L’Imam As-Soubki rapporte que Adam a fait le tawassoul par le Prophète Mouhammad

16 12 2012

chifaou-s-siqam-couverture   Chifa'ou s-Siqam under   Soubki -tawassoul - Adam   Soubki - chifa'ou s-Siqam- tawassoul - Adam

Dans son livre « Chifa-ou s-Saqam fi Ziyarati Khayri l-Anam » (page 358 et 359 de cette édition), l’Imam Taqiyyou d-Din As-Soubki a dit :

« ‘Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, a dit : « Le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit [ce qui a pour sens] :

« Lorsque Adam (‘alayhi s-salam) a commis le [petit] péché, il a dit : Ô Seigneur, je te demande par le degré de Mouhammad de me pardonner. Allah ‘azza wa jall lui dit : Ô Adam, Comment as-tu connu Mouhammad alors que Je ne l’ai pas encore créé. Il lui a dit : Ô Seigneur , parce que lorsque Tu m’as créé par Ta toute-puissance et que Tu as insufflé en moi l’âme honorée qui T’appartient, j’ai levé les yeux et j’ai vu inscrit sur les piliers du Trône : « Il n’est de dieu que Allah, Mouhammad est le messager de Allah ». J’ai su alors que Tu n’as joint à Ton nom que celle de Tes créatures que Tu aimes le plus. Allah ‘azza wa jall dit : Tu dis vrai ô Adam. Il est certes celle de Mes créatures que J’aime le plus. Comme tu M’as invoqué par son degré, Je te pardonne et si ce n’était à cause de Mouhammad, Je ne T’aurais pas créé ».

Al-Hakim a dit : « ceci est un hadith dont la chaîne de transmission est sahih ». » 

Informations utiles :

– L’Illustre savant, Chaykhou-l Islam, le Qadi –Juge–, le Hafidh –spécialiste des chaînes de transmission du hadith–, Faqih –spécialiste de la jurisprudence– , Moujtahid –jurisconsulte–, Ousouli –spécialiste des fondements–, Loughawi –spécialiste de la langue arabe– le Chaykh Taqiyyou d-Din ‘Ali Ibnou ‘Abdi l-Kafi As-Soubki est né en 683 et il est décédé en 756 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 680 ans. Il était du Madh-hab de l’Imam Ach-Chafi’i.  Son père et son fils (Taj ad-Din Abou Nasr Abd al-Wahhab ibn Taqiyou d-Din as-Soubki) étaient également des savants reconnues.

– De nombreux savants ont fait son éloge, parmi eux : l’Imam Ibnou Hajar Al-Haytami, le Hafidh As-Souyouti, le Hafidh As-Sakhawi et d’autres.

– Adh-Dhahabi a dit ces deux vers (poésie arabe) en éloge à Taqiyyou d-Din As-Soubki : “Que le Minbar Omeyyade soit fier lorsque le sage, l’océan de science, le taqiyy l’a gravi,

Celui qui mémorise le plus parmi tous les chaykh de son époque, Le plus éloquent d’entre eux, celui qui maîtrise le plus la science des lois : ’Ali”, il s’agit de ’Ali le fils de ’Abdou l-Kafi, As-Soubki.

– Ici, après avoir confirmé que le tawassoul par le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) est permis dans tout les cas, même après sa mort, il rapporte le tawassoul effectué par Adam (‘alayhi s-salam).

– Le tawassoul est donc un acte que nous ont enseigné les prophètes (‘alayhimou s-salam).

– Le tawassoul est demander à Allah l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence. Les appeler est permis en leur absence et en leur présence, tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islam.

– Lorsque Allah demande à Adam « Comment as-tu connu Mouhammad alors que Je ne l’ai pas encore créé », ce n’est pas par ignorance, car Allah sait toute chose de toute éternité, et Il n’est pas concerné par l’ignorance. Cette demande était pour une sagesse particulière.

– Retrouvez d’autres citations au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.

– L’Imam, le Hafidh Abou ‘Abdou l-Lah Mouhammad Ibnou ‘Abdou l-Lah Al-Hakim An-Nayçabouri est né en 321 et il est décédé en 405 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Il est très connu dans la science du hadith, et son ouvrage le plus réputé est son recueil de hadith « Al-Moustadrak ‘ala as-Sahihayn » dans lequel il rapporte des hadith selon les conditions d’acception de l’Imam Al-Boukhari et de l’Imam Mouslim.

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La voix de la femme n’est pas une ‘awrah (intimité) [Hadith rapporté par Al-Hakim]

16 10 2011

   

Dans son recueil de hadith « Al-Moustadrak » (tome 4 page 92 de cette édition) le Hafidh Al-Hakim a rapporté d’après Al-Ahnaf Ibnou Qays qu’il a dit :

« سمعت خطبة أبي بكر الصديق وعمر بن الخطاب وعثمان بن عفان وعلي بن أبي طالب رضى الله عنهم والخلفاء هلم جرا إلى يومي هذا فما سمعت الكلام من فم مخلوق أفخم ولا أحسن منه من في عائشة رضى الله عنها »

« J’ai entendu le discours de Abou Bakr As-Siddiq, celui de ‘Oumar Ibnou l-Khattab, celui de ‘Outhman Ibnou ‘Affan, celui de ‘Ali Ibnou Abi Talib (radiya l-Lahou ‘anhoum), et de tous les califes jusqu’à ce jour ; et je n’ai pas entendu de la bouche de quelqu’un quelque chose qui soit imposant ou meilleur que les paroles que j’ai entendues de la bouche de ‘A-ichah (radiya l-Lahou ‘anha) »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Abou ‘Abdou l-Lah Mouhammad Ibnou ‘Abdou l-Lah Al-Hakim An-Nayçabouri est né en 321 et il est décédé en 405 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Il est très connu dans la science du hadith, et son ouvrage le plus réputé est son recueil de hadith « Al-Moustadrak ‘ala as-Sahihayn » dans lequel il rapporte des hadith selon les conditions d’acception de l’Imam Al-Boukhari et de l’Imam Mouslim.

– Ce hadith fait partie des nombreuses preuves sur lesquels se sont basé les savants des 4 écoles pour dire que la voix de la femme n’est pas une intimité (‘awrah). En effet l’avis qui est pris en considération est que la voix de la femme n’est pas une chose qu’elle devrait cacher en présence des hommes.

– Parmi les savants qui ont confirmé cet avis il y a l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani, l’Imam Mourtada Az-Zabidi, l’Imam An-Nawawi, l’Imam Ibnou ‘Abidin, le Chaykh Zakariyya Al-Ansari Ach-Chafi’i, le Moufassir Ar-Razi et de nombreux autres grands savants. Ceci fera l’objet d’articles incha-a l-Lah.

– Comment dire que la voix de la femme est une ‘awrah alors que ‘A-ichah , la femme du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), faisait des discours devant des hommes et, qui plus est, des compagnons. En effet, il a été rapporté que ‘A-ichah parlait aux hommes en leur disant le hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et elle leur donnait les fatwa (les avis de jurisprudence). De plus il a été confirmé dans d’autres hadith que les femmes du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) rapportaient les nouvelles aux hommes.

– Donc le jugement au sujet de la voix de la femme, c’est qu’elle n’est pas une ‘awrah (intimité), sauf pour celui qui trouve du plaisir en entendant leur voix ; dans ce cas il lui est interdit de l’écouter.





An-Nawawi rapporte de Ibn ‘Oumar et de Ach-Chafi’i le caractère recommandé de réciter le Qour-an en faveur des morts musulmans

16 06 2011

   

L’Imam An-Nawawi, dans son livre Al-Adhkar (page 159 de cette édition) après avoir cité un hadith incitant les musulmans à invoquer Allah en faveur du défunt musulman, il a dit :

« قال الشافعي والأصحاب: يُستحبّ أن يقرؤوا عنده شيئاً من القرآن، قالوا: فإن ختموا القرآن كلَّه كان حسناً »

« Ach-Chafi’i et les as-hab – les savants de l’école – ont dit : « Il est recommandé qu’ils récitent auprès de lui quelque chose du Qour-an. Ils ont dit : Et s’ils récitent tout le Qour-an, c’est bien »

Puis An-Nawawi a dit :

« وروينا في سنن البيهقي بإسناد حسن؛ أن ابن عمر استحبَّ أن يقرأ على القبر بعد الدفن أوّل سورة البقرة وخاتمتها »

« Il nous a été rapporté dans les Sounan de Al-Bayhaqi avec une chaîne de transmission haçan – fiable – que Ibnou ‘Oumar a jugé recommandé de réciter sur les tombes après l’enterrement, le début et la fin de sourat Al-Baqarah »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Ici il rapporte de l’Imam Ach-Chafi’i (et des savants de son école) ainsi que du compagnon Ibnou ‘Oumar, le caractère  recommandé de réciter le Qour-an en faveur des morts musulmans.

– Parmi les preuves que la récitation du Qour-an par un tiers est utile au musulman décédé, il y a la parole du Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) : « إِقْرَءُوا يَس عَلَى مَوْتَاكُم » ce hadith signifie : « Récitez Ya Sin pour vos morts » [Rapporté par Abou Dawoud, An-Naça-i dans « Les actes du jour et de la nuit », Ibnou Majah, Ahmad, Al-Hakim et Ibnou Hibban.] (ceci fera l’objet d’un article incha-a l-Lah)

– il n’y a aucune preuve qui interdise la récitation du Qour-an en faveur du défunt musulman, ni dans Al-Qour-an ni dans la Sounnah. Et jamais aucun savant des écoles de jurisprudence ne l’a interdite. Comment alors certains ont-ils eu l’audace d’interdire ce que jamais personne avant eux n’a interdit de faire ?