Le Hafidh As-Souyouti explique le hadith “aqrabou ma yakounou l-‘abdou min Rabbihi wa houwa sajid”

11 06 2012

      

Dans son Charh (commentaire) des Sounan de An-Naça-i , le Hafidh As-Souyouti lors du commentaire du hadith : « أقرب ما يكون العبد من ربِّه وهو ساجد» [« ‘aqrabou ma yakounou l-‘abdou min Rabbihi wa houwa sajid »], il a dit :

« قال القرطبي : هذا أقرب بالرتبة والكرامة لا بالـمسافة ، لأنه منـزه عن الـمكان والـمساحة والزمان . وقال البدر بن الصاحب في تذكرته : في الحديث إشارةٌ إلى نفي الجهة عن الله تعالى »

« Al-Qourtoubi a dit :  » Ceci veut dire que l’esclave est plus proche dans la prosternation de l’agrément de Allah par le rang et l’honneur et non pas par la distance car Allah est exempt de l’endroit, de l’étendue et du temps « . Et Al-Badr Ibnou Sahib a dit dans sa Tadhkirah :  » Il y a dans ce hadith l’indication que la direction est impossible au sujet de Allah ta’ala » ».

Informations utiles :

– Le Hafidh, Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahman ibnou Abi Bakr Jalalou d-Din as-Souyouti est un grand savant chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 et il est décédé en 911 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

– Ici, il rapporte que l’Imam Al-Qourtoubi a expliqué ce hadith par le fait que l’esclave est plus proche dans la prosternation de l’agrément de Allah et que ce n’est pas un rapprochement par la distance, car Allah n’est pas concerné par les endroits. Et Al-Badr Ibnou Sahib a dit que ce hadith nous indique que la direction est impossible au sujet de Allah.

– Le Moufassir –exégète– Mouhammad Ibnou Ahmad Al-’Ansari Al-Qourtoubi est décédé en 671 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 760 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Malik. Son tafsir « Al-Jami’ou li Ahkami l-Qour-an » est une référence incontournable.

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An-Nawawi rapporte de Ibn ‘Oumar et de Ach-Chafi’i le caractère recommandé de réciter le Qour-an en faveur des morts musulmans

16 06 2011

   

L’Imam An-Nawawi, dans son livre Al-Adhkar (page 159 de cette édition) après avoir cité un hadith incitant les musulmans à invoquer Allah en faveur du défunt musulman, il a dit :

« قال الشافعي والأصحاب: يُستحبّ أن يقرؤوا عنده شيئاً من القرآن، قالوا: فإن ختموا القرآن كلَّه كان حسناً »

« Ach-Chafi’i et les as-hab – les savants de l’école – ont dit : « Il est recommandé qu’ils récitent auprès de lui quelque chose du Qour-an. Ils ont dit : Et s’ils récitent tout le Qour-an, c’est bien »

Puis An-Nawawi a dit :

« وروينا في سنن البيهقي بإسناد حسن؛ أن ابن عمر استحبَّ أن يقرأ على القبر بعد الدفن أوّل سورة البقرة وخاتمتها »

« Il nous a été rapporté dans les Sounan de Al-Bayhaqi avec une chaîne de transmission haçan – fiable – que Ibnou ‘Oumar a jugé recommandé de réciter sur les tombes après l’enterrement, le début et la fin de sourat Al-Baqarah »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Ici il rapporte de l’Imam Ach-Chafi’i (et des savants de son école) ainsi que du compagnon Ibnou ‘Oumar, le caractère  recommandé de réciter le Qour-an en faveur des morts musulmans.

– Parmi les preuves que la récitation du Qour-an par un tiers est utile au musulman décédé, il y a la parole du Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) : « إِقْرَءُوا يَس عَلَى مَوْتَاكُم » ce hadith signifie : « Récitez Ya Sin pour vos morts » [Rapporté par Abou Dawoud, An-Naça-i dans « Les actes du jour et de la nuit », Ibnou Majah, Ahmad, Al-Hakim et Ibnou Hibban.] (ceci fera l’objet d’un article incha-a l-Lah)

– il n’y a aucune preuve qui interdise la récitation du Qour-an en faveur du défunt musulman, ni dans Al-Qour-an ni dans la Sounnah. Et jamais aucun savant des écoles de jurisprudence ne l’a interdite. Comment alors certains ont-ils eu l’audace d’interdire ce que jamais personne avant eux n’a interdit de faire ?