09 2012

   

Dans son commentaire du Sahih Mouslim, l’Imam An-Nawawi a dit a dit au sujet du hadith qui comporte l’expression « في ظله » (fi dhilihi) :

« والمراد هنا ظل العرش كما جاء في حديث آخر مبينا ، والمراد يوم القيامة إذا قام الناس لرب العالمين ودنت منهم الشمس واشتد عليهم حرها ، وأخذهم العرق ، ولا ظل هناك لشيء إلا للعرش »

« Le sens qui est visé ici c’est l’ombre du trône comme cela est parvenu clairement dans un autre hadith ; le sens c’est qu’au Jour Dernier, lorsque les gens seront stationnés pour le Jugement du Seigneur des mondes, que le soleil se rapprochera, sa chaleur s’intensifiera et que leur sueur coulera, il n’y aura pas à ce moment là d’autre ombre que celle du Trône. »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son charh (commentaire) du Sahih Mouslim est incontournable.

– Ici, il explique que ce qui est visé par l’expression « في ظله » (fi dhilihi, qui signifierai au sens apparent : Son ombre), c’est l’ombre du Trône, comme cela est indiqué dans un autre hadith qui a le degré de Haçan (fort). Et cela ne signifie pas que Allah aurait une ombre, comme l’ont prétendu certains assimilateurs (mouchabbihah).

– Al-Hafidh Al-‘Iraqi (rahimahou l-Lah) mort au huitième siècle de l’hégire a dit : « La meilleure façon d’expliquer un hadith c’est de l’expliquer par un autre hadith. ».

– Retrouvez l’explication de ce même hadith par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani : ici .






L’Imam An-Naboulouçi déclare mécréant ceux qui attribuent l’endroit ou la direction à Allah

31 07 2012

   

Dans son livre « Al-Fathou r-Rabbaniyy wa l-Faydou r-Rahmaniyy », l’Imam ‘Abdou l-Ghani An-Naboulouçi a dit :

« وأما التشبيه: فهو الاعقاد ان الله تعالى يشبه شيئا من خلقه، كالذين يعتقدون أن الله تعالى جسم فوق العرش، أو يعتقدون أن له يدين بمعنى الجارحتين، وأن له الصورة الفلانية أو على الكيفية الفلانية، أو أنه نور يتصوره العقل، أو أنه في السماء أو في جهة من الجهات الست، أو أنه في مكان من الاماكن، او في جميع الأماكن، أو أنه ملأ السموات والأرض، أو أن له حلول في شىء من الأشياء، أو في جميع الأشياء، أو أنه متحد بشىء من الاشياء، أو في جميع الأشياء، أو أن الأشياء منحلة منه، أو شيئا منها. وجميع ذلك كفر صريح والعياذ بالله تعالى، وسببه الجهل بمعرفة الامر غلى ما هو عليه »

« Quant à l’assimilation (tachbih) c’est de croire que Allah ta’ala ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allah est un corps au-dessus du Trône ou qui croient qu’Il a des mains, ou qu’Il a tel image ou tel aspect ou qu’Il est une lumière, ou qu’Il est au ciel (fi s-sama), ou qu’Il est dans une des six directions, ou qu’Il est dans un des endroits ou dans tous les endroits , ou qu’Il a rempli les cieux et la terre ou qu’Il s’est incarné dans quelque chose ou dans toute les choses, ou celui qui croit que les créatures seraient une partie de Lui, et tout ceci est de la mécréance claire, que Allah ta’ala nous en préserve, et la cause de cela est l’ignorance de la vérité. »

Informations utiles :

– L’Imam, Al-‘Allamah, ‘Abdoul-Ghani Ibnou Isma’il An-Naboulouçi Ad-Dimachqi Al-Hanafi est décédé en 1143 de l’Hégire (rahimahoullah) c’est-à-dire il y a environ 300 ans. C’est un grand savant dans l’école de jurisprudence (madh-hab) de l’Imam Abou Hanifah.

– Ici, il confirme que le fait de croire que Allah serait au-dessus du Trône, ou dans le ciel, ou dans une direction ou bien dans un endroit est de la mécréance claire. Il dit que ces croyances là sont du tachbih, c’est à dire de l’assimilation de Allah avec Ses créatures.





L’Imam Ibn Hajar Al-‘Asqalani confirme que l’ombre du Jour du Jugement est celle du Trône

23 07 2012

   

Dans son commentaire du Sahih de Al-Boukhari «Fath Al-Bari », l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani a dit au sujet du hadith qui comporte l’expression « في ظله » (fi dhilihi) :

« وقيل المراد ظل عرشه ، ويدل عليه حديث سلمان عند سعيد بن منصور بإسناد حسن « سبعة يظلهم الله في ظل عرشه » »

« Il a été dit que le sens visé est l’ombre du Trône ; ce qui démontre cela c’est le Hadith de Salman d’après Sa’id ibn Mansour avec une chaîne de transmission Haçan (fort) : [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées à l’ombre du Trône (‘Arch) ».

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islam, Amir al-Mou-minin fi l-hadith (le Prince des croyants dans la science du hadith) Chihab ad-Din Abou l-Fadl Ahmad Ibn ‘ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalani est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadith qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son livre « Fath Al-Bari » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahih Al-Boukhari.

– Ici, il explique que ce qui est visé par l’expression « في ظله » (fi dhilihi, qui signifierai au sens apparent : Son ombre), c’est l’ombre du Trône, comme cela est indiqué dans un autre hadith qui a le degré de Haçan (fort). Et cela ne signifie pas que Allah aurait une ombre, comme l’ont prétendu certains assimilateurs (mouchabbihah).

– Al-Hafidh Al-‘Iraqi (rahimahou l-Lah) mort au huitième siècle de l’hégire a dit : « La meilleure façon d’expliquer un hadith c’est de l’expliquer par un autre hadith. ».





L’Imam Abou Hanifah dit que les attributs de Allah “al-yad”, “al-ghadab” et “ar-rida” sont sans comment (bila kayf)

6 07 2012

   

L’Imam Abou Hanifah a dit au sujet de Allah, dans son livre « Al Fiqh al Akbar » (page 324 de cette édition qui est un charh -commentaire- du livre « Al Fiqh al Akbar » réalisé par le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qari, mais 2ème page du traité de croyance de l’Imam Abou Hanifah qui est cité à la fin du livre) :

« يدُهُ صفتُهُ بلا كيفٍ، وغضبُهُ ورضاهُ صفتانِ من صفاتِهِ بلا كيفٍ »

« Son yad est Son attribut sans comment (bila kayf), et Son ghadab et Son rida sont deux de Ses attributs sans comment (bila kayf) »

Informations utiles :

– L’Imam, le Moujtahid Abou Hanifah an-Nou’man Ibnou Thabit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (rahimahou l-Lah). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imam de l’école Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam)

– Son livre « Al-Fiqh Al-Akbar » est un livre qu’il a écrit sur la croyance.

– Ici il parle au sujet des attributs de Allah (al-yad, al-ghadab et ar-rida) et il précise qu’ils sont sans comment.

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allah est exempt de tout cela.

– Donc lorsque l’Imam Abou Hanifah dit que Allah a pour attribut « al-yad » sans comment (bila kayf), il nie par cela que le yad de Allah soit un organe. En effet, on ne dit pas que Allah a une main, car Allah n’a pas de membre, ni d’organe, Il n’est pas un corps, Il n’est ni composé, ni composant.

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet de l’attribut « al-yad » : ici .

– De même lorsque l’Imam Abou Hanifah dit que Allah a pour attribut « al-ghadab » et « ar-rida » sans comment (bila kayf), il nie par cela que ces deux attributs soient des sentiments, des humeurs, des changements d’état etc. Donc, au sujet de Allah on ne traduit pas « ghadab » par « colère » car attribuer la colère à Allah signifierait lui attribuer le comment (kayf). La colère est un changement et Allah et Ses attributs en sont exempts. Les savants ont dit que  le mot « ghadab » lorsqu’il est employé au sujet de Allah signifie « la volonté éternelle de Allah de faire parvenir un châtiment », et que « rida » au sujet de Allah signifie son agrément.





L’Imam Malik dit que l’istiwa de Allah est sans comment (rapporté par Al-Bayhaqi)

25 06 2012

   

Dans son livre « Al-I’tiqad », le Hafidh Al-Bayhaqi rapporte avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Yahya Ibnou Yahya, l’un des élèves de l’Imam Malik, qu’il a dit :

« كنا عند مالك بن أنس فجاء رجـل فقال : يا أبا عبد الله (الرَّحْمَنُ عَلَى العَرْشِ اسْتَوَى) كيف استوى؟، فأطرق مالك رأسه حتى ثم علاه الرحضاء، ثم قال: الاستواء غير مجهول، والكيف غير معقول، والإيمان به واجب، والسؤال عنه بدعة، وما أراك إلاّ مبتدعاً. فأمر به أن يُخرج »

« Nous étions auprès de [l’Imam] Malik et c’est alors qu’un homme entra et lui demanda : « Ô Abou ‘Abdou l-Lah [il récita le verset :] « ar-Rahman ‘ala ‘archi stawa » : istawa comment ? (kayf istawa ? )». Malik baissa alors la tête et resta ainsi jusqu’à être couvert de sueur. Puis il dit : « L’istiwa n’est pas inconnu (al-istiwa ghayrou majhoul) et le comment n’est pas concevable (wa l-kayfou ghayrou ma’qoul), croire en cela est une obligation et poser la question à ce sujet est une mauvaise innovation (wa s-sou-alou ‘anhou bid’ah), je ne te considère que comme un mauvais innovateur (wa ma araka il-la moubtadi’an) » et il a ordonné qu’on le fasse sortir ».

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadith, et il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– L’Imam, le spécialiste de la science du Hadith, le Moujtahid –jurisconsulte–,  Malik Ibnou Anas est l’un des plus grand savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 1255 ans. Il est l’Imam de l’école (madh-hab) Malikite.

– Le comment : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allah est exempt de tout cela.

– Ici, l’Imam Malik dit clairement que le comment au sujet de l’istiwa de Allah est inconcevable, c’est-à-dire que c’est un istiwa sans comment (bila kayf). En effet, l’Imam Malik n’a pas accepté que l’on demande « comment ? » au sujet de l’istiwa de Allah. Ceci nous confirme donc que l’istiwa de Allah n’est pas une position assise, ni un établissement, ni une installation, ni une élévation spatiale ni aucun autres sens qui font partie des attributs des créatures et qui sont concerné par le « comment ».

– L’Imam Malik a dit : « l’istiwa’ n’est pas inconnu » (al-istiwa ghayrou majhoul) c’est-à-dire que l’istiwa’ est connu car il est rapporté dans le Qour’an, puis il a dit : « le comment n’est pas concevable »(al-kayfou ghayrou ma’qoul) c’est-à-dire que le comment est exclu, impossible à Son sujet, à savoir que l’istiwa dans le sens du comment, c’est-à-dire de l’attitude comme la position assise, n’est pas concevable : la raison ne l’accepte pas puisqu’il fait partie des caractéristiques des créatures. En effet, la position assise n’est valable que pour un être qui a des membres, c’est-à-dire un postérieur et des genoux, gloire à Allah Qui est exempté de tout cela.

– Cette citation est rapportée avec une chaîne de transmission authentique. Elle a également été citée par le Hafidh Al-Bayhaqi dans son livre « Al-Asma-ou wa s-Sifat ». Le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani l’a rapportée dans son livre « fathou l-bari charh sahih Al-Boukhari », ainsi que le Hafidh Abou Nou’aym dans « Hilyatou l-Awliya », l’Imam Ibnou Abi Zayd Al-Qayrawani dans « Al-Jami’ fi s-Sounan » et d’autres.

– Une autre version authentique proche de celle-ci est rapportée avec les termes (wa kayfa ‘anhou marfou’) c’est-à-dire : « Dire « comment » est exclu à Son sujet ». Cela est rapporté par le Hafidh Al-Bayhaqi dans « Al-Asma-ou wa s-Sifat », par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans son livre « fathou l-bari charh sahih Al-Boukhari », par Adh-Dhahabi dans « Siyari ‘Alami n-Noubala » et d’autres.

– Quant à la version propagée par les anthropomorphistes, selon laquelle Malik aurait dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoul), cette version n’est pas vraie ; elle n’a été validée d’aucun des Salaf ; elle n’a pas été confirmée comme étant la parole de Malik ni de personne d’autre parmi les Imams. L’Imam Malik n’a pas dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoul). Cette version n’a aucune chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser et elle n’est pas conforme au tawhid. En effet, le fait de dire que le comment est ignoré, cela insinue que Allah aurait des attributs qui ont un comment (des caractéristiques des créatures), mais que nous ne saurions pas par lesquelles de ces caractéristiques Il serait attribué; et cela contredit le tawhid.





Ibn Kathir parle de l’istiwa de Allah

21 06 2012

   

Dans son tafsir, lors de l’explication du verset { ثُمَّ ٱسۡتَوَىٰ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ } (thoumma stawa ‘ala l-‘arch) [Sourat Al-A’raf/54], Ibnou Kathir a dit :

« Les gens ont à ce sujet plusieurs avis, mais ce n’est pas le lieu de les détailler ici. Nous citons ici la voie du Salaf vertueux de Malik, de Al-Awza’i, de Ath-Thawri, de Layth Ibnou Ka’b, de Ach-Chafi’i, de Ahmad ibnou Hanbal, de Ishaq ibnou Rahawih et d’autres qu’eux parmi les imams musulmans du passé et contemporains et plus récents, à savoir de lire ces versets comme ils sont parvenues. Sans attribuer le comment, ni d’assimilation, ni annulation de ces versets. 

Et le sens apparent qui vient à l’esprit des assimilateurs est nié au sujet de Allah ta’ala. Car Allah n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de Ses créatures. Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui entend et qui voit. Mais il en est comme l’on dit les imams parmi lesquels Na’im ibnou Hammad al-Khouza’i, le chaykh de Al-Boukhari, qui a dit : « Celui qui assimile Allah à Ses créatures est un mécréant, et celui qui renie ce que Allah a cité comme attributs pour Lui-même est mécréant ». Et il n’y a pas, dans les attributs que Allah a cités comme étant Ses propres attributs ni dans ceux que Son messager a cités, d’assimilation. Celui qui confirme à Allah ta’ala ce qui est parvenu dans les versets explicites et les nouvelles sûres, conformément à ce qui est digne de l’éminence de Allah ta’ala et qui a nié au sujet de Allah ta’ala les défauts, il aura suivi la voie de bonne guidée.»

Informations utiles :

– Isma’il Ibnou Kathir Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis. Il a été élève de Ibnou Taymiyyah durant sa jeunesse.

– Ici lorsqu’il explique le verset { ثُمَّ ٱسۡتَوَىٰ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ } (thoumma stawa ‘ala l-‘arch) [Sourat Al-A’raf/54], il cite de nombreux savants qui se sont contenté de lire ce verset et ceux qui sont similaires, tels qu’ils sont parvenues dans les textes, tout en exemptant Allah du comment, sans assimiler Allah à Ses créatures et sans annuler ces versets.

– Ensuite, il dit que prendre ce verset et ceux qui sont similaires au sens apparent est la voie des assimilateurs (mouchabbihine). En effet le sens apparent de « istawa » est la position assise, l’établissement, l’installation, l’élévation spatial. Tous ces sens sont à rejeter au sujet de Allah.

– Voir d’autres paroles de savants au sujets du terme « istawa » : ici .





L’Imam Ach-Chafi’i déclare mécréant les moujassimah (rapporté par As-Souyouti)

4 03 2012

   Ach-Chafi'i takfir moujassimah

Dans son recueil de fiqh chafi’ite « al-Achbah wa n-Nadha-ir » (page 441 de cette édition), l’Imam As-Souyouti rapporte :

« Ach-Chafi’i a dit : “On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah” 

[As-Souyouti ajoute :] et il (c’est-à-dire l’Imam  Ach-Chafi’i) a exclu les moujassimah (anthropomorphistes) ainsi que ceux qui nient que Allah connaît les détails de toute chose (c’est-à-dire que ces deux groupes sont déclaré mécréant). »

Informations utiles :

– L’Imam, le Moujtahid –jurisconsulte– Mouhammad Ibnou Idris Ach-Chafi’i est l’un des plus grand savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (rahimahou l-lah) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imam de l’école (madh-hab) chafi’ite.

– Le Hafidh, Abou l-Fadl Abdou r-Rahman ibnou Abi Bakr Jalalou d-Din as-Souyouti est un grand savant chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 et il est décédé en 911 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

– Ici, il rapporte que l’Imam Ach-Chafi’i déclare mécréant les moujassimah (anthropomorphistes), c’est-à-dire ceux qui attribuent à Allah le corps et les caractéristiques des corps (tel que les organes, les membres, la couleur, l’endroit, la direction, la composition etc).





L’Imam Al-Matouridi parle de la vision de Allah au paradis : sans comment

20 01 2012

   

Dans son livre « Kitabou t-Tawhid » (page 151 de cette édition), pour confirmer la vision des croyants qu’ils auront de Allah dans l’au-delà, l’Imam Al-Matouridi a dit :

« فإن قيل: كيف يرى؟ قيل: بلا كيف، إذ الكيفية تكون لدى صورة بل يرى بلا وصف قيام وقعود واتكاء وتعلق واتصال وانفصال ومقابلة ومدابرة، وقصير وطويل، ونور، وظلمة وساكن ومتحرك، ومماس ومباين، وخارج وداخل ولا معنى يأخذه الوهم أو يقدره العقل لتعاليه عن ذلك »

« Si quelqu’un dit : « Comment sera t-Il vu ? On lui dit : « Sans comment » car le comment advient à celui qui a une image, Il sera vu sans être qualifié d’une image, d’une position debout, assise, adossée ou suspendue, d’un contact ou d’une séparation, sans qu’Il soit de face ou de dos, court ou long, lumière ou obscurité, immobile ou en mouvement, en contact ou séparé, extérieur ou intérieur et sans aucun sens que l’imagination pourrait retenir ou que la raison pourrait estimer car Il est totalement exempt de tout cela »

Informations utiles :

– L’Imam de Ahlou s-Sounnah Abou Mansour Mouhammad Ibn Mouhammad As-Samarqandi Al-Matouridi est un savant du salaf (C’est à dire ayant vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est décédé en 333 de l’Hégire (rahimahou l-Lah). Un très grand nombre de savants ont fait son éloge et le considèrent comme l’un des plus grands défenseurs de la croyance de Ahlou s-sounnah wa-l jama’ah.

– En effet, il a défendu la religion et a exposé les fondements de la croyance de Ahlou s-Sounnah sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis en apportant les preuves textuelles du Qour’an et du hadith ainsi que les preuves rationnelles, tout en répliquant aux faux-semblants des mou’tazilah et des mauvais innovateurs, en débattant contre eux en public et en les confrontant dans leurs discussions jusqu’à les réduire au silence. Il a lutté pour donner la victoire à la Sounnah et il a revivifié la Loi de l’Islam au point qu’on l’a surnommé l’Imam de Ahlou s-Sounnah.

– Ici, l’Imam Al-Matouridi déclare explicitement que Allah ta’ala est exempt du comment, de l’image, de la position assise, du fait d’être debout, du fait d’être adossé, du fait d’être suspendu, du contact, de la séparation, de l’immobilité, du mouvement, etc.

– Ceci comporte une réplique aux moujassimah (ceux qui attribuent le corps à Allah) et aux mouchabbihah (ceux qui assimilent Allah à Ses créatures), eux qui prétendent calomnieusement que les gens du Salaf ont confirmé la direction au sujet de Dieu. Qu’ils s’attachent donc à ce qu’a dit l’Imam Al-Matouridi.





L’Imam Abou Hanifah dit que la proximité ou le fait d’être loin de Allah n’est pas en terme de distance

13 01 2012

      

L’Imam Abou Hanifah a dit dans son livre « Al Fiqh al Akbar » (pages 326 et 327 de cette édition qui est un charh-commentaire- du livre « Al Fiqh al Akbar » réalisé par le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qari, mais 4ème et 5ème pages du traité de croyance de l’Imam Abou Hanifah qui est cité à la fin du livre) :

« وليسَ قربُ اللهِ تعالى ولا بُعدُهُ منْ طريقِ طولِ المسافةِ وقِصَرِها و لكن على معنى الكرامةِ والهوانِ، و المطيعُ قريبٌ منهُ بلا كيفٍ، والعاصي بعيدٌ عنهُ بلا كيفٍ »

« Le fait d’être proche ou loin de Allah ta’ala, ce n’est pas en termes de distance courte ou longue, mais c’est en termes d’honneur et d’humiliation. Celui qui obéit est celui qui est “proche” de Lui sans comment, et celui qui désobéit est celui qui est “loin” de Lui sans comment. »

Informations utiles :

– L’Imam, le Moujtahid Abou Hanifah an-Nou’man Ibnou Thabit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (rahimahou l-Lah). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imam de l’école Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam)

– Son livre « Al-Fiqh Al-Akbar » est un livre qu’il a écrit sur la croyance.

– Ici, l’Imam Abou Hanifah explique que la proximité ou le fait d’être loin de Allah n’est pas en terme de distance, puis il interprète en disant que cela est en termes d’honneur et d’humiliation. C’est ce qui doit être compris, entre autres, du hadith : « أقرب ما يكون العبد من ربِّه وهو ساجد »

– La proximité et l’éloignement par la distance est impossible au sujet de Allah. Celui qui est au sommet de la montagne ou même les anges qui portent le Trône, et celui qui est tout en bas de la vallée sont équivalents par rapport à Allah. Car Allah ta’ala est sans endroit, Il exempt de la proximité et de l’éloignement physique, c’est-à-dire la proximité et l’éloignement par la distance. Ce qui est visé par ces termes, c’est la proximité et l’éloignement de son agrément.





L’Imam Abou Hanifah parle de la vision de Allah au paradis : sans direction et sans comment

18 11 2011

   

Dans son Charh (commentaire) du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imam Abou Hanifah, (page 138 de cette édition), le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qari a dit :

L’Imam Al-A’dham (c’est-à-dire l’Imam Abou Hanifah) rahimahou l-Lah, a dit dans son livre Al-Wasiyyah :

« ولقاء الله تعالى لأهل الجنة بلا كيف ولا تشبيه ولا جهةٍ حقٌّ »

« Les gens verront Allah sans comment, sans ressemblance et sans direction et ceci est une vérité »

Informations utiles :

– L’Imam, le Moujtahid Abou Hanifah an-Nou’man Ibnou Thabit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (rahimahou l-Lah). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imam de l’école Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Il est surnommé Imam Al-A’dham.

– Ici, il dit que les croyants lorsqu’ils seront au paradis, verront Allah, sans comment, sans ressemblance, et sans direction. C’est-à-dire que Allah ta’ala ne sera pas dans un endroit.

– Le comment : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allah est exempt de tout cela.

– L’Imam Abou Hanifah a dit une parole proche de celle-ci dans son livre « Al-Fiqh Al-Akbar » que vous pouvez consulter : ici.

– L’Imam, l’Illustre savant, le Mouhaddith (transmetteur du hadith), le Faqih (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qari est un grand savant du madh-hab (école de jurisprudence) Hanafite et il est décédé en 1014 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 420 ans. Son commentaire du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » est très connu.





Le Chaykh Yahya Ibn Mou’adh (du salaf) répond à quelqu’un qui lui demande « où est Allah ? »

11 10 2011

   

Dans sa célèbre Epître « Ar-Riçalatou l-Qouchayriyyah » (page 17 de cette édition) l’Imam Al-Qouchayri a dit :

« وقيل ليحيى بن معاذ (الرازي) : أَخْبِرْني عن الله عز وجل ، فقال : إله واحد ، فقيل له : كيف هو ؟ قال : ملك قادر ، فقيل : أين هو ؟ فقال : هو بالمرصاد ، فقال السائل : لم أسألك عن هذا ؟ فقال : ما كان غير هذا كان صفة المخلوق ، فأما صفته فما أخبرتك عنها . »

« Quelqu’un demanda à Yahya ibn Mou’adh (Ar-Razi) : « Parle-moi de Allah ‘azza wa jall »

Yahya ibn Mou’adh  répondit : « Il est un Dieu unique. »

On lui demanda : « Comment est-Il ? »

Yahya rétorqua : « Un Seigneur tout-puissant. »

On lui dit ensuite : « Où est-Il ? »

Yahya répondit [par une phrase qui signifie]: « Il connait les injustes et les punit »

La personne qui l’interrogeait objecta : « Ma question ne porte pas sur cela ! »

Alors Yahya lui dit : « Ce qui est autre que cela est un attribut de la créature. Quant à Ses attributs, ils sont tels que je viens de te les citer. » »

Informations utiles :

– Le Chaykh Abou Zakariyya Yahya ibn Mou’adh ibn Ja’far Ar-Razi est un savant du salaf, il est décédé en 258 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 1175 ans.

– Ici lorsque quelqu’un lui demande « où est Allah ? », il lui fait comprendre qu’on ne pose pas cette question au sujet du Créateur (c’est-à-dire au sujet de Allah) mais que cette question se pose uniquement au sujet des créatures.

– Les savants de l’Islam ont dit qu’il est interdit de dire « où ? » au sujet de Allah, car Il est le Créateur de l’endroit.





Le Qadi Ibn Rouchd Al-Jadd confirme qu’on ne dit pas « où ? » ni « comment ? » ni « quand ? » au sujet de Allah

2 10 2011

   

Dans son livre «Al-Madkhal» (tome 3 page 181 de notre édition) le Chaykh Ibnou l-Hajj Al-Maliki rapporte que le Qadi Ibnou Rouchd Al-Jadd a dit :

« فلا يقال أين ولا كيف ولا متى لأنه خالق الزمان والـمكان »

« On ne dit pas à Son sujet (c’est-à-dire au sujet de Allah) « Où ? » ni « Comment ? » ni « Quand ? » car Il est le Créateur du temps et de l’endroit »

Informations utiles :

– Le Qadi, le Chaykh Abou l-Walid Mouhammad Ibnou Ahmad, Qadi l-Jama’ah à Qourtoubah –Cordoue– connu sous le nom de Ibnou Rouchd Al-Jadd (le grand-père), est né en 450 et il est décédé en 520 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 910 ans. Il était un grand savant dans le Madh-hab (Ecole de jurisprudence) Malikite et il fut notamment l’un des Chaykh du Qadi ‘Iyad.

– Il ne faut pas le confondre avec son petit fils Ibnou Rouchd (connu sous le nom de Averroès) le philosophe qui est mort en 595 de l’Hégire.

– Ici, le Qadi Ibnou Rouch Al-Jadd dit qu’on ne dit pas « Où ? » ni « Comment ? » ni « Quand ? » au sujet de Allah.

– Le Chaykh Abou ‘Abdoul-Lah Mouhammad Ibnou Mouhammad Al-‘Abdari plus connu sous le nom de Ibnou l-Hajj Al-Maghribi Al-Maliki est décédé en 737 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 700 ans.





L’Imam An-Naçafi dit que Allah est sans endroit, sans comment, qu’Il n’est pas un corps et qu’Il ne dépend pas du temps

11 09 2011

   

Dans son célèbre traité de croyance connu sous le nom de « ‘Aqidatou n-Naçafiyyah » (pages 1 et 2 du traité), l’Imam An-Naçafi a dit :

 «والمحدِثُ للعالم هو الله تعالى الواحدُ القديمُ الحيُّ القادرُ العليمُ السميعُ البصيرُ الشائي المريدُ ليس بِعَرَضٍ، ولا جسمٍ، ولا جوهرٍ، ولا مُصوَّرٍ، ولا محدودٍ، ولا معدودٍ، ولا متبعِّضٍ، ولا متجزّ، ولا مُتَركّبٍ، ولا متناهٍ، ولا يُوصف بالماهيةِ، ولا بالكيفيةِ، ولا يتمكَّنُ في مكانٍ، ولا يجري عليهِ زمانٌ، ولا يُشبههُ شىءٌ، ولا يَخرُجُ عن علمِهِ وقدرتِهِ شىءٌ.»

« Et Celui Qui a fait entrer ce monde en existence, c’est Allah ta’ala, الواحد (Al-Wahid) Celui Qui n’a pas d’associé, القديم (Al-Qadim) Celui Qui existe de toute éternité et Qui est exempt de début, الحيّ (Al-Hayy) Celui Qui a pour attribut la vie, القادر (Al-Qadir) Celui Qui est tout-puissant sur toute chose, العليم (Al-‘Alim) Celui Qui sait tout, السميع البصير (As-Sami’ou l-Basir) Celui Qui entend et Qui voit, الشائى المريد (Ach-Cha-i l-Mourid) Celui Qui a la volonté et le vouloir. Il n’est pas quelque chose qui advient aux corps, ni un corps, ni une substance unitaire, ni quelque chose ayant une image, ni limité, ni dénombrable, ni constitué de parties, ni divisible, ni composé, ni fini, Il n’est pas attribué d’un genre ni d’un comment, Il n’est pas localisé dans un endroit et Il ne subit pas le temps, rien ne Lui ressemble. Et rien n’échappe à Sa science et à Sa puissance.»

Informations utiles :

– Le Mouhaddith Abou Hafs Najmou d-Din ‘Oumar Ibnou Mouhammad An-Naçafi, le Hanafite, est né en 461 et il est décédé en 537 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 900 ans. Il est l’auteur du traité de croyance connu sous le nom de « ‘Aqidatou n-Naçafiyyah», qui est l’un des traités de croyance les plus célèbres, les plus répandus, et les plus étudiés dans le monde musulman.

– Ici, il cite des point fondamentaux de la science du tawhid, comme le fait que Allah n’est pas un corps, qu’Il est sans comment, qu’Il n’est pas dans un endroit, qu’Il ne dépend pas du temps, et que rien ne Lui ressemble.





L’Imam Al-Qourtoubi explique le verset de l’istiwa.

11 07 2011

      

Dans son célèbre tafsir, lors de l’explication de la Ayah 29 de Sourat Al-Baqarah, qui est le premier verset de l’istiwa dans le Qour’an (tome 1 page 254 de cette édition), l’Imam Al-Qourtoubi a dit :

« Les gens sont, au sujet de ce verset et de ceux qui sont du même type, en trois groupes :

Certains ont dit : « nous les lisons, et nous y croyons sans en faire l’éxégèse » , et c’est ce qu’ont choisi la plupart des imams, et il en est tel qu’il a été rapporté de [l’imam] Malik, rahimahou l-Lah, qu’un homme l’avait interrogé au sujet du verset « ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa » et qu’il a dit « L’istawa n’est pas inconnu, et le comment n’est pas concevable, et la croyance en cela est obligatoire et questionner à ce sujet est une [mauvaise] innovation et je vois que tu es quelqu’un de mauvais!» Et il l’a fait sortir. 

Certains autres ont dit : « nous les lisons et nous les expliquons selon ce qui est apparent dans la langue ». Et ceci est la parole des anthropomorphistes (mouchabbihah).

Et d’autres ont dit : « Nous les lisons et nous les interprétons et nous interdisons le fait de les prendre selon le sens apparent. »

[Puis l’Imam Al-Qourtoubi continu en citant certaines interprétations…]

Informations utiles :

– Le Moufassir –exégète– Mouhammad Ibnou Ahmad Al- Ansari Al-Qourtoubi est décédé en 671 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 760 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Malik. Son tafsir « Al-Jami’ou li Ahkami l-Qour-an » est une référence incontournable.

– Cette citation est très importante car l’Imam Al-Qourtoubi indique les différentes voies utilisés par les gens de science fasse à ce verset et ceux du même type, c’est-à-dire les versets équivoques (Moutachabihat) : l’une d’elle est de lire le verset (ou le hadith) tel qu’il apparaît dans le texte sans en faire l’exégèse et d’y croire sans attribuer de comment (kayf) à Allah.  L’autre voie est le fait d’interpréter le texte (verset ou hadith) par un sens autre que le sens apparent.

– Et L’imam Al-Qourtoubi précise que le fait de prendre ce verset et ceux de ce type selon le sens apparent est la voie des anthropomorphistes (mouchabbihah). Le sens apparent du terme istiwa est : le fait de s’asseoir, de s’installer ou de s’établir. Il n’est pas valable d’attribuer cela à Allah.

– Il cite, également, la précieuse parole de l’Imam Malik lorsqu’il a été interrogé sur la ayah « ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa » et qu’il a répondu qu’il est un devoir d’y croire et que le comment est inconcevable au sujet de Allah, c’est-à-dire que l’istawa de Allah est sans comment. Cette parole est également rapporté avec une chaîne de transmission authentique par l’Imam Al-Bayhaqi dans son livre « Al-Asma-ou wa s-Sifat ».

– Le comment : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allah est exempt de tout cela.





L’Imam Abou Hanifah parle de la vision de Allah au paradis : sans comment ni notion de distance

8 07 2011

   

L’Imam Abou Hanifah a dit dans son livre « Al Fiqh al Akbar » (page 326 de cette édition qui est un charh du livre « Al Fiqh al Akbar » réalisé par le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qari, mais 5ème page du traité de croyance de l’Imam Abou Hanifah qui est cité à la fin du livre) :

« والله تعالى يُرى في الآخرة، ويراه المؤمنون وهم في الجنة بأعين رؤوسهم بلا تشبيه ولا كيفية، ولا يكون بينه وبين خلقه مسافة »

« Allah ta’ala sera vu dans l’au-delà, les croyants Le verront alors qu’ils seront eux au paradis, avec les yeux de leur tête, sans aucune ressemblance et sans comment, et il n’y aura pas de distance entre Lui et Ses créatures »

Informations utiles :

– L’Imam, le Moujtahid Abou Hanifah an-Nou’man Ibnou Thabit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (rahimahou l-Lah). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imam de l’école Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam)

– Son livre « Al-Fiqh Al-Akbar » est un livre qu’il a écrit sur la croyance.

– Ici, il dit que les croyants lorsqu’ils seront au paradis, verront Allah avec les yeux de leur tête, sans ressemblance, sans comment et sans notion de distance. C’est-à-dire que Allah ta’ala ne sera pas dans une direction ni dans un endroit.

– Le comment : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allah est exempt de tout cela.





L’Imam Al-Khattabi dit que Allah et Ses attributs sont sans comment et que Allah n’a pas de forme ni d’image.

7 06 2011

          

Dans son livre « Al-’Asma-ou wa s-Sifat » tome 2 page 21 de cette édition (la page 20 est ajoutée pour que vous puissiez voir le contexte) l’Imam Al-bayhaqi rapporte que l’Imam Al-Khattabi a dit :

« إنَّ الذي يجبُ علينا وعلى كلِّ مسلم أن يَعلَمَهُ أنَّ ربنا ليس بذي صورةٍ ولا هيئة فإنَّ الصورة تقتضي الكيفية وهي عن الله وعن صفاته منفية »

« Ce qui est un devoir pour nous et pour tout musulman, c’est de savoir que notre Seigneur n’est pas un être possédant une image ou une forme, car certes, l’image implique le comment et le comment s’agissant de Allah et de Ses attributs est exclu »

Informations utiles :

– L’Imam, le faqih (le spécialiste de la jurisprudence) Abou Soulayman Al-Khattabi est né en 319 et il est décédé en 388 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1040 ans.

– Il est l’auteur d’un commentaire des sounan de l’Imam Abou Dawoud. Il fait partie des commentateurs les plus sûrs et qui avaient le plus de science dans les sujets de hadiths. C’est un savant de l’école de jurisprudence Chafi’ite. L’imam al-Bayhaqi le cite énormément dans son livre Al-’Asma-ou wa s-Sifat.

– Ici il confirme plusieurs points importants de la croyance, à savoir que Allah n’a pas de forme, qu’Il n’est pas un être possédant une image, et que Allah ainsi que Ses attributs non pas de comment (kayf)

– Le comment c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures.