Les compagnons faisaient le tabarrouk par la tunique du prophète [rapporté par Mouslim]

20 09 2012

   

Dans son célèbre recueil de hadith sahih, l’Imam Mouslim rapporte du Mawla de Asma Bintou Abi Bakr qu’il a dit :

« فرجعت إلى أسماء فخبرتها فقالت هذه جبة رسول الله صلى الله عليه وسلم فأخرجت إلي جبة طيالسة كسروانية لها لبنة ديباج وفرجيها مكفوفين بالديباج فقالت هذه كانت عند عائشة حتى قبضت فلما قبضت قبضتها وكان النبي صلى الله عليه وسلم يلبسها فنحن نغسلها للمرضى يستشفى بها »

« Asma nous a présenté une tunique longue (joubbah), dont l’encolure était ornée de brocart et les emmanchures ourlées, puis elle a dit : « C’est la joubbah du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) ; elle se trouvait chez ‘A-ichah. Je l’ai récupérée lorsqu’elle est décédée. Le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) la portait. Nous la trempons dans l’eau pour les malades et recherchons par elle la guérison ».

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

– Dans une autre version, il est rapporté à la fin du hadith : « Nous la trempons dans l’eau pour quiconque est malade parmi nous ».

– Ce hadith nous montre que les compagnons, et les proches de la famille du prophète (salla l-lahou ‘alayhi wa sallam) autorisaient et pratiquaient le tabarrouk par les traces du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam).

–  Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allah ta’ala qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc.

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tabarrouk : ici .





‘A-ichah explique les versets 8 et 9 de sourat An-Najm [Rapporté par Mouslim]

18 06 2012

   

Dans son célèbre recueil de hadith sahih, l’Imam Mouslim a rapporté que ‘A-ichah (radiya l-Lahou ‘anha) a dit au sujet de l’explication de la parole de Allah : { ثُمَّ دَنَا فَتَدَلَّىٰ فَكَانَ قَابَ قَوۡسَيۡنِ أَوۡ أَدۡنَىٰ} [Sourat An-Najm / 8-9] ce qui a pour sens : « Ensuite il s’est rapproché et il fut à deux coudées ou moins » :

« إنّما ذاكَ جبرِيلُ عليه السلام كان يأتِيه، وإنّما أتَاهُ هذِه المرّةَ في صُورَتِه التي هي هَيئَتُه الأصليَّةُ فسَدَّ أُفُقَ السّماء »

« Certes cela désigne (l’ange) Jibril (‘alayhi s-salam), il venait au Prophète, et cette fois-ci il est venu à lui sous son apparence d’origine, et il a couvert l’horizon du ciel »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

– Ici, ‘A-ichah (radiya l-Lahou ‘anha) confirme que celui dont il s’agit dans cette ayah, c’est Jibril (‘alayhi s-salam), puisque le Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa s-sallam) l’a vu à La Mecque à un endroit appelé Ajyad et il avait six cents ailes. Son corps immense cachait l’horizon. Il l’a vu une autre fois à coté de Sidratou l-Mountaha, tout comme Allah ta’ala dit : {وَلَقَدۡ رَءَاهُ نَزۡلَةً أُخۡرَىٰ عِندَ سِدۡرَةِ ٱلۡمُنتَهَىٰ} [Sourat An-Najm / 12-13] ce qui a pour sens : « Et il l’a vu une autre fois, là où se trouve Sidratou l-Mountaha ».

– Le but de l’Ascension (al-mi’raj), ce n’est pas que le Messager parvienne à un endroit où Allah ta’ala serait localisé, celui qui croit cela aura contredit l’Islam. L’objectif de l’Ascension (al-mi’raj), c’est d’honorer le Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa s-sallam).





L’Imam An-Nawawi explique le Hadith An-Nouzoul

19 05 2012

      

Dans son commentaire du Sahih Mouslim, lors de l’explication du hadith an-nouzoul (le hadith qui commence par « Yanzilou Rabbouna … »),  l’Imam An-Nawawi a dit :

« Ce hadith fait partie des hadiths qui traitent des attributs de Dieu. Il y a, au sujet de ces hadiths, deux voies (madh-hab) principales au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées dans le livre au sujet de la Foi , et le résumé en est :

– L’une de ces voies (madh-hab) est : la voie (madh-hab) de la plupart des Salaf [les savants des trois premiers siècles de l’Hégire], et de quelques-uns des moutakallimoun [c’est-à-dire des théologiens, qui sont venus après le salaf], qui consiste à croire en ces textes comme étant véridiques, en fonction de ce qui convient à Allah, et que leur sens apparent (dhahir) qui s’applique aux créatures n’est pas le sens visé, et en évitant de parler de son interprétation en détail, avec la conviction que Allah ta’ala est exempt des attributs des créatures, et entièrement exempt du mouvement, du déplacement, et du reste des autres états de la création.

– La seconde voie (madh-hab) est celle de la plupart des moutakallimoun [théologiens] et d’une partie du Salaf, et qui est rapportée ici de Malik, et d’Al-Awza’i : cela consiste à interpréter les textes en fonction de ce qui est digne de Allah. Ils l’ont fait et ils ont interprétés ce hadith avec deux explications : l’une d’entre elles est un ta-wil [interprétation] par Malik Ibnou Anas et d’autres, qui ont dit: ce sont Sa Miséricorde (rahmah), Son Ordre (amr) et Ses anges qui descendent, comme on peut dire : « le sultan a fait ceci » alors que cela a été fait effectivement par des personnes sous son commandement [et non par lui personnellement]. Le deuxième type d’explication est que ceci est au sens figuré, c’est-à-dire que Dieu exauce ceux qui invoquent et leurs fait miséricorde ».

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son charh (commentaire) du Sahih Mouslim est incontournable.

– Ici, l’Imam An-Nawawi explique le Hadith An-Nouzoul et indique les deux voies employées par les savants au sujet de ce hadith. Ces deux voies ont en commun de ne pas prendre le sens apparent de ce type de texte et d’exempter Allah des attributs des créatures tel que le mouvement et le déplacement.

– Donc lorsque le terme « nouzoul » est employé au sujet de Allah, nous ne disons pas que Allah descend, car comme l’ont dit les savants, Allah est exempt du déplacement, du mouvement, de la direction et de l’endroit.

– L’Imam An-Nawawi rapporte également le célèbre ta’wil (interprétation) de l’Imam Malik, expliquant que ce n’est pas Allah qui descend mais Sa Miséricorde, ainsi que Son Ordre et Ses anges.

– L’Imam, le spécialiste de la science du Hadith, le Moujtahid –jurisconsulte–,  Malik Ibnou Anas est l’un des plus grand savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 1255 ans. Il est l’Imam de l’école (madh-hab) Malikite.

– Voir d’autres paroles de savants sur le Hadith An-Nouzoul : ici





Al-Qadi ‘Iyad rapporte l’unanimité sur le fait que la parole « Allah fi s-sama » n’est pas à prendre au sens apparent

8 04 2012

   

Dans son commentaire du Sahih Mouslim, lors de l’explication du hadith Al-Jariyah (le hadith de la femme esclave) l’Imam An-Nawawi a dit :

« قال القاضي عياض : لا خلاف بين المسلمين قاطبة فقيههم ومحدثهم ومتكلمهم ونظارهم ومقلدهم أن الظواهر الواردة بذكر الله تعالى في السماء كقوله تعالى  {أأمنتم من في السماء أن يخسف بكم الارض}  ونحوه ليست على ظاهرها بل متأولة عند جميعهم »

« Al-Qadi ‘Iyad a dit : Il n’y a pas de divergence entre les musulmans dans leur totalité, qu’il s’agisse des savants du fiqh, du hadith, de la croyance, et de ceux qui les suivent, que les textes [du Qour-an et du hadith] dans lesquelles il est cité « Allah fi s-sama’  » comme  Sa parole ta’ala  {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ أَن يَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ } (a-amintoum man fi s-sama an yakhsifa bikoumou l-ard ) ne sont pas pris dans le sens apparent (dhahir), mais ils sont interprétés [par ce qui est digne de Allah] chez la totalité d’entre eux (les savants). »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son charh (commentaire) du Sahih Mouslim est incontournable.

– Le Qadi -juge- Abou l-Fadl ‘Iyad ibnou Mouça ibnou ‘Iyad al-Yahsoubi connu sous le nom de Qadi ‘Iyad, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 et il est décédé en 544 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans.

– Ici, il rapporte l’unanimité sur le fait que les versets du Qour-an et les hadith où il est cité « Allah fi s-sama » ne doivent pas être pris selon le sens apparent, mais qu’ils doivent être interprété par ce qui est digne de Allah.

– Le hadith de la femme esclave (hadith al-jariyah) dans lequel il est dit «  fi s-sama » et le verset {a-amintoum man fi s-sama} [Sourat Al-Moulk] ne doivent donc pas être pris dans leur sens apparent selon l’unanimité.





Le Prophète a fait une invocation en orientant les paumes de ses mains vers le sol (rapporté par Mouslim)

12 02 2012

   

Dans son célèbre recueil de hadith sahih, l’Imam Mouslim rapporte que Anas Ibnou Malik a dit :

« أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اسْتَسْقَى ، فَأَشَارَ بِظَهْرِ كَفَّيْهِ إِلَى السَّمَاءِ »

« Le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a invoqué Allah pour demander la pluie et il a dirigé le dos de ses mains vers le ciel. »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

– Ce hadith s’oppose à la prétention de certains assimilationnistes qui ont dit « Allah se trouve dans la direction du haut car lors de nos invocations nous levons nos mains vers le ciel ». Nous leur répondons que dans ce hadith là, il est rapporté que le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a fait une invocation en orientant le dos de ses mains vers le ciel, donc avec les paumes de ses mains orientées en direction du sol. Ces gens là vont-ils comprendre de ce hadith que Allah se trouve dans la direction du bas !? A’oudhoubi l-Lah. Allah existe sans endroit et sans direction.

– Nous levons nos mains vers le ciel lors de nos invocations car Allah a fait du ciel la Qiblah pour les invocations, de la même façon que la Ka’bah est la Qiblah pour la prière.

– Voir des paroles de savants qui expliquent pourquoi nous levons nos mains vers le ciel lors des invocations : ici.





L’Imam An-Nawawi explique le hadith al-Jariyah (hadith de la femme esclave)

9 02 2012

   

Dans son commentaire du Sahih Mouslim, lors de l’explication du hadith Al-Jariyah (le hadith de la femme esclave) l’Imam An-Nawawi a dit :

« Au sujet de sa parole (c’est-à-dire la parole du Prophète), salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam « ayna l-Lah? » Elle répondit « fi s-sama» (les expressions ne sont pas traduites car An-Nawawi va expliquer leur sens plus bas) Il lui demanda : « Qui suis-je? » Elle répondit « Tu es le Messager de Allah ». Il dit [alors]: Libère-là car elle est certes croyante ».

Ce hadith fait partie des hadith qui traitent des attributs de Allah. Il y a, au sujet de ces hadith, deux voies principales (madh-hab) au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées de nombreuses fois dans le livre au sujet de la Foi (c’est-à-dire le chapitre de la Foi dans le recueil de hadith de Mouslim);

Et l’une de ces voies est : y croire sans plonger dans [le détail] du sens avec la croyance que rien n’est tel que Dieu, et [la croyance qu]‘Il est exempt de ce qui advient aux créatures.

La deuxième voie, c’est l’interpréter selon ce qui est digne de Lui. Ceux qui ont choisi cette position ont dit : ici le sens était de la tester, afin de voir : est-ce qu’elle était une monothéiste, qui croit effectivement que le Seigneur, Celui qui gère toute chose, Celui qui fait ce qu’Il veut, c’est Allah Lui seul, et qu’Il est Celui pour lequel ceux qui font des invocations se dirigent vers le ciel, de la même façon que celui qui prie se dirige vers la Ka’bah; et ce n’est pas parce qu’Il serait circonscrit dans [ou au-dessus] le ciel, de même qu’Il n’est pas circonscrit dans la direction de la Ka’bah, mais il en est ainsi parce que le ciel est la Qiblah de ceux qui font des invocations, et la Ka’bah est la direction de ceux qui prient. Ou bien elle faisait partie des adorateurs d’idoles, qui adorent les statues qui se trouvent tout autour d’eux, et lorsqu’elle a dit « fi s-sama », il a été su qu’elle était une monothéiste, et qu’elle ne faisait pas partie des adorateurs d’idoles. »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son charh (commentaire) du Sahih Mouslim est incontournable.

– Ici il explique le hadith connu sous le nom de hadith al-Jariyah (le hadith de la femme esclave), et il dit qu’au sujet de ce genre de hadith (c’est à dire les hadith équivoque -moutachabih -) il y a deux méthodologies correctes:

La première : croire en ce qui est révélé dans les Textes sans rentrer dans les détails du sens, tout en exemptant Allah de toute ressemblance et caractéristique des créatures (c’est ce qu’on appelle l’interprétation globale).

La seconde : Interpréter selon un sens digne d’être attribué à Allah (c’est ce qu’on appelle l’interprétation détaillée).

Ces deux voies qui sont toutes les deux correctes ont en commun de ne pas prendre le sens apparent.

– Lors de son explication, il dit très bien que ce hadith ne signifie pas que Allah est dans (ou au dessus) le ciel.

– Retrouvez d’autres citations concernant ce hadith : ici.





L’Imam Al-Boukhari interprète « Ad-Dahik » par « Ar-Rahmah » (la miséricorde) (2)

26 01 2012

   

Dans son commentaire du Sahih de Al-Boukhari «Fath Al-Bari» (tome 6 page 40 de cette édition), l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani a dit :

« Al-Khattabi a dit : « Al-Boukhari a fait une interprétation de « ad-dahik » à une autre occasion dans le sens de la Miséricorde (ar-rahmah), ce sont des sens proches, et s’il interprétait dans le sens de l’agrément (ar-rida) ce serait encore mieux »

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islam, Amir al-Mou-minin fi l-hadith (le Prince des croyants dans la science du hadith) Chihab ad-Din Abou l-Fadl Ahmad Ibn ‘ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalani est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadith qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son livre « Fath Al-Bari » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahih Al-Boukhari.

– L’Imam, le faqih (le spécialiste de la jurisprudence) Abou Soulayman Al-Khattabi est né en 319 et il est décédé en 388 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1040 ans. Il fait parti des savants qui avaient le plus de science dans les sujets du hadith. Il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– L’Imam, le Chaykh des Mouhaddith Abou ‘Abdi l-Lah Mouhammad Ibnou Isma’il Al-Boukhari, l’auteur du célèbre « Sahih » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-an, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans. Il est une référence incontournable dans la science du hadith.

– Le mot « dahik » dans la langue arabe a plusieurs sens et son sens premier est « rire », mais il a également d’autre sens. On dit, par exemple : « la Terre dahakat » lorsque de la végétation se montre en elle, et qu’elle donne des fleurs.

– Lorsque le mot « dahik » est attribué à Allah, il est évident qu’il n’a pas le sens de « rire » ou « sourire ». On ne dit pas que Allah rit ou sourit, A’oudhoubi l-Lah. Ceci est totalement contraire au tawhid. Allah est exempt du changement.

– Ici, l’Imam Al-Boukhari dit que « ad-dahik » au sujet de Allah vient dans le sens de la miséricorde (ar-rahmah). Et l’Imam Ibn Hajar Al-‘Asqalani précise que l’interprétation de « ad-dahik » dans le sens de l’agrément (ar-rida) est encore meilleure.

– Cette interprétation de l’Imam Al-Boukhari a également été rapportée par l’Imam Al-Bayhaqi; voir l’article : ici .

– De nombreuses interprétations ont été données par d’autres grands savants, ceci fera l’objet d’articles incha-a l-Lah.

– Le hadith dont il est question est le suivant : Le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit :

« يضحك الله إلى رجلين يقتل أحدهما الآخر يدخلان الجنة، يقاتل هذا في سبيل الله فيقتل، ثم يتوب الله على القاتل فيقاتل فيستشهد »

[Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim]