Réponse à ceux qui disent que nier les directions au sujet de Allah revient à nier Son existence (As-Soubki Al-Azhari)

29 07 2012

   

Dans son ouvrage « Ithafou l-Kainat bi-bayani s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachabbihat », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwa, dans laquelle il a dit :

« وأما ما قيل من أنه يلزم من نفي الجهات الست عن الله نفي وجوده !! فهو قول باطل بالبداهة لما هو معلوم من أن الله عز وجل كان موجودا قبل وجود الجهات الست المذكورة ، وهي فوق وتحت وأمام وخلف ويمين وشمال ، بل كان موجودا قبل وجود العالم كله بإجماع السابقين واللاحقين ، فكيف يتوهم من عنده أدنى شائبة عقل أنه يلزم من نفي تلك الجهات عنه سبحانه وتعالى نفي وجوده جل وعلا ؟؟!! وكيف يتصور أن الله عز وجل القديم يتوقف وجوده على وجود بعض الحوادث أو كل الحوادث التي خلقها ؟؟!! سبحانك هذا بهتان عظيم »

« Quant à ce qui a été dit [de la part de certains égarés] que « renier les six directions au sujet de Allah ta’ala revient à nier Son existence », ce n’est d’évidence qu’une parole infondée, en raison de ce qui est connu que Allah ‘azza wa jall existe avant l’existence des six directions citées qui sont le haut, le bas, le devant, le derrière, la droite et la gauche. Il existe avant l’existence du monde dans sa totalité par l’unanimité des prédécesseurs et des successeurs. Comment pourrait-on concevoir que l’existence de Allah ‘azza wa jall qui est exempt de début, dépendrait de l’existence de certaines choses entrées en existence ou de tout ce qui est entré en existence qu’Il a crée soubhanallah ? Ce ne sont là que des calomnies graves » 

Informations utiles :

– L’Imam Abou Mouhammad Mahmoud ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattab As-Soubki Al-Azhari Al-Maliki est décédé en 1352 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar.

– Ici, il répond aux égarés qui prétendent que le fait de nier les directions au sujet de Allah revient à nier Son existence. Il leur répond de manière très simple, en leur expliquant que Allah existe avant les directions.

– Cette fatwa fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le chaykh des maîtres des Chafi’ites ; du Chaykh Mouhammad Sabi’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ; du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Abdoul-Hamid ‘Ammar, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ; le Chaykh Dousouqi ‘Abdoullah Al-‘Arabi, du comité des grands savants ; du Chaykh ‘Ali Mahfoudh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ; du Chaykh Ibrahim ‘Ayyarah Ad-Daljamouni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ; le Chaykh Mouhammad ‘Alyan, grand savant de Al-Azhar ; du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ; et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdan.

– Retrouvez d’autres citations des savants de l’Université Islamique Al-Azhar : ici .





Al-Azhar : Explication du verset “lam yalid wa lam youlad”

24 07 2012

   

Dans le livre « ‘Aqidatou l-Mouslimin» ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit :

« Que signifie Sa parole ta’ala :{ لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ }(lam yalid wa lam youlad) ?

Réponse : Elle signifie la négation de la matière et de l’incarnation au sujet de Allah. Ainsi, Allah ne s’incarne pas en quoi que ce soit. Rien ne se sépare de Lui de façon absolue et rien ne s’incarne en Lui non plus.

L’Imam Ja’far As-Sadiq a dit :

« مَن زَعَمَ أَنَّ اللهَ فِي شِىءٍ أَوْ مِن شَىءٍ أَوْ عَلٰى شَىءٍ فَقَدْ أَشْرَكَ »

 « Celui qui prétend que Allah est dans quelque chose, ou issu de quelque chose, ou sur quelque chose aura commis du chirk (c’est-à-dire : adorer autre que Allah) »

[rapporté par Abou l-Qaçim Al-Qouchayri dans son livre Ar-Riçalatou l-Qouchayriyyah]. »

Informations utiles :

– Le livre « ‘Aqidatou l-Mouslimin» est approuvé par la section des Fondements de la Religion (Ousoulou d-din) de l’Université de Al-Azhar Ach-Charif. Cette croyance a été vérifiée et a reçu le sceau officiel.

– Ici, il est confirmé la négation de la matière et de l’incarnation au sujet de Allah. En effet Allah n’est pas un corps et Il existe sans endroit.

– Vous pouvez retrouver l’article au sujet de la parole de Ja’far As-Sadiq : ici .





Yahyah Ibn Ya’mar a innové l’inscription des points dans le Mous-haf [rapporté par Abou Dawoud]

21 07 2012

   

Dans son livre « Kitab al-Masahif », l’Imam Abou Dawoud a dit :

« ‘Abdou l-Lah nous a rapporté de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Lah Al-Makhzoumi d’après Ahmad Ibnou Nasr Ibni Malik qu’il a rapporté de Al-Houçayn Ibnou l-Walid qu’il a rapporté de Haroun Ibnou Mouça qu’il a dit :

« le premier à avoir mis les points dans le Mous-haf (le Livre du Qour-an), c’est Yahya Ibnou Ya’mar » »

Informations utiles :

–  Le Hafidh Abou Dawoud Soulayman Ibn Ach’ath As-Sijistani est né en 230 et il est décédé en  316 de l’hégire (rahimahoullah) c’est-à-dire il y a environ 1120 ans. Il est l’auteur du recueil de hadith connu sous le nom de « Sounan Abou Dawoud », l’une des plus grande référence dans le hadith.

– Ici il rapporte que le premier à avoir mis les points des lettres dans le Mous-haf est Yahya Ibnou Ya’mar qui fait parti des successeurs des compagnons (tabi’i), parmi les gens de science, de mérite et de piété.

– Avant cela, le Mous-haf était écrit sans les points, c’est-à-dire que par exemple, les lettres « ba », « ta », « tha » ne comportaient pas les points qu’elles possèdent actuellement, qui nous permet de les différencier.

– Lorsqu’il a fait cela, aucun savant ne le lui a renié, bien que le Messager n’a pas ordonné de mettre les points sur le Mous-haf. Ceci est donc une innovation de bonne guidée.

– Les ignorants vont-ils interdire cette innovation parce que le Messager ne l’a pas fait ou parce qu’il ne l’a pas ordonné ? S’il en est ainsi, qu’ils abandonnent donc ces Mous-haf comportant les points ou alors, qu’ils enlèvent ces points des Mous-haf pour qu’ils en soient de nouveau dépourvus comme c’était le cas au temps de ‘Outhman Ibnou ‘Affan. Voir image : ici .

– Ces personnes qui prétendent que toutes les innovations dans l’absolue sont de l’égarement utilisent et éditent eux-même des Mous-haf comportant ces points. Quel attitude contradictoire.

– Voir d’autres articles au sujet de l’innovation : ici .





Al-Azhar confirme qu’insulter Allah est de la mécréance

9 07 2012

   

Dans le livre « ‘Aqidatou l-Mouslimin» ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit :

« Le jugement de celui qui insulte Allah c’est qu’il est mécréant. Montre cela avec les preuves.

Réponse : Le Qadi ‘Iyad a rapporté l’Unanimité que celui qui insulte Allah est jugé mécréant même s’il était en colère, même s’il plaisantait, même s’il n’acceptait pas la mécréance dans son cœur.

Allah ta’ala dit :

{ وَلَئِن سَأَلْتَهُمْ لَيَقُولُنَّ إِنَّمَا كُنَّا نَخُوضُ وَنَلْعَبْ قُلْ أَبِاللهِ وَءَايَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنْتُمْ تَسْتَهْزِءُونَ لاَ تَعْتَذِرُوا قَدْ كَفَرْتُمْ بَعْدَ إِيـمَانِكُمْ }

ce qui a pour sens : « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu : « Nous ne faisions que discuter et jouer ». Dis : Est-ce de Allah, de Ses Ayah, de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants » [sourat At-Tawbah / 65-66].

Il y a le Hadith :

«إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لاَ يَرَى بِهَا بَأْسًا يَهْوِي بِهَا فِي النَارِ سَبْعِينَ خَرِيفًا»

Qui a pour sens : « Certes il arrive à l’esclave de Allah de prononcer un mot dans lequel il ne voit aucun mal et à cause duquel il chutera en enfer d’une distance de soixante-dix automnes » [rapporté par At-Tirmidhi]. »

Informations utiles :

– Le livre « ‘Aqidatou l-Mouslimin» est approuvé par la section des Fondements de la Religion (Ousoulou d-din) de l’Université de Al-Azhar Ach-Charif. Cette croyance a été vérifiée et a reçu le sceau officiel.

– Ici il est confirmé que le jugement de celui qui insulte Allah est jugé mécréant, sans divergence.

– Retrouvez la parole du Qadi ‘Iyad sur ce sujet : ici.

– L’apostasie est de trois sortes comme les savants l’ont classée : l’apostasie par la croyance, l’apostasie par les actes et l’apostasie par la parole. Le fait d’insulter Allah compte parmi l’apostasie par la parole. Que Allah nous en préserve.

– C’est également de la mécréance d’insulter un prophète ou un ange. La règle : c’est que toute croyance, tout acte ou toute parole qui signifie une moquerie ou un dédain à l’égard de Allah, de Ses livres, de Ses messagers, de Ses anges, des signes de Sa religion, de Ses lois, de Sa promesse ou de Sa menace est de la mécréance.

– De nos jours, il y a certaine personne lorsqu’elles sont en colère, insultent Allah et pensent qu’elles sont toujours sur l’Islam, alors qu’elles sont devenues mécréantes.

– Celui qui a commis une mécréance doit revenir immédiatement à l’Islam en prononçant les deux témoignages, qui sont (‘ach-hadou ‘an la ’ilaha ‘il-la l-Lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah) c’est-à-dire : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ». Il ne suffit pas de dire « astaghfirou l-Lah ».





Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari explique le hadith de la femme esclave (al-jariyah)

8 07 2012

   

Dans son ouvrage « Ithafou l-Kainat bi-bayani s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachabbihat », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwa, dans laquelle il a dit :

« وأما إقرار الرسول صلى الله عليه وآله وسلم الجارية على إشارتها نحو السماء فاكتفاء منها بما يدل على عدم شركها لتعتق ، لأنه بإشارتها إلى السماء علم أنها ليست ممن يعبد الأصنام التي في الأرض »

« Quant à la décision du Messager (salla l-Lahou ta’ala ‘alayhi wa ‘ala alihi wa sallam) de libérer la femme esclave (al-jariyah), lorsqu’elle a dirigé sa main vers le ciel, c’est parce que cela indique de sa part qu’elle n’attribue pas d’associé à Allah. Car en montrant le ciel du doigt, il a su qu’elle n’était pas de ceux qui adorent les idoles qui sont sur terre. »

Informations utiles :

– L’Imam Abou Mouhammad Mahmoud ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattab As-Soubki Al-Azhari Al-Maliki est décédé en 1352 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar.

– Ici, il explique comment les savants du khalaf ont compris et expliqué le hadith al-jariyah. Nous voyons qu’en aucun cas, les savants de l’Islam ont compris de ce hadith que le prophète aurait interrogé cette femme esclave d’une interrogation au sujet de l’endroit, ou bien qu’elle aurait désigné le ciel pour indiquer que Allah serait dans le ciel, comme le prétendent les mouchabbihah (assimilationnistes). En effet, Allah n’est pas concerné par l’endroit et la direction. Il n’est ni dans le ciel, ni au-dessus du ciel, ni dans aucun autre endroit.

– Voir d’autres explications de savants au sujet du hadith al-jariyah : ici .

– Cette fatwa fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le chaykh des maîtres des Chafi’ites ; du Chaykh Mouhammad Sabi’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ; du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Abdoul-Hamid ‘Ammar, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ; le Chaykh Dousouqi ‘Abdoullah Al-‘Arabi, du comité des grands savants ; du Chaykh ‘Ali Mahfoudh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ; du Chaykh Ibrahim ‘Ayyarah Ad-Daljamouni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ; le Chaykh Mouhammad ‘Alyan, grand savant de Al-Azhar ; du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ; et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdan.

– Retrouvez d’autres citations des savants de l’Université Islamique Al-Azhar : ici .





L’Imam Malik dit que l’istiwa de Allah est sans comment (rapporté par Al-Bayhaqi)

25 06 2012

   

Dans son livre « Al-I’tiqad », le Hafidh