Ibn Kathir rapporte l’interprétation de l’Imam Ahmad au sujet du verset « wa ja-a Rabbouka »

23 12 2012

al-bidayah wa nihaya ibn kathir t5   imam Ahmad -interpretation- ta'wil -wa ja'a rabbouka

Dans son livre d’histoire « Al-Bidayah wa n-Nihayah » (tome 5, page 322 de cette édition) Ibnou kathir rapporte l’interprétation de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal. Il a dit :

« روى البيهقي عن الحاكم عن أبي عمرو بن السماك عن حنبل أن أحمد بن حنبل تأول قول الله تعالى {وجاء ربك} أنه : جاء ثوابه . ثم قال البيهقي : وهذا إسناد لا غبار عليه »

« Al-Bayhaqi rapporte de Al-Hakim qui le tient de Abou ‘Amr ibn As-Sammak qui le tient de Hanbal que Ahmad ibn Hanbal a interprété la parole de Allah : {وَجَآءَ رَبُّك } « wa ja-a Rabbouka » [Sourat Al-Fajr / 22] en disant que Sa récompense viendra.

Puis, Al-Bayhaqi a dit: « Cette chaîne de transmission est incontestable »

Informations utiles :

– Isma’il Ibnou Kathir Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis. Il a été élève de Ibnou Taymiyyah durant sa jeunesse.

– L’Imam, le Hafidh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadith, et il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– L’Illustre savant du Salaf, le Moujtahid, l’Imam Abou ‘Abdi l-Lah Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybani est né en 164 et il est décédé en 241 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imam de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– Ici, Ibnou Kathir mentionne dans son ouvrage, par le biais de l’Imam Al-Bayhaqi, que l’Imam Ahmad ibn Hanbal a fait l’interprétation du verset {وَجَآءَ رَبُّك } « wa ja-a Rabbouka », en disant que c’est la récompense de Allah qui viendra. Puis il rapporte que l’Imam Al-Bayhaqi a dit que la chaîne de transmission de cette citation est incontestable.

– En effet, ce verset ne veut pas dire que c’est Allah lui-même qui viendra comme l’ont prétendu certains anthropomorphistes.

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet de ce verset : ici .





Ibn Kathir interprète {inna l-Fadla bi-Yadi l-Lah} par le fait que toutes les choses sont sous le contrôle de Allah

29 11 2012

   

Dans son tafsir, lors de l’explication du verset 73 de Sourat Ali ‘Imran, Ibnou Kathir a dit :

« {Qoul inna l-Fadla bi-Yadi l-Lah you-tihi li man yacha- } : c’est-à-dire que toutes les choses sont sous le contrôle de Allah et Il est celui qui donne et qui prend. Certes Il est celui qui donne la Foi, la science, et la bonne compréhension à qui Il veut. Il égare qui Il veut en aveuglant sa vue, en scellant son coeur, son ouïe, et en bloquant sa vue »

Informations utiles :

– Isma’il Ibnou Kathir Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis. Il a été élève de Ibnou Taymiyyah durant sa jeunesse, mais il a tenu des positions qui lui étaient opposées au cours de sa vie.

– Ici, il explique que « yadi l-Lah » dans ce verset, est une expression qui signifie que toute chose est sous le contrôle de Allah etc.

– Ce verset ne veut absolument pas dire que Allah aurait un organe (une main) comme le prétendent les anthropomorphistes. Croire cela est de la mécréance. Allah n’a pas de membre, ni d’organe, Il n’est pas un corps, Il n’est ni composé, ni composant.

– Le terme « yad » dans la langue arabe a de très nombreux sens autre que le mot « main ». Lorsqu’il est employé au sujet de Allah il n’est pas à  prendre dans le sens de l’organe et de la partie corporelle.

– Retrouvez des paroles de savants au sujet du mot « yad » : ici .





Ibn Kathir interprete {Yadoullah fawqa aydihim} par le fait que Allah sait tout

13 08 2012

   

Dans son tafsir, lors de l’explication du verset 10 de Sourat Al-Fath, Ibnou Kathir a dit :

«{ يَدُ ٱللَّهِ فَوْقَ أَيْدِيهِمْ } أي هو حاضر معهم يسمع أقوالهم ويرى مكانهم ويعلم ضمائرهم وظواهرهم »

« Yadou l-Lah fawqa aydihim ( يد الله فوق أيديهم) : c’est-à-dire qu’Il (Allah) sait tout d’eux , Il entend ce qu’ils disent, voient leurs endroits, et Il connaît leur for intérieur et leur apparence»

Informations utiles :

– Isma’il Ibnou Kathir Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis. Il a été élève de Ibnou Taymiyyah durant sa jeunesse, mais il a tenu des positions qui lui étaient opposées au cours de sa vie.

– Ici, il explique que « yadou l-Lah » dans ce verset, est une expression qui signifie que Allah sait tout d’eux.

– Ce verset ne veut absolument pas dire que Allah aurait un organe (une main) comme le prétendent les anthropomorphistes. Croire cela est de la mécréance. Allah n’a pas de membre, ni d’organe, Il n’est pas un corps, Il n’est ni composé, ni composant.

– Le terme « yad » dans la langue arabe a de très nombreux sens autre que le mot « main ». Lorsqu’il est employé au sujet de Allah il n’est pas à  prendre dans le sens de l’organe et de la partie corporelle.

– Retrouvez des paroles de savants au sujet du mot « yad » : ici .





Al-Housni rapporte de Al-Bayhaqi que les compagnons venaient à la tombe du Prophète lors de difficultés

25 07 2012

   

Dans son livre « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad  » l’Imam Taqiyyou d-Din Al-Housni a dit :

« وروى البيهقي بسنده إلى الأعمش عن ابي صالح قال أصاب الناس قحط في زمن عمر رضى اللّه عنه فجاء رجل إلى قبر النبي صلى الله عليه وسلم فقال: يا رسول الله استسق لأمتك فأتاه رسول الله في المنام فقال: أئت عمر فاقرأه مني السلام وأخبره أنهم مسقون وقل له: عليك الكيس،قال فأتى الرجل عمر فأخبره فبكى عمر رضى اللّه عنه وقال: يا ربّ ما ءالو إلا ما عجزت عنه »

« Al-Bayhaqi a rapporté avec sa chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Al-A’mach, d’après Abou Salih qui  a dit : « Les gens furent touchés par la sécheresse durant le califat de ‘Oumar Ibnou l-Khattab. Un homme est alors venu à la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et a dit : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté ». Cet homme a alors vu dans le rêve le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) lui dire : «Passe le salam à ‘Oumar et informe-le qu’ils recevront la pluie et dis-lui: «Occupe-toi bien de la communauté». L’homme est alors allé voir ‘Oumar et lui a annoncé cela. ‘Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : « Ô Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté »

Informations utiles :

– L’Imam, le Faqih (spécialiste de la jurisprudence) Abou Bakr Taqiyyou d-Din Al-Housni Ach-Chafi’i Ad-Dimachqi est décédé en 829 de l’Hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 600 ans.

– L’Imam, le Hafidh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadith, et il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Ce Hadith a été rapporté par le Hafidh Al-Bayhaqi dans « Dala-il an-Noubouwwa » ; par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans son commentaire du sahih Al-Boukhari « Fath Al-Bari » et dans «al-Isabah fi Tamyiz as-Sahabah » qui déclare que la chaîne de transmission est sahih, par Ibnou Kathir à deux reprises dans « al-Bidayah wa n-Nihayah » qui déclare également que la chaîne de transmission est sahih (voir : ici), par Adh-Dhahabi dans « Siyari A’lami n-Noubala » (voir : ici), par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubki dans « Chifa-ou s-Saqam », par Al-Housni dans « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad » et par d’autres encore… Cela fera l’objet d’articles incha-a l-Lah.

– Dans ce Hadith, nous retenons qu’un compagnon s’est rendu à la tombe du Messager pour faire le tabarrouk (la recherche de bénédiction) et l’istighathah (la demande du renfort) ; et personne ne l’a blâmé ou n’a renié cela, ni ‘Oumar, ni personne d’autre parmi les compagnons et ceux qui les ont succédés. Pourtant ‘Oumar était connu pour être ferme lorsqu’il s’agissait de blâmer un égarement. Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce Hadith que le compagnon en question est Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzani.

– Et le rapporteur de ce récit est Malik Ad-Dar qui était responsable du trésor public des musulmans (Baytou l-mal) auprès du Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattab. Certains ignorants prétendent que Malik Ad-Dar est quelqu’un d’inconnu. Leur parole est réfutée par le fait que ‘Oumar ne prend pour la fonction de Responsable du Trésor que quelqu’un digne de confiance.

– Ceux qui déclarent mécréant la personne du simple fait qu’elle a eu pour destination la tombe du Messager ou d’un saint, pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions), ceux-là ont ignoré la signification de l’adoration (‘ibadah). Ils ont contredit la croyance qu’ont les musulmans. Les musulmans, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, ont depuis toujours visité la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Le sens de la visite n’est pas que le Messager leur créerait la bénédiction ! Mais le sens en est qu’ils espèrent que Allah leur crée la bénédiction (barakah) grâce à leur visite de sa tombe.

– Ce hadith invalide la prétention des wahhabites que l’istighathah (recherche du renfort) par le Messager après sa mort serait une forme d’association (chirk).






Ibn Kathir interprète {yadahou Mabsoutatan} par le fait que Allah est généreux et miséricordieux

4 07 2012

   

Dans son tafsir, lors de l’explication du verset 64 de Sourat Al-Ma-idah, Ibnou Kathir a dit :

« Allah ta’ala dit : {بَلۡ يَدَاهُ مَبۡسُوطَتَانِ يُنفِقُ كَيۡفَ يَشَآءُ‌} (Bal yadahou Mabsoutatan younfiqou kayfa yacha) : c’est-à-dire que les miséricordes de Allah sont immenses, et que Sa générosité est sans limite, puisqu’Il est Celui qui possède les trésors de toute chose »

Informations utiles :

– Isma’il Ibnou Kathir Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis. Il a été élève de Ibnou Taymiyyah durant sa jeunesse, mais il a tenu des positions qui lui étaient opposées au cours de sa vie.

– Ici, il explique que « yadahou » dans ce verset, est une expression qui signifie que Allah est généreux et miséricordieux.

– Ce verset ne veut absolument pas dire que Allah aurait deux mains, comme le prétendent les anthropomorphistes. Croire cela est de la mécréance. Allah n’a pas de membre, ni d’organe, Il n’est pas un corps, Il n’est ni composé, ni composant.

– Le terme « yad » dans la langue arabe a de très nombreux sens autre que le mot « main ». Lorsqu’il est employé au sujet de Allah il n’est pas à  prendre dans le sens de l’organe et de la partie corporelle.

– Retrouvez des paroles de savants au sujet du mot « yad » : ici .





L’Imam Malik dit que l’istiwa de Allah est sans comment (rapporté par Al-Bayhaqi)

25 06 2012

   

Dans son livre « Al-I’tiqad », le Hafidh Al-Bayhaqi rapporte avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Yahya Ibnou Yahya, l’un des élèves de l’Imam Malik, qu’il a dit :

« كنا عند مالك بن أنس فجاء رجـل فقال : يا أبا عبد الله (الرَّحْمَنُ عَلَى العَرْشِ اسْتَوَى) كيف استوى؟، فأطرق مالك رأسه حتى ثم علاه الرحضاء، ثم قال: الاستواء غير مجهول، والكيف غير معقول، والإيمان به واجب، والسؤال عنه بدعة، وما أراك إلاّ مبتدعاً. فأمر به أن يُخرج »

« Nous étions auprès de [l’Imam] Malik et c’est alors qu’un homme entra et lui demanda : « Ô Abou ‘Abdou l-Lah [il récita le verset :] « ar-Rahman ‘ala ‘archi stawa » : istawa comment ? (kayf istawa ? )». Malik baissa alors la tête et resta ainsi jusqu’à être couvert de sueur. Puis il dit : « L’istiwa n’est pas inconnu (al-istiwa ghayrou majhoul) et le comment n’est pas concevable (wa l-kayfou ghayrou ma’qoul), croire en cela est une obligation et poser la question à ce sujet est une mauvaise innovation (wa s-sou-alou ‘anhou bid’ah), je ne te considère que comme un mauvais innovateur (wa ma araka il-la moubtadi’an) » et il a ordonné qu’on le fasse sortir ».

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadith, et il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– L’Imam, le spécialiste de la science du Hadith, le Moujtahid –jurisconsulte–,  Malik Ibnou Anas est l’un des plus grand savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 1255 ans. Il est l’Imam de l’école (madh-hab) Malikite.

– Le comment : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allah est exempt de tout cela.

– Ici, l’Imam Malik dit clairement que le comment au sujet de l’istiwa de Allah est inconcevable, c’est-à-dire que c’est un istiwa sans comment (bila kayf). En effet, l’Imam Malik n’a pas accepté que l’on demande « comment ? » au sujet de l’istiwa de Allah. Ceci nous confirme donc que l’istiwa de Allah n’est pas une position assise, ni un établissement, ni une installation, ni une élévation spatiale ni aucun autres sens qui font partie des attributs des créatures et qui sont concerné par le « comment ».

– L’Imam Malik a dit : « l’istiwa’ n’est pas inconnu » (al-istiwa ghayrou majhoul) c’est-à-dire que l’istiwa’ est connu car il est rapporté dans le Qour’an, puis il a dit : « le comment n’est pas concevable »(al-kayfou ghayrou ma’qoul) c’est-à-dire que le comment est exclu, impossible à Son sujet, à savoir que l’istiwa dans le sens du comment, c’est-à-dire de l’attitude comme la position assise, n’est pas concevable : la raison ne l’accepte pas puisqu’il fait partie des caractéristiques des créatures. En effet, la position assise n’est valable que pour un être qui a des membres, c’est-à-dire un postérieur et des genoux, gloire à Allah Qui est exempté de tout cela.

– Cette citation est rapportée avec une chaîne de transmission authentique. Elle a également été citée par le Hafidh Al-Bayhaqi dans son livre « Al-Asma-ou wa s-Sifat ». Le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani l’a rapportée dans son livre « fathou l-bari charh sahih Al-Boukhari », ainsi que le Hafidh Abou Nou’aym dans « Hilyatou l-Awliya », l’Imam Ibnou Abi Zayd Al-Qayrawani dans « Al-Jami’ fi s-Sounan » et d’autres.

– Une autre version authentique proche de celle-ci est rapportée avec les termes (wa kayfa ‘anhou marfou’) c’est-à-dire : « Dire « comment » est exclu à Son sujet ». Cela est rapporté par le Hafidh Al-Bayhaqi dans « Al-Asma-ou wa s-Sifat », par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans son livre « fathou l-bari charh sahih Al-Boukhari », par Adh-Dhahabi dans « Siyari ‘Alami n-Noubala » et d’autres.

