L’Imam Ibn ‘Abdi s-salam parle de la croyance en Allah et confirme qu’Il est sans endroit

12 12 2012

tabaqat ch-chafi'iyyah al-koubra - as-soubki  ibn 'abdi s-salam tawhid

Dans son livre « Tabaqatou ch-Chafi’iyyati l-Koubra », l’Imam Tajou d-Din As-Soubki rapporte que l’Imam Ibnou ‘Abdi s-Salam a dit :

« ليس – أي الله – بجسم مصوَّر ، ولا جوهرٍ محدودٍ مقدَّرٍ ، ولا يُشبه شيئاً، ولا يُشبهه شىءٌ ، ولا تحيط به الجهات ، ولا تكتنفه الأرضون ولا السموات ، كان قبل أن كوَّن الـمكان ودبَّر الزمان ، وهو الآن على ما عليه كان »

« Allah n’est pas un corps qui aurait une image ni une substance limitée qui aurait une quantité. Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit et rien n’a de ressemblance avec Lui. Il n’est pas entouré par les directions. Il n’est pas contenu par les terres et les cieux. Son existence prime sur la création de l’endroit. Il a établi le temps et Il est maintenant tel qu’Il est de tout éternité ».

Informations utiles :

– Le Chaykh Tajou d-Din Abou Nasr ‘Abdoul-Wahhab Ibn ‘Ali Ibn Abdoul-Kafi As-Soubki est né en 728 et il est décédé en 771 de l’Hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 660 ans. Il est le fils du grand savant Taqiyyou d-Din As-Soubki. Son livre « Tabaqatou ch-Chafi’iyyati l-Koubra » est un ensemble de biographies de savants chafi’ites.

– Chaykhou l-Islam ‘Abdou l-’Aziz Ibnou ‘Abdi s-Salam était surnommé le Sultan des Savants, il est né en 577 et il est décédé en 660 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 775 ans, il était également Chafi’ite.

– Ici, il dit clairement que Allah n’est pas un corps, qu’Il n’a pas d’image, qu’Il n’est pas entouré par les directions, qu’Il n’est ni dans les terres, ni dans les cieux, et qu’Il existe sans endroit.

– Le chaykh Ibnou ‘Abdi s-salam a également dit cela dans son propre livre « Moulhat al-I’tiqad ».

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Le loughawi Az-Zajjaj (du salaf) interprète « istawa » par « dominer par Sa toute-puissance » (istawla) [rapporté par An-Naçafi]

19 03 2012

   

Dans son célèbre tafsir (exégèse du Qour-an), lors de l’explication du verset « ٱلرَّحۡمَـٰنُ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ ٱسۡتَوَىٰ » « Ar-Rahman ‘ala l-‘arch istawa » (sourat Taha/5), l’Imam An-Naçafi a dit :

« La signification de  » istawa  » est  » dominer par Sa toute-puissance  » (istawla) selon Az-Zajjaj »

Informations utiles :

– L’Imam, l’exégète (Moufassir) ‘Abdou l-Lah Ibnou Ahmad An-Naçafi, est décédé en 710 de l’Hégire, certains ayant dit en 701 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 730 ans. Il suivait l’école de jurisprudence (madh-hab) de l’Imam Abou Hanifah. Son exégèse du Qour-an (tafsir) est une référence en la matière chez l’ensemble des Sunnites.

– Le Spécialiste de la langue Arabe (Loughawi) Abou ich-haq Ibrahim Ibnou Mouhammad Ibnou s-Sourri Az-Zajjaj Al-Baghdadi, est l’un des linguistes les plus connus, il faisait partie des gens du Salaf, il est né en 241 et il est décédé en 311 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Il est souvent cité comme référence par les exégètes (moufassiroun).

– Ici, il dit que la signification de  » istawa  » dans le verset « Ar-Rahman ‘ala l-‘arch istawa » est « dominer par Sa toute-puissance» (istawla). Nous rappelons que Az-Zajjaj est non seulement un Salaf, mais il est également un des plus grands spécialistes de la langue Arabe (loughawi).

– Concernant Allah, la signification de « istawla » n’est donc pas :

  • de vaincre après avoir combattu, ce qui impliquerait un changement, et le changement est impossible au sujet de Allah ‘azza wa jall.
  • ni de dominer physiquement par l’élévation de la position, ce qui impliquerait un endroit et une direction, ce qui est également impossible au sujet de Allah ta’ala.

– Le chaykh Az-Zajjaj rapporte lui-même  l’interprétation par « istawla » dans son livre  » غريب القرءان و تفسيره  » (Gharibou l-Qour-an waTafsirih).

– De nombreux autres savants ont avancé l’interprétation par « istawla » concernant ce verset, tels que At-Tabarani, As-Samarqandi ou encore Al-‘Izz Ibnou ‘Abdi s-Salam.

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet de l’istiwa de Allah : ici .





L’Imam Abou Hanifah déclare mécréant ceux qui attribuent un endroit à Allah (rapporté par Ibn ‘Abdi s-Salam et Al-Qari)

9 11 2011

      

Dans son Charh (commentaire) du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imam Abou Hanifah, (pages 333 et 334 de cette édition), le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qari a dit :

« ذكر الشيخ الإمام ابن عبد السلام في كتاب حل الرموز: أنه قال الإمام أبو حنيفة رحمه الله :

« من قال لا أعرف الله تعالى في السماء هو أم في الأرض كفر، لأن هذا القول يوهم أن للحق مكانا، ومن توهم أن للحق مكانا فهو مشبه »

ولا شك أن ابن عبد السلام من أجل العلماء وأوثقهم، فيجب الاعتماد على نقله »

« Le Chaykh, l’Imam Ibnou ‘Abdi s-Salam , dans son livre Hallou r-Roumouz, rapporte que l’Imam Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde, a dit:

« Celui qui dit : Je ne sais pas si Allah ta’ala est au ciel ou sur terre est devenu mécréant ; Car cette parole donne l’illusion que Allah (Al-Haqq) aurait un endroit et celui qui se donne l’illusion que Allah a un endroit est un assimilationniste (mouchabbih)»

Il n’y a pas de doute que Ibnou ‘Abdi s-Salam fait partie des plus illustres des savants et ceux qui sont les plus fiables. Il est donc un devoir de se baser sur ce qu’il a rapporté »

Informations utiles :

– L’Imam, le Moujtahid Abou Hanifah an-Nou’man Ibnou Thabit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (rahimahou l-Lah). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imam de l’école Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam)

– Son livre « Al-Fiqh Al Akbar » est un livre qu’il a écrit sur la croyance.

– Chaykhou l-Islam ‘Abdou l-‘Aziz Ibnou ‘Abdi s-Salam était surnommé le Sultan des Savants, il est né en 577 et il est décédé en 660 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 775 ans, il était du madh-hab (école de jurisprudence) Chafi’ite.

– L’Imam, l’Illustre savant, le Mouhaddith (transmetteur du hadith), le Faqih (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qari est un grand savant du madh-hab (école de jurisprudence) Hanafite et il est décédé en 1014 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 420 ans. Son commentaire du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » est très connu.

– Ici, l’Imam Abou Hanifah considère qu’attribuer un endroit à Allah est de la mécréance. Et sa parole est confirmée par deux grands savants : Chaykhou l-Islam Ibnou ‘Abdi s-Salam et le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qari.





L’Imam An-Nawawi et l’Imam Ibnou ‘Abdi s-Salam expliquent les différentes sortes d’innovations

19 07 2011

      

L’Imam An-Nawawi dans son livre « Tahdhibou l-Asma-i wa l-Loughat » (tome 3 page 22 de cette édition) a dit :

« L’innovation (al-bid’ah) dans la Loi de l’Islam, c’est innover ce qui n’existait pas à l’époque du Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), elle se divise en bonne et en mauvaise innovation. L’Imam, le Chaykh, à propos duquel il y a unanimité sur le fait qu’il est un guide, sur sa grandeur, sur sa maîtrise de nombreuses sortes de sciences et sur le fait qu’il y excellait, Abou Mouhammad ‘Abdou l-‘Aziz Ibnou ‘Abdi s-Salam, que Allah lui fasse miséricorde et que Allah l’agrée, a dit à la fin de son livre Al-Qawa’id : L’innovation est divisée en : obligatoire, illicite, recommandée, déconseillée, et permise. Il a dit : le moyen pour cela est de soumettre l’innovation aux règles de la Loi de l’Islam, si elle entre dans le cadre du devoir, elle est alors un devoir, ou dans le cadre de l’interdiction, elle est alors illicite, ou dans le cadre de la recommandation, elle est alors recommandée, ou dans le cadre du déconseillé, elle est alors déconseillée, ou dans le cadre de la permission, elle est alors dans ce cas permise ».

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Ici, il donne la définition de la bid’ah (innovation) dans la loi de l’Islam, et explique qu’elle se divise en bonne et mauvaise innovation puis il cite le chaykh ‘Abdou l-‘Aziz Ibnou ‘Abdi s-Salam.

– L’Imam An-nawawi a également expliqué les différentes sortes d’innovations dans son commentaire du Sahih Mouslim, lorsqu’il a commenté le hadith comportant la phrase « koullou bid’ah dalalah wa koullou dalalah fi n-nar ». A voir : ici.

– Chaykhou l-Islam ‘Abdou l-‘Aziz Ibnou ‘Abdi s-Salam était surnommé le Sultan des Savants, il est né en 577 et il est décédé en 660 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 775 ans, il était également Chafi’ite.

–  Le Chaykh Ibnou ‘Abdi s-Salam a divisé l’innovation en 5 catégories, à savoir : obligatoire, illicite, recommandée, déconseillée, et permise.





L’Imam An-Nawawi explique le hadith «koullou bid’ah dalalah» et les différentes sortes d’innovations.

3 06 2011

       

L’imam An-Nawawi dans son charh (commentaire) du Sahih Mouslim (tome 6 pages 154-155 de cette édition) lorsqu’il a commenté le hadith qui contient la phrase « koullou bid’ah dalalah wa koullou dalalah fi n-nar » qui signifie selon le sens apparent « Toute innovation est égarement et tout égarement est au feu », il a dit :

« Ceci [est un texte] de portée générale mais qui a été restreint (‘am makhsous), car ce qui est visé est « la plupart des innovations ». Les spécialistes de la langue ont dit [qu’une bid’ah] est toute chose qui est faite sans avoir eu de modèle précédemment. Les savants ont dit : les bid’ah sont de cinq sortes : obligatoire, recommandée, interdite, déconseillée, et permise. De parmi celles qui sont obligatoires il y a le fait que les théologiens aient rassemblé des preuves contre les athées, les innovateurs, et les gens de leur sorte. De parmi celles qui sont recommandées il y a le fait de composer des livres de science de la religion, le fait de construire des madrasas, ainsi que d’autres choses. De parmi celles qui sont permises il y a : le fait de diversifier les types de nourriture, et d’autres choses. Quant à celles qui sont interdites ou déconseillés, elles sont évidentes et j’ai déjà clarifié cette question avec ses preuves de manière détaillé dans [mon livre] Tahdhib al-Asma wa l-Loughat, donc dès lors que l’on sait ce que j’y ai cité, on a su que ce hadith fait partie des textes de portée générale mais qui ont été restreints, et il en est de même pour ce qui ressemble à cela de parmi les hadiths révélés.

De plus, ce qui appuie ce que nous avons cité est la parole de ‘Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée au sujet du Tarawih, lorsqu’il a dit : « ni’matou l-bid’ah » (Quelle bonne innovation). Rien n’empêche donc ce hadith d’être de portée générale mais d’avoir été restreint.

Quant à la parole « koullou bid’ah »: il est certain que le mot « koullou » a été utilisé, cependant le mot « koullou » accepte le fait d’être spécifique comme dans Sa parole ta’ala :

« تُدَمِّرُ كُلَّ شَيْءٍ » «toudammirou koulla chay »  (sourate Al-Ahqaf verset 25)

qui signifie : «Il [le vent que Allah a envoyé pour châtier le peuple du prophète Houd] a anéantit tout [ce que Allah a prédestiné qu’Il anéantisse de leurs habitations et autres] » 

Fin de la citation de l’imam An-Nawawi.

[Et il continue à donner encore d’autres versets comme exemple qui contiennent le mot « koullou » mais qui ne veut pas dire « tout »]

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Son commentaire du sahih de l’Imam Mouslim est une référence incontournable pour tous étudiant en science de la religion et pour tous savant.  Il a écrit d’autres livres tel que « riyad as-salihin » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadith si connus.

– Ici il explique le hadith du messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) qui contient la phrase « koullou bid’ah dalalah wa koullou dalalah fi n-nar » et il explique en argumentant, que ce hadith est sujet à la restriction, puis il dit que ce qui est visé c’est la plupart des innovations.

– L’Imam An-Nawawi a cité comme preuve, pour expliquer le mot « koull », le verset dans sourat Al-Ahqaf en rapport avec le vent lorsqu’il a anéantit le peuple de ‘Ad à l’époque du Prophète Houd. On comprend de ce verset que le vent a anéantit « koull » chose et qu’après on ne voyait que leurs habitations. Il est mentionné dans la ayah le terme « koull » et pourtant le vent n’a pas détruits les habitations, ni les montagnes, ni les cieux. Le terme « koull » ici n’est pas dans l’absolu. Donc ce que veut nous montrer An-Nawawi c’est que parfois, comme nous le prouve le Qour-an, le mot « koullou » en arabe ne veut pas toujours dire « tout » dans l’absolue, mais parfois il a un sens spécifique.

– L’Imam An-Nawawi dit que les innovations sont de cinq sortes : obligatoire, recommandée, interdite, déconseillée, et permise.

– Parmi ses arguments, il se base sur la parole de ‘Oumar Ibnou-l Khattab, le compagnon et second Calife (radia l-Lahou ‘anhou) « ni’matou l-bid’ah » c’est à dire « Quelle bonne innovation ».

– Dans ce passage, l’Imam An-Nawawi nous renvoi a l’un de ses autres ouvrages « Tahdhib al-Asma wa l-Loughat » dans lequel il a dit : « l’innovation (al-bid’ah) dans la Loi de l’Islam, c’est innover ce qui n’existait pas à l’époque du Messager, elle se divise en bonne et en mauvaise innovation. L’Imam, le Chaykh, à propos duquel il y a unanimité sur le fait qu’il est un guide, sur sa grandeur, sur sa maîtrise de nombreuses sortes de sciences et sur le fait qu’il y excellait, Abou Mouhammad ‘Abdou l-‘Aziz Ibnou ‘Abdi s-Salam, que Allah lui fasse miséricorde et que Allah l’agrée, a dit à la fin de son livre Al-Qawa’id : L’innovation est divisée en : obligatoire, illicite, recommandée, déconseillée, et permise. Il a dit : le moyen pour cela est de soumettre l’innovation aux règles de la Loi de l’Islam, si elle entre dans le cadre du devoir, elle est alors un devoir, ou dans le cadre de l’interdiction, elle est alors illicite, ou dans le cadre de la recommandation, elle est alors recommandée, ou dans le cadre du déconseillé, elle est alors déconseillée, ou dans le cadre de la permission, elle est alors dans ce cas permise ». Fin de citation de An-Nawawi. Voir l’article à ce sujet : ici.

– Ces citations nous prouvent que bien avant le groupe apparu aujourd’hui qui prétend qu’il ne peut y avoir de bonnes innovations, il y a eu des savants de références qui ont écrit des ouvrages expliquant les différentes sortes d’innovations. En effet, ce hadith a toujours été dans le Sahih Mouslim. Est-ce que quelqu’un croit sérieusement qu’il a fallu attendre des contemporains pour savoir que le Prophète avait dit “koullou bid’ah dalalah” et pour comprendre sa signification ?