L’Imam Ibn Noujaym déclare mécréant ceux qui attribuent l’endroit à Allah

3 12 2012

ابن نجيم ibn noujaym - bahrou r-Ra-iq   attribuer l'endroit à Allah est de la mécréance - ibn noujaym ابن نجيم 202   attribuer l'endroit à Allah est de la mécréance - ibn nujaym ابن نجيم 203

Dans son livre « bahrou r-Ra-iq » (page 202 et 203 de notre édition), l’Imam Ibn Noujaym Al-Hanafi a dit, en citant les mauvaises croyances qui font sortir de l’islam :

« ويكفر باثبات المكان لله تعالى، فإن قال: الله في السماء، فإن قصد حكاية ما جاء في ظاهر الأخبار لا يكفر، وإن أراد المكان كفر »

« Devient mécréant, celui qui attribue l’endroit à Allah ta’ala, et s’il dit, « Allah fi s-sama », [il y a deux cas :] si il visait le simple fait de répéter ce qui est parvenu de manière apparente dans les textes, il ne commet pas de mécréance, mais s’il visait par cela l’endroit, il commet de la mécréance. »

Informations utiles :

– L’Imam Zaynou d-Din ibn Ibrahim, connu sous le nom de Ibn Noujaym al-Hanafi est décédé en 970 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 450 ans. Il était un Faqih et un grand savant Hanafite.

– Ici, il est dit clairement qu’attribuer à Allah un endroit est de la mécréance. Et également que celui qui dit « Allah fi s-sama» et qui vise par cette parole que Allah est dans un endroit, a également commis de la mécréance.

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit à Allah est de la mécréance : ici.





Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari explique le hadith de la femme esclave (al-jariyah)

8 07 2012

   

Dans son ouvrage « Ithafou l-Kainat bi-bayani s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachabbihat », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwa, dans laquelle il a dit :

« وأما إقرار الرسول صلى الله عليه وآله وسلم الجارية على إشارتها نحو السماء فاكتفاء منها بما يدل على عدم شركها لتعتق ، لأنه بإشارتها إلى السماء علم أنها ليست ممن يعبد الأصنام التي في الأرض »

« Quant à la décision du Messager (salla l-Lahou ta’ala ‘alayhi wa ‘ala alihi wa sallam) de libérer la femme esclave (al-jariyah), lorsqu’elle a dirigé sa main vers le ciel, c’est parce que cela indique de sa part qu’elle n’attribue pas d’associé à Allah. Car en montrant le ciel du doigt, il a su qu’elle n’était pas de ceux qui adorent les idoles qui sont sur terre. »

Informations utiles :

– L’Imam Abou Mouhammad Mahmoud ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattab As-Soubki Al-Azhari Al-Maliki est décédé en 1352 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar.

– Ici, il explique comment les savants du khalaf ont compris et expliqué le hadith al-jariyah. Nous voyons qu’en aucun cas, les savants de l’Islam ont compris de ce hadith que le prophète aurait interrogé cette femme esclave d’une interrogation au sujet de l’endroit, ou bien qu’elle aurait désigné le ciel pour indiquer que Allah serait dans le ciel, comme le prétendent les mouchabbihah (assimilationnistes). En effet, Allah n’est pas concerné par l’endroit et la direction. Il n’est ni dans le ciel, ni au-dessus du ciel, ni dans aucun autre endroit.

– Voir d’autres explications de savants au sujet du hadith al-jariyah : ici .

– Cette fatwa fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le chaykh des maîtres des Chafi’ites ; du Chaykh Mouhammad Sabi’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ; du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Abdoul-Hamid ‘Ammar, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ; le Chaykh Dousouqi ‘Abdoullah Al-‘Arabi, du comité des grands savants ; du Chaykh ‘Ali Mahfoudh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ; du Chaykh Ibrahim ‘Ayyarah Ad-Daljamouni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ; le Chaykh Mouhammad ‘Alyan, grand savant de Al-Azhar ; du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ; et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdan.

– Retrouvez d’autres citations des savants de l’Université Islamique Al-Azhar : ici .





L’Imam Al-Qourtoubi explique le hadith de la femme esclave et le verset « A-amintoum man fis-sama »

26 06 2012

      

Dans son livre « At-Tidh-kar fi Afdal al-Adhkar », l’Imam Al-Qourtoubi a dit :

« Parce que tout ce qui est dans [ou au-dessus] les cieux (fi s-sama) et sur terre et ce qui est entre eux est une création de Allah ta’ala et Lui appartient, et si il en est ainsi, il est donc impossible que Allah soit dans [ou au-dessus] les cieux (fi s-sama) ou sur terre, car s’Il était dans quelque chose Il serait circonscrit ou limité, et s’Il était ainsi, Il aurait été créé. Ceci est la voie des gens de la vérité.

Et [on suit] la même règle pour Sa parole « A-amintoum man fis-sama » et sa parole [c’est-à-dire la parole du Prophète] salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam  à la femme esclave : «Ayna l-Lah ?» et elle a répondu « fi s-sama’ » et il ne l’a pas contredit, et ce qui est de cet ordre, ce n’est pas selon le sens apparent mais c’est interprété avec des interprétations correctes, qui sont très nombreuses dans les livres des gens de science »

Informations utiles :

– Le Moufassir –exégète– Mouhammad Ibnou Ahmad Al-Ansari Al-Qourtoubi est décédé en 671 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 760 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Malik. Il est très connu pour son tafsir « Al-Jami’ou li Ahkami l-Qour-an ».

– Ici il confirme que la voie des gens de la vérité est de croire que Allah n’est ni dans les cieux, ni au-dessus des cieux, ni sur terre. Et il explique que le verset « A-amintoum man fis-sama » [Sourat Al-Moulk], ainsi que le hadith de la femme esclave (jariyah) et les autres textes de cet ordre, ne sont pas à prendre selon le sens apparent, mais qu’ils doivent être interprétés de manière correct.





Al-Qadi ‘Iyad rapporte l’unanimité sur le fait que la parole « Allah fi s-sama » n’est pas à prendre au sens apparent

8 04 2012

   

Dans son commentaire du Sahih Mouslim, lors de l’explication du hadith Al-Jariyah (le hadith de la femme esclave) l’Imam An-Nawawi a dit :

« قال القاضي عياض : لا خلاف بين المسلمين قاطبة فقيههم ومحدثهم ومتكلمهم ونظارهم ومقلدهم أن الظواهر الواردة بذكر الله تعالى في السماء كقوله تعالى  {أأمنتم من في السماء أن يخسف بكم الارض}  ونحوه ليست على ظاهرها بل متأولة عند جميعهم »

« Al-Qadi ‘Iyad a dit : Il n’y a pas de divergence entre les musulmans dans leur totalité, qu’il s’agisse des savants du fiqh, du hadith, de la croyance, et de ceux qui les suivent, que les textes [du Qour-an et du hadith] dans lesquelles il est cité « Allah fi s-sama’  » comme  Sa parole ta’ala  {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ أَن يَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ } (a-amintoum man fi s-sama an yakhsifa bikoumou l-ard ) ne sont pas pris dans le sens apparent (dhahir), mais ils sont interprétés [par ce qui est digne de Allah] chez la totalité d’entre eux (les savants). »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son charh (commentaire) du Sahih Mouslim est incontournable.

– Le Qadi -juge- Abou l-Fadl ‘Iyad ibnou Mouça ibnou ‘Iyad al-Yahsoubi connu sous le nom de Qadi ‘Iyad, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 et il est décédé en 544 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans.

– Ici, il rapporte l’unanimité sur le fait que les versets du Qour-an et les hadith où il est cité « Allah fi s-sama » ne doivent pas être pris selon le sens apparent, mais qu’ils doivent être interprété par ce qui est digne de Allah.

– Le hadith de la femme esclave (hadith al-jariyah) dans lequel il est dit «  fi s-sama » et le verset {a-amintoum man fi s-sama} [Sourat Al-Moulk] ne doivent donc pas être pris dans leur sens apparent selon l’unanimité.





L’Imam An-Nawawi explique le hadith al-Jariyah (hadith de la femme esclave)

9 02 2012

   

Dans son commentaire du Sahih Mouslim, lors de l’explication du hadith Al-Jariyah (le hadith de la femme esclave) l’Imam An-Nawawi a dit :

« Au sujet de sa parole (c’est-à-dire la parole du Prophète), salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam « ayna l-Lah? » Elle répondit « fi s-sama» (les expressions ne sont pas traduites car An-Nawawi va expliquer leur sens plus bas) Il lui demanda : « Qui suis-je? » Elle répondit « Tu es le Messager de Allah ». Il dit [alors]: Libère-là car elle est certes croyante ».

Ce hadith fait partie des hadith qui traitent des attributs de Allah. Il y a, au sujet de ces hadith, deux voies principales (madh-hab) au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées de nombreuses fois dans le livre au sujet de la Foi (c’est-à-dire le chapitre de la Foi dans le recueil de hadith de Mouslim);

Et l’une de ces voies est : y croire sans plonger dans [le détail] du sens avec la croyance que rien n’est tel que Dieu, et [la croyance qu]‘Il est exempt de ce qui advient aux créatures.

La deuxième voie, c’est l’interpréter selon ce qui est digne de Lui. Ceux qui ont choisi cette position ont dit : ici le sens était de la tester, afin de voir : est-ce qu’elle était une monothéiste, qui croit effectivement que le Seigneur, Celui qui gère toute chose, Celui qui fait ce qu’Il veut, c’est Allah Lui seul, et qu’Il est Celui pour lequel ceux qui font des invocations se dirigent vers le ciel, de la même façon que celui qui prie se dirige vers la Ka’bah; et ce n’est pas parce qu’Il serait circonscrit dans [ou au-dessus] le ciel, de même qu’Il n’est pas circonscrit dans la direction de la Ka’bah, mais il en est ainsi parce que le ciel est la Qiblah de ceux qui font des invocations, et la Ka’bah est la direction de ceux qui prient. Ou bien elle faisait partie des adorateurs d’idoles, qui adorent les statues qui se trouvent tout autour d’eux, et lorsqu’elle a dit « fi s-sama », il a été su qu’elle était une monothéiste, et qu’elle ne faisait pas partie des adorateurs d’idoles. »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son charh (commentaire) du Sahih Mouslim est incontournable.

– Ici il explique le hadith connu sous le nom de hadith al-Jariyah (le hadith de la femme esclave), et il dit qu’au sujet de ce genre de hadith (c’est à dire les hadith équivoque -moutachabih -) il y a deux méthodologies correctes:

La première : croire en ce qui est révélé dans les Textes sans rentrer dans les détails du sens, tout en exemptant Allah de toute ressemblance et caractéristique des créatures (c’est ce qu’on appelle l’interprétation globale).

La seconde : Interpréter selon un sens digne d’être attribué à Allah (c’est ce qu’on appelle l’interprétation détaillée).

Ces deux voies qui sont toutes les deux correctes ont en commun de ne pas prendre le sens apparent.

– Lors de son explication, il dit très bien que ce hadith ne signifie pas que Allah est dans (ou au dessus) le ciel.

– Retrouvez d’autres citations concernant ce hadith : ici.





Dans « Al-Fatawa Al-Hindiyyah » il est dit qu’attribuer un endroit à Allah est de la mécréance

24 12 2011

   

Dans le livre « Al-Fatawa Al-Hindiyyah » composé par Chaykh Nidham et un groupe de 500 savants, il est mentionné :

« يكفر بإثبات المكان لله تعالى »

« Devient mécréant, celui qui attribue l’endroit à Allah ta’ala  »

Ensuite il est dit:

« ولو قال الله تعالى في السماء، فإن قصد به حكاية ما جاء فيه ظاهر الأخبار لا يكفر و إن أراد به المكان يكفر»

« Et s’il dit, « Allah fi s-sama » ,[il y a deux cas :] si il visait le simple fait de répéter ce qui est parvenu de manière apparente dans les textes, il ne commet pas de mécréance, mais s’il visait par cela l’endroit, il commet de la mécréance. »

Informations utiles :

– Al-Fatawa Al-Hindiyyah est un recueil de fatwas de savants Hanafites du continent asiatique, principalement du sous-contient Indien (Inde, Pakistan, Bangladesh…) qui regroupe presque tous les avis de l’école Hanafite et qui est une référence jusqu’à nos jours concernant les jugements de l’école. Il a été écrit il y a plus de 300 ans.

– Il a été dit que 500 savants du sous-continent Indien ont travaillé à ce recueil (chaque groupe de savants d’un état Indien était en charge d’un chapitre), et qu’ils n’écrivaient une fatwa que lorsque personne ne la contestait.

– Le titre original de ce recueil c’est Fatawa-e-Alamgiri, en perse, du nom du sultan Aurangzeb , mort en 1707 qui avait facilité aux savants hanafites la compilation de ces fatwas. Elles ont très vite été surnommées “al-Fatawa al-Hindiyya” en arabe.

– Ici, il est dit clairement qu’attribuer à Allah un endroit est de la mécréance. Et également que celui qui dit « Allah fi s-sama» et qui vise par cette parole que Allah est dans un endroit, a également commis de la mécréance.