– Quant à la version propagée par les anthropomorphistes, selon laquelle Malik aurait dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoul), cette version n’est pas vraie ; elle n’a été validée d’aucun des Salaf ; elle n’a pas été confirmée comme étant la parole de Malik ni de personne d’autre parmi les Imams. L’Imam Malik n’a pas dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoul). Cette version n’a aucune chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser et elle n’est pas conforme au tawhid. En effet, le fait de dire que le comment est ignoré, cela insinue que Allah aurait des attributs qui ont un comment (des caractéristiques des créatures), mais que nous ne saurions pas par lesquelles de ces caractéristiques Il serait attribué; et cela contredit le tawhid.





Adh-Dhahabi rapporte que les compagnons venaient à la tombe du Prophète lors de difficultés

22 06 2012

   

Dans son livre « Siyari ‘Alami n-Noubala » (tome 28 page 86 de cette édition), Adh-Dhahabi a dit :

«  وقال الأعمش : عن أبي صالح ، عن مالك الدار ، قال : أصاب الناس قحط في زمان عمر ، فجاء رجل إلى قبر رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال : يا رسول الله ، استسق الله لأمتك فإنهم قد هلكوا ، فأتاه رسول الله صلى الله عليه وسلم في المنام ، وقال : ائت عمر فأقره مني السلام وأخبره أنهم مسقون وقل له : عليك الكيس الكيس ، فأتى الرجل فأخبر عمر فبكى ، وقال : يا رب ما آلو ما عجزت عنه »

« Al-A’mach a dit, d’après Abou Salih qui rapporte que Malik Ad-Dar a dit: « Les gens ont été atteints de famine à l’époque de ‘Oumar (ibnou l-Khattab). Un homme est alors venu à la tombe du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et a dit : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils sont sur le point de périr ». Cet homme a alors vu dans le rêve quelqu’un lui dire : « Passe à ‘Oumar le salam et annonce lui la nouvelle qu’ils auront la pluie et dis lui : fais bien preuve de bonne volonté et d’ardeur ». L’homme est alors allé voir ‘Oumar et lui a annoncé cela. ‘Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : « Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté »»

Informations utiles :

– Adh-Dhahabi est né en 643 et il est mort en 748 de l’hégire, c’est-à-dire il y a plus de 680 ans. Il est souvent pris comme référence par les gens de la déviation qui s’opposent au tabarrouk et au tawassoul.

– Ce Hadith a été rapporté par le Hafidh Al-Bayhaqi dans « Dala-il an-Noubouwwa » ; par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans son commentaire du sahih Al-Boukhari « Fath Al-Bari » et dans «al-Isabah fi Tamyiz as-Sahabah » qui déclare que la chaîne de transmission est sahih, par Ibnou Kathir à deux reprises dans « al-Bidayah wa n-Nihayah » qui déclare également que la chaîne de transmission est sahih, par Adh-Dhahabi dans « Siyari A’lami n-Noubala », par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubki dans « Chifa-ou s-Saqam », par Al-Housni dans « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad » et par d’autres encore… Cela fera l’objet d’articles incha-a l-Lah.

– Vous pouvez retrouver ce hadith rapporté par Ibn Kathir : ici .

– Dans ce Hadith, nous retenons qu’un compagnon s’est rendu à la tombe du Messager pour faire le tabarrouk (la recherche de bénédiction) et l’istighathah (la demande du renfort) ; et personne ne l’a blâmé ou n’a renié cela, ni ‘Oumar, ni personne d’autre parmi les compagnons et ceux qui les ont succédés. Pourtant ‘Oumar était connu pour être ferme lorsqu’il s’agissait de blâmer un égarement. Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce Hadith que le compagnon en question est Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzani.

– Et le rapporteur de ce récit est Malik Ad-Dar qui était responsable du trésor public des musulmans (Baytou l-mal) auprès du Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattab. Certains ignorants prétendent que Malik Ad-Dar est quelqu’un d’inconnu. Leur parole est réfutée par le fait que ‘Oumar ne prend pour la fonction de Responsable du Trésor que quelqu’un digne de confiance.

– Ceux qui déclarent mécréant la personne du simple fait qu’elle a eu pour destination la tombe du Messager ou d’un saint, pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions), ceux-là ont ignoré la signification de l’adoration (‘ibadah). Ils ont contredit la croyance qu’ont les musulmans. Les musulmans, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, ont depuis toujours visité la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Le sens de la visite n’est pas que le Messager leur créerait la bénédiction ! Mais le sens en est qu’ils espèrent que Allah leur crée la bénédiction (barakah) grâce à leur visite de sa tombe.

– Ce hadith invalide la prétention des wahhabites que l’istighathah (recherche du renfort) par le Messager après sa mort serait une forme d’association (chirk).

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici .





Ibn Kathir parle de l’istiwa de Allah

21 06 2012

   

Dans son tafsir, lors de l’explication du verset { ثُمَّ ٱسۡتَوَىٰ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ } (thoumma stawa ‘ala l-‘arch) [Sourat Al-A’raf/54], Ibnou Kathir a dit :

« Les gens ont à ce sujet plusieurs avis, mais ce n’est pas le lieu de les détailler ici. Nous citons ici la voie du Salaf vertueux de Malik, de Al-Awza’i, de Ath-Thawri, de Layth Ibnou Ka’b, de Ach-Chafi’i, de Ahmad ibnou Hanbal, de Ishaq ibnou Rahawih et d’autres qu’eux parmi les imams musulmans du passé et contemporains et plus récents, à savoir de lire ces versets comme ils sont parvenues. Sans attribuer le comment, ni d’assimilation, ni annulation de ces versets. 

Et le sens apparent qui vient à l’esprit des assimilateurs est nié au sujet de Allah ta’ala. Car Allah n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de Ses créatures. Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui entend et qui voit. Mais il en est comme l’on dit les imams parmi lesquels Na’im ibnou Hammad al-Khouza’i, le chaykh de Al-Boukhari, qui a dit : « Celui qui assimile Allah à Ses créatures est un mécréant, et celui qui renie ce que Allah a cité comme attributs pour Lui-même est mécréant ». Et il n’y a pas, dans les attributs que Allah a cités comme étant Ses propres attributs ni dans ceux que Son messager a cités, d’assimilation. Celui qui confirme à Allah ta’ala ce qui est parvenu dans les versets explicites et les nouvelles sûres, conformément à ce qui est digne de l’éminence de Allah ta’ala et qui a nié au sujet de Allah ta’ala les défauts, il aura suivi la voie de bonne guidée.»

Informations utiles :

– Isma’il Ibnou Kathir Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis. Il a été élève de Ibnou Taymiyyah durant sa jeunesse.

– Ici lorsqu’il explique le verset { ثُمَّ ٱسۡتَوَىٰ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ } (thoumma stawa ‘ala l-‘arch) [Sourat Al-A’raf/54], il cite de nombreux savants qui se sont contenté de lire ce verset et ceux qui sont similaires, tels qu’ils sont parvenues dans les textes, tout en exemptant Allah du comment, sans assimiler Allah à Ses créatures et sans annuler ces versets.

– Ensuite, il dit que prendre ce verset et ceux qui sont similaires au sens apparent est la voie des assimilateurs (mouchabbihine). En effet le sens apparent de « istawa » est la position assise, l’établissement, l’installation, l’élévation spatial. Tous ces sens sont à rejeter au sujet de Allah.

– Voir d’autres paroles de savants au sujets du terme « istawa » : ici .





Ibn Taymiyyah a dit que célébrer le Mawlid apporte une grande récompense

13 11 2011

   

Dans le livre qu’il a intitulé « Iqtida as-Sirat al-Moustaqim » (page 269 de cette édition) Ibnou Taymiyyah a dit au sujet du Mawlid :

« Célébrer le Mawlid et le prendre comme une occasion religieuse qui se répète chaque année comme certain le font, il y a en cela une grande récompense pour sa bonne intention, et pour sa glorification du prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam »

Informations utiles :

– Abou l-‘Abbas Ahmad Ibnou Taymiyyah Al-Harrani est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis) qui est le groupe actuel qui propage que la célébration du Mawlid est un égarement et qui propage une fitna (discorde) chaque année dans la communauté musulmane. Retrouvez plus d’informations au sujet de ibn taymiyyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.wordpress.com .

– Ici, Ibn taymiyyah dit clairement que ceux qui célèbrent le Mawlid obtiennent une grande récompense. Il considère donc la célébration du mawlid comme une bonne innovation. En effet, il n’y a pas de récompense dans l’accomplissement d’un péché. Ses élèves Ibnou Kathir et Adh-Dhahabi ont également évoqué en bien le Mawlid dans leurs ouvrages (voir ici pour Ibnou Kathir), d’autres citations de Ibnou Kathir et Adh-Dhahabi au sujet du Mawlid seront proposés, incha-a l-Lah.

– Nous avons donc d’un coté les pseudo-salafis (wahhabites) qui se réfèrent de manière quasi-aveugle à tout les avis de Ibnou Taymiyyah et qui accusent les musulmans qui célèbrent le Mawlid et qui le considèrent comme une bonne innovation, d’être des égarés. Et de l’autre coté, nous avons Ibnou Taymiyah qui considère lui-même que le Mawlid est une bonne innovation qui rapporte une grande récompense.

– Soyez prudent, car certaines personnes parmi les pseudo-salafis (wahhabites), citent des paroles tronquées de Ibnou Taymiyyah au sujet du Mawlid, en supprimant volontairement sa conclusion, dans laquel il dit qu’il n’y a rien qui s’oppose à la célébration du mawlid.





Ibn Kathir rapporte de Al-Bayhaqi que les compagnons venaient à la tombe du Prophète lors de difficultés

2 11 2011

   

Dans son livre d’histoire « Al-Bidayah wa n-Nihayah » Ibnou Kathir a dit :

«وقال الحافظ أبو بكر البيهقي : أخبرنا أبو نصر بن قتادة وأبو بكر الفارسي قالا : حدثنا أبو عمرو بن مطر ، حدثنا إبراهيم بن علي الذهلي ، حدثنا يحيى بن يحيى ، حدثنا أبو معاوية ، عن الأعمش ، عن أبي صالح ، عن مالك قال : أصاب الناس قحط في زمان عمر بن الخطاب ، فجاء رجل إلى قبر النبي ، صلى الله عليه وسلم ، ، فقال : يا رسول الله استسق الله لأمتك فإنهم قد هلكوا . فأتاه رسول الله ، صلى الله عليه وسلم ، في المنام ، فقال :  » ائت عمر فأقرئه مني السلام وأخبره أنكم مسقون ، وقل له عليك الكيس الكيس  » . فأتى الرجل فأخبر عمر فقال : يا رب ما آلو إلا ما عجزت عنه . وهذا إسناد صحيح»

« Le Hafidh Abou Bakr Al-Bayhaqi a dit […] d’après Malik (Ad-Dar) : « Les gens furent touchés par la sécheresse durant le califat de ‘Oumar Ibnou l-Khattab. Un homme est alors venu à la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et a dit : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils ont eu beaucoup de pertes ». Cet homme a alors vu dans le rêve le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) lui dire : «Passe le salam à ‘Oumar et informe-le qu’ils recevront la pluie et dis-lui: «Occupe-toi bien de la communauté». L’homme est alors allé voir ‘Oumar et lui a annoncé cela. ‘Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : « Ô Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté » Et la chaîne de transmission de ce hadith est sahih.»

Informations utiles :

– Isma’il Ibnou Kathir Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis. Il a été élève de Ibnou Taymiyyah durant sa jeunesse.

– L’Imam, le Hafidh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadith, et il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Ce Hadith a été rapporté par le Hafidh Al-Bayhaqi dans « Dala-il an-Noubouwwa » ; par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans son commentaire du sahih Al-Boukhari « Fath Al-Bari » et dans «al-Isabah fi Tamyiz as-Sahabah » qui déclare que la chaîne de transmission est sahih, par Ibnou Kathir à deux reprises dans « al-Bidayah wa n-Nihayah » qui déclare également que la chaîne de transmission est sahih, par Adh-Dhahabi dans « Siyari A’lami n-Noubala », par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubki dans « Chifa-ou s-Saqam », par Al-Housni dans « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad » et par d’autres encore… Cela fera l’objet d’articles incha-a l-Lah.

– Dans ce Hadith, nous retenons qu’un compagnon s’est rendu à la tombe du Messager pour faire le tabarrouk (la recherche de bénédiction) et l’istighathah (la demande du renfort) ; et personne ne l’a blâmé ou n’a renié cela, ni ‘Oumar, ni personne d’autre parmi les compagnons et ceux qui les ont succédés. Pourtant ‘Oumar était connu pour être ferme lorsqu’il s’agissait de blâmer un égarement. Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce Hadith que le compagnon en question est Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzani.

– Et le rapporteur de ce récit est Malik Ad-Dar qui était responsable du trésor public des musulmans (Baytou l-mal) auprès du Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattab. Certains ignorants prétendent que Malik Ad-Dar est quelqu’un d’inconnu. Leur parole est réfutée par le fait que ‘Oumar ne prend pour la fonction de Responsable du Trésor que quelqu’un digne de confiance.

– Ceux qui déclarent mécréant la personne du simple fait qu’elle a eu pour destination la tombe du Messager ou d’un saint, pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions), ceux-là ont ignoré la signification de l’adoration (‘ibadah). Ils ont contredit la croyance qu’ont les musulmans. Les musulmans, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, ont depuis toujours visité la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Le sens de la visite n’est pas que le Messager leur créerait la bénédiction ! Mais le sens en est qu’ils espèrent que Allah leur crée la bénédiction (barakah) grâce à leur visite de sa tombe.

– Ce hadith invalide la prétention des wahhabites que l’istighathah (recherche du renfort) par le Messager après sa mort serait une forme d’association (chirk).





Le Hafidh Ibnou Dahyah participait à la commémoration du Mawlid (rapporté par As-Souyouti)

7 08 2011

   

Le Hafidh As-Souyouti dans son recueil de fatwa : « Al-Hawi li l-Fatawa », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsad fi ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), après avoir fait l’éloge du Mawlid (voir l’article à ce sujet : ici), il a dit :

« Ibnou Khillikan a dit dans la biographie du Hafidh Abou l-Khattab Ibnou Dahyah :  » Il faisait partie des notables, des savants et des plus réputés des gens qui ont un mérite. Il est venu du Maghreb et il est entré au pays du Cham et de l’Irak. Il est passé par Irbil en l’an six cent quatre ; il a trouvé son roi glorieux Moudhaffirou d- Din Ibnou Zayni d-Din attachant une attention particulière au Mawlid du Prophète. Il a écrit pour lui le livre « At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir » et il le lui a récité personnellement. Le roi l’a récompensé de mille dinars  » »

Informations utiles :

– Le Hafidh, Abou l-Fadl Abdou r-Rahman ibnou Abi Bakr Jalalou d-Din as-Souyouti est un grand savant chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 et il est décédé en 911 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion)

– Ici, il cite un passage du livre « Wafayatou l-A’yan » de Ibnou Khillikan, dans lequel ce dernier expose la biographie du Hafidh Ibnou Dahyah et en fait l’éloge.

– Le Hafidh, le Chaykh Abou l-Khattab Ibnou Dahyah participait à la commémoration du Mawlid et il a composé le livre « At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir » pour le roi Al-Moudhaffar. Cela est également rapporté par Ibnou Kathir dans son livre d’histoire « Al-Bidayah wa n-Nihayah », voir les articles à ce sujet ici et ici.





L’Imam Taqiyyou d-Din As-Soubki rapporte l’unanimité sur le fait que le tawassoul est permis

1 08 2011

      

Dans son livre « Chifa-ou s-Siqam fi Ziyarati Khayri l-Anam » (page 357 de cette édition)  l’Imam Taqiyyou d-Din As-Soubki a dit :

«اعلم أنه يجوز ويحسن التوسل والاستغاثة والتشفع بالنبي صلى الله عليه وسلم إلى ربه سبحانه وتعالى ، وجواز ذلك وحسنه من الأمور المعلومة لكل ذي دين المعروفة من فعل الأنبياء والمرسلين وسير السلف الصالحين والعلماء والعوام من المسلمين ، ولم ينكر أحد ذلك من أهل الأديان ولا سمع به في زمن من الأزمان حتى جاء ابن تيمية فتكلم في ذلك بكلام يلبس فيه على الضعفاء الأغمار، وابتدع ما لم يسبق إليه في سائر الأعصار»

« Sache qu’il est permis et qu’il est bien de faire le tawassoul, l’istighathah – la demande du renfort –, le tachaffou’ – la demande d’intercession – par le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) à Allah soubhanahou wa ta’ala. Le caractère permis de ces pratiques compte parmi les choses connues pour toute personne qui s’attache à la religion. C’est une chose bien connue à partir des actes des prophètes et des messagers, de la conduite des prédécesseurs vertueux – les gens du Salaf –, des savants et du commun des musulmans. Personne parmi les gens qui s’attachent à la religion ne l’a jamais renié et en aucune époque nous n’avons entendu que quiconque l’ait renié. Jusqu’à ce que vienne Ibnou Taymiyah qui a dit à ce sujet des propos par lesquels il trompait les faibles d’esprit et les immatures. Il a innové ce en quoi personne ne l’avait précédé à travers les siècles.»

Informations utiles :

– L’Illustre savant, Chaykhou-l Islam, le Qadi –Juge–, le Hafidh –spécialiste des chaînes de transmission du hadith–, Faqih –spécialiste de la jurisprudence– , Moujtahid –jurisconsulte–, Ousouli –spécialiste des fondements–, Loughawi –spécialiste de la langue arabe– le Chaykh Taqiyyou d-Din ‘Ali Ibnou ‘Abdi l-Kafi As-Soubki est né en 683 et il est décédé en 756 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 680 ans. Il était du Madh-hab de l’Imam Ach-Chafi’i.  Son père et son fils (Taj ad-Din Abou Nasr Abd al-Wahhab ibn Taqiyou d-Din as-Soubki) étaient également des savants reconnues.

– De nombreux savants ont fait son éloge, parmi eux : l’Imam Ibnou Hajar Al-Haytami, le Hafidh As-Souyouti, le Hafidh As-Sakhawi et d’autres.

– Adh-Dhahabi a dit ces deux vers (poésie arabe) en éloge à Taqiyyou d-Din As-Soubki : « Que le Minbar Omeyyade soit fier lorsque le sage, l’océan de science, le taqiyy l’a gravi,

Celui qui mémorise le plus parmi tous les chaykh de son époque, Le plus éloquent d’entre eux, celui qui maîtrise le plus la science des lois : ‘Ali », il s’agit de ‘Ali le fils de ‘Abdou l-Kafi, As-Soubki.

– Ici, il rapporte l’unanimité sur le fait que le tawassoul, la demande de renfort et la demande d’intercession par le Prophète à Allah est permis. Et que ceci est connue à partir de la Sounnah, de la conduite des savants (du salaf et autres) et du commun des musulmans.





Ibn Kathir parle en bien du mawlid (2) (rapporté par As-Souyouti)

26 07 2011

   

Le Hafidh As-Souyouti dans son recueil de fatwa : « Al-Hawi li l-Fatawa », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsad fi ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), après avoir fait l’éloge du Mawlid (voir l’article à ce sujet : ici), il a dit :

« Ibnou Kathir a dit dans son livre d’histoire : « Il organisait – il vise le roi Al-Moudhaffar – le Mawlid honoré au mois de Rabi’ou l-Awwal et le fêtait par une festivité grandiose. Il était magnanime, courageux, brave, sage, savant et juste, que Allah lui fasse miséricorde et qu’Il honore pour lui sa demeure dans l’au-delà. Il a dit : le chaykh Abou l-Khattab Ibnou Dahyah a composé pour lui un livre sur la naissance du Prophète qu’il a intitulé : At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir ; il l’a récompensé pour cela de mille dinars. L’époque de son règne s’est prolongée jusqu’à ce qu’il meurt alors qu’il faisait le siège des croisés dans la ville de ‘Akka en l’an six-cent-trente et il était alors louable de conduite et de fond de cœur ».

Informations utiles :

– Isma’il Ibnou Kathir Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis. Il a été élève de Ibnou Taymiyyah durant sa jeunesse.

– Ici, il fait l’éloge du roi Al-Moudhaffar qui organisait le Mawlid honoré.

– Cette citation est extraite de son livre « Al-Bidayah wa n-Nihayah » (voir l’article à ce sujet : ici).

– Ibnou Kathir a également écrit un livre spécialement sur le Mawlid dans lequel il mentionne le bien que comporte cette commémoration.





Ibnou Kathir parle en bien du Mawlid

13 07 2011

   

Dans son livre d’histoire « Al-Bidayah wa n-Nihayah » (tome 4, page 127 de cette édition) Ibnou kathir a dit :

 « Il organisait – il vise le roi Al-Moudhaffar – le Mawlid honoré au mois de Rabi’ou l-Awwal et le fêtait par une festivité grandiose. Il était magnanime, courageux, brave, sage, savant et juste, que Allah lui fasse miséricorde et qu’Il honore pour lui sa demeure dans l’au-delà. Le chaykh Abou l-Khattab Ibnou Dahyah a composé pour lui un livre sur la naissance du Prophète qu’il a intitulé : « At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir » ; il l’a récompensé pour cela de mille dinars. L’époque de son règne s’est prolongée jusqu’à ce qu’il meurt alors qu’il faisait le siège des croisés dans la ville de ‘Akka en l’an six-cent-trente et il était alors louable de conduite et de fond de cœur ».

Informations utiles :

– Isma’il Ibnou Kathir Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis. Il a été élève de Ibnou Taymiyyah durant sa jeunesse.

– Ici, il fait l’éloge du roi Al-Moudhaffar qui organisait le Mawlid honoré.

– Ibnou Kathir a également écrit un livre spécialement sur le Mawlid dans lequel il mentionne le bien que comporte cette commémoration.





L’Imam Ahmad Ibn Hanbal autorise et pratique le tabarrouk (recherche de bénédiction) par le Prophète

15 06 2011

   

Dans son livre « Siyari A’lami n-Noubala » (tome 11 page 212 de cette édition), Adh-Dhahabi a dit :

« ‘Abdou l-Lah ibnou Ahmad (le fils de l’imam Ahmad ibnou Hanbal) a dit: J’ai vu mon père (l’imam Ahmad ibnou Hanbal) prendre un cheveu de ceux du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), il l’a mis dans sa bouche puis l’a embrassé. Et je suis sur de l’avoir vu le mettre sur ses deux yeux, et l’avoir mélangé avec de l’eau, d’avoir bu cette eau en recherchant la guérison par cela.
Et je l’ai vu prendre le bol du Prophète, le laver dans un puits, puis boire dedans. Je l’ai vu boire de l’eau de Zamzam en recherchant la guérison et s’essuyer les mains et le visage avec elle.

Je dis (c’est Adh-Dhahabi qui parle) : Où est le déni de Ahmad dans cela, il fut rapporté que ‘Abda l-Lah demanda à son père au sujet de quelqu’un qui touche le pommeau du minbar du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et touche le mur de la chambre Honorée du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et Ahmad Ibnou Hanbal répondit : « Je ne vois aucun mal dans cela », Que Allah nous protège des égarements des khawarij et de [leurs] innovations»

Informations utiles :

– L’Imam, le Moujtahid –jurisconsulte–  Ahmad Ibn Hanbal est l’un des plus grand savant de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), Il est né en 164 et il est décédé en 241 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imam de l’école (madh-hab) Hanbalite.

– Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allah ta’ala qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc.

– La permission de faire cela est comprise des actes du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Parmi ses actes : lors du pèlerinage d’adieu, il rasa sa tête et distribua ses cheveux aux compagnons pour qu’ils puissent profiter des bénédictions. Ceci est cité par Al-Boukhariyy et Mouslim dans leur sahih. Voir l’article à ce sujet : ici .

– Cette citation nous démontre que les musulmans du salaf, autorisaient et pratiquaient le tabarrouk par le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) même après sa mort.

– Adh-Dhahabi est né en 643 et il est mort en 748 de l’hégire, c’est-à-dire il y a plus de 680 ans. Il est souvent pris comme référence par les gens de la déviation qui s’opposent au tabarrouk.