L’Imam Ibn ‘Abbas interprète “saq” dans sourat Al-Qalam/42 [rapporté par At-Tabari]

10 12 2012

tafsir tabari   Ibn 'abbas ta'wil saq tafsir tabari

Dans son célèbre tafsir, l’Imam At-Tabari a dit :

« حدثني عليّ، قال: ثنا أبو صالح، قال: ثنا معاوية، عن ابن عباس، قوله { يَوْمَ يُكْشَفُ عَن ساقٍ } هو الأمر الشديد المفظع من الهول يوم القيامة »

« Ibnou ’Abbas a dit au sujet de la parole de Allah : { يَوْمَ يُكِشَفُ عَن ساقٍ } (yawma youkchafou ‘an saq) [-sourat Al-Qalam / 42-, qui signifie : « Le jour où sera découvert un saq »] c’est l’intensité et la difficulté dues à l’angoisse au Jour du Jugement. »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh, le Moujtahid Abou Ja’far Mouhammad Ibnou Jarir At-Tabari  est un célèbre savant du salaf, il est né en 224 et il est décédé en 310 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Son tafsir « Jami’ou l-bayan fi ta’wil al-Qouran» est très connu.

– L’éminent savant du Salaf, l’Imam des Moufassir, Abdou l-Lah Ibnou ‘Abbas est un compagnon et il est le cousin du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Il est décédé en 68 de l’Hégire (Radia l-Lahou ‘anhou) c’est-à-dire il y a environ 1365 ans. Il est très connu pour sa science de l’interprétation (ta-wil) du Qour-an. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a fait une invocation en sa faveur, par sa parole : « Allahoumma ‘allimhou l-hikmata wa ta-wila l-kitab ». Cela signifie : « Ô Allah, apprends-lui la sagesse et l’interprétation du Livre ». Cette parole est rapportée par Al-Boukhari, Ibnou Majah et d’autres encore en des termes différents. Le Hafidh Ibnou l-Jawzi dans son livre Al-Majalis a dit : “Et il n’y a pas de doute que Allah a exaucé cette invocation du Messager”.

– Ici, il dit que ce qui est visé par « saq » dans ce verset, c’est l’intensité et la difficulté dues à l’angoisse au Jour du Jugement.

– Ce verset ne veut absolument pas dire que Allah aurait une jambe ou un tibia, comme l’ont prétendu certains assimilateurs. Celui qui croit cela est dans un égarement évident, car Allah n’a pas de membre, ni d’organe, Il n’est pas un corps, Il n’est ni composé, ni composant.

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L’Imam At-Tabari rapporte des compagnons l’interpretation de « saq » dans sourat Al-Qalam/42

28 11 2012

   

Dans son célèbre tafsir, l’Imam At-Tabari a dit :

« يقول تعالى ذكره { يَوْمَ يُكْشَفُ عَنْ ساقٍ } قال جماعة من الصحابة والتابعين من أهل التأويل : يبدو عن أمر شديد»

« Allah ta’ala dit : { يَوْمَ يُكِشَفُ عَن ساقٍ } (yawma youkchafou ‘an saq) [-sourat Al-Qalam / 42-, qui signifie : « Le jour où sera découvert un saq »] : un ensemble de compagnons et de successeurs (tabi’in) spécialiste de l’ interprétation du Qour-an ont dit : « l’avènement d’une difficulté ».»

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh, le Moujtahid Abou Ja’far Mouhammad Ibnou Jarir At-Tabari  est un célèbre savant du salaf, il est né en 224 et il est décédé en 310 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Son tafsir « Jami’ou l-bayan fi ta’wil al-Qouran» est très connu.

– Ici, il rapporte qu’un ensemble de compagnons et de successeurs des compagnons (tabi’in) spécialiste de l’interprétation du Qour-an, ont dit que ce qui est visé par « saq » dans ce verset est « l’avènement d’une difficulté ».

– Ce verset ne veut absolument pas dire que Allah aurait une jambe ou un tibia, comme l’ont prétendu certains assimilateurs. Celui qui croit cela est dans un égarement évident, car Allah n’a pas de membre, ni d’organe, Il n’est pas un corps, Il n’est ni composé, ni composant.





Les compagnons faisaient le tabarrouk par la tunique du prophète [rapporté par Mouslim]

20 09 2012

   

Dans son célèbre recueil de hadith sahih, l’Imam Mouslim rapporte du Mawla de Asma Bintou Abi Bakr qu’il a dit :

« فرجعت إلى أسماء فخبرتها فقالت هذه جبة رسول الله صلى الله عليه وسلم فأخرجت إلي جبة طيالسة كسروانية لها لبنة ديباج وفرجيها مكفوفين بالديباج فقالت هذه كانت عند عائشة حتى قبضت فلما قبضت قبضتها وكان النبي صلى الله عليه وسلم يلبسها فنحن نغسلها للمرضى يستشفى بها »

« Asma nous a présenté une tunique longue (joubbah), dont l’encolure était ornée de brocart et les emmanchures ourlées, puis elle a dit : « C’est la joubbah du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) ; elle se trouvait chez ‘A-ichah. Je l’ai récupérée lorsqu’elle est décédée. Le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) la portait. Nous la trempons dans l’eau pour les malades et recherchons par elle la guérison ».

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

– Dans une autre version, il est rapporté à la fin du hadith : « Nous la trempons dans l’eau pour quiconque est malade parmi nous ».

– Ce hadith nous montre que les compagnons, et les proches de la famille du prophète (salla l-lahou ‘alayhi wa sallam) autorisaient et pratiquaient le tabarrouk par les traces du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam).

–  Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allah ta’ala qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc.

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tabarrouk : ici .





‘A-ichah explique les versets 8 et 9 de sourat An-Najm [Rapporté par Mouslim]

18 06 2012

   

Dans son célèbre recueil de hadith sahih, l’Imam Mouslim a rapporté que ‘A-ichah (radiya l-Lahou ‘anha) a dit au sujet de l’explication de la parole de Allah : { ثُمَّ دَنَا فَتَدَلَّىٰ فَكَانَ قَابَ قَوۡسَيۡنِ أَوۡ أَدۡنَىٰ} [Sourat An-Najm / 8-9] ce qui a pour sens : « Ensuite il s’est rapproché et il fut à deux coudées ou moins » :

« إنّما ذاكَ جبرِيلُ عليه السلام كان يأتِيه، وإنّما أتَاهُ هذِه المرّةَ في صُورَتِه التي هي هَيئَتُه الأصليَّةُ فسَدَّ أُفُقَ السّماء »

« Certes cela désigne (l’ange) Jibril (‘alayhi s-salam), il venait au Prophète, et cette fois-ci il est venu à lui sous son apparence d’origine, et il a couvert l’horizon du ciel »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

– Ici, ‘A-ichah (radiya l-Lahou ‘anha) confirme que celui dont il s’agit dans cette ayah, c’est Jibril (‘alayhi s-salam), puisque le Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa s-sallam) l’a vu à La Mecque à un endroit appelé Ajyad et il avait six cents ailes. Son corps immense cachait l’horizon. Il l’a vu une autre fois à coté de Sidratou l-Mountaha, tout comme Allah ta’ala dit : {وَلَقَدۡ رَءَاهُ نَزۡلَةً أُخۡرَىٰ عِندَ سِدۡرَةِ ٱلۡمُنتَهَىٰ} [Sourat An-Najm / 12-13] ce qui a pour sens : « Et il l’a vu une autre fois, là où se trouve Sidratou l-Mountaha ».

– Le but de l’Ascension (al-mi’raj), ce n’est pas que le Messager parvienne à un endroit où Allah ta’ala serait localisé, celui qui croit cela aura contredit l’Islam. L’objectif de l’Ascension (al-mi’raj), c’est d’honorer le Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa s-sallam).





Abou ‘Oubaydah et Ad-Dahak (du salaf) ont interprété le mot « wajh » dans sourate Al-Qasas [rapporté par Ibn Al-Jawzi]

2 06 2012

   

Dans son livre « Daf’ou Choubahi t-Tachbih » (page 113 de cette édition) l’Imam Ibnou l-Jawzi a dit :

« Ad-Dahak et Abou ‘Oubaydah ont dit au sujet de la parole de Allah :      {كُلُّ شَىءٍ هَالِكٌ إِلَّا وَجهَهُ} [« koullou chay-in halikoun illa wajhah » qui signifie : « tout sera anéanti sauf Son Wajh »] (sourat Al-Qasas/88) c’est-à-dire sauf Lui (Allah). »

Information utiles :

– L’Imam, le Hafidh –spécialiste des chaînes de transmission du hadith–, le Moufassir –exégète– ‘Abdou r-Rahman Ibnou ‘Ali connu sous le nom de Ibnou l-Jawzi le Hanbalite, est né en 508 et il décédé en 597 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a 835 ans.

– Ibnou l-Jawzi fait partie des piliers des hanbalites. Il a écrit son livre « Daf’ou Choubahi t-Tachbih » pour répliquer à ceux qui ont attribué le corps à Allah tout en se réclamant de l’école de l’Imam Ahmad alors que l’Imam Ahmad est innocent de ce qu’ils ont pris pour croyance. Ibnou l-Jawzi a souligné dans ce livre que la croyance du Salaf est bien la croyance de l’Imam Ahmad, l’exemption de Allah de l’endroit, de la limite, du corps, de la position debout, assise, de l’installation et de toutes les autres caractéristiques des choses qui entrent en existence et des corps.

– Ici Ad-Dahak et Abou ‘Oubaydah ont expliqué que la signification de « illa wajhah » dans ce verset est « sauf Allah ».

– Le mot « wajh » dans la langue arabe a plusieurs sens, et son sens premier est « visage » ou « face ». Mais ce n’est pas ce sens qui est retenu lorsqu’il est attribué à Allah. En effet Allah n’est pas composé de partie, il n’est pas un corps et il n’a ni membre, ni organe. Le mot wajh peut désigner un être, ou encore avoir le sens de al-Moulk (la souveraineté) comme l’a dit l’Imam Al-Boukhari (voir l’article : ici).

– Amir Ibnou ‘Abdou l-Lah Ibnou Al-Jarrah Abou ‘Oubaydah est un célèbre compagnon du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et il a reçu son éloge. Il fait partie des premiers compagnons à avoir embrassé l’Islam.

– L’éxégète -Moufassir- Ad-Dahak Ibnou Mouzahim Al-Hilali, est décédé dans les environ de 105 de l’Hégire (rahimahoullah) c’est à dire il y a environ 1330 ans. Il était un successeur des compagnons (tabi’i). Il est souvent cité dans les exégèses du Qour-an (tafsir).





Le Hafidh Ibn Hajar Al-‘Asqalani dit qu’il est permis d’innover une évocation dans la prière si elle ne contredit pas ce qui a été rapporté

10 08 2011

   

Dans son commentaire du Sahih de Al-Boukhari «Fath Al-Bari » (tome 2 p 287 de notre édition), lors du commentaire du hadith dans lequel un homme priant derrière le Prophète, a innové une évocation (voir ce hadith : ici), l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani a dit :

 « On a pris ce hadith pour preuve qu’il est permis d’innover dans la prière une évocation qui n’a pas été rapportée (du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) si elle ne contredit pas ce qui est rapporté (du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). »

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islam, Amir al-Mou-minin fi l-hadith (le Prince des croyants dans la science du hadith) Chihab ad-Din Abou l-Fadl Ahmad Ibn ‘ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalani est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadith qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son livre « Fath Al-Bari » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahih Al-Boukhari.

– Nous retenons de cette citation et du hadith sur lequel s’est basé Ibnou Hajar qu’il y a des innovations qui sont louables contrairement à ce que prétendent et répandent certains ignorants à notre époque.

– Pour voir une autre citation de l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani au sujet des différentes sortes d’innovations, cliquer : ici.





L’Imam Al-Boukhari rapporte que le Prophète a fait l’éloge d’un compagnon ayant innové une évocation dans la prière

4 08 2011

   

L’Imam Al-Boukhari a rapporté dans son Sahih, ce hadith qui a pour sens :

« Rifa’ah Ibnou Rafi’ Az-Zarqi a dit : nous étions un jour en train de faire la prière dirigés par le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam); quand il a levé sa tête de l’inclination, il a dit : {سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ} « sami’a l-Lahou liman hamidah » (ce qui signifie : « Allah accepte les louanges de celui qui le loue »). Un homme derrière lui a dit : (Rabbana wa laka l-hamd, hamdan kathiran, tayyiban moubarakan fih). Quand il a fini la prière et qu’il s’apprêtait à partir, le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit : {مَن المُتَكَلَّمُ} ce qui signifie : « Qui a parlé ? ». Il a dit : « C’est moi ». Le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit :

{رَأَيْتُ بِضْعَةً وَ ثَلاثِينَ مَلَكًا يَبْتَدِرُو نَهَا أَيُّهُمْ يَكْتُبُهَا أَوَّل}

Ce qui signifie : « J’ai vu plus de trente anges qui se précipitaient à qui d’entre eux l’écrirait le premier ».

Informations utiles :

– L’Imam, le Chaykh des Mouhaddith Abou ‘Abdi l-Lah Mouhammad Ibnou Isma’il Al-Boukhari, l’auteur du célèbre « Sahih » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-an, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans. Il est une référence incontournable dans la science du hadith.

– Il a cité ce hadith dans son Sahih, dans le livre de l’appel à la prière : chapitre du mérite de la parole « Allahoumma Rabbana laka l-Hamd ».

– Ce hadith nous indique qu’un compagnon a innové une évocation lorsqu’il effectuait la prière derrière le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam); suite à cela, le Prophète lui a dit de manière élogieuse que des anges se sont précipités pour écrire cette évocation.

– Rappelons que la prière est la meilleure des œuvres après la croyance en Allah et en son Messager. Et le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) n’a pas blâmé ce compagnon pour l’évocation qu’il a innovée.

– Les savants tel que l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani ont pris ce hadith pour preuve qu’il est permis d’innover dans la prière une évocation qui n’a pas été rapportée du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) si elle ne contredit pas ce qui est rapporté du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Voir l’article a ce sujet : ici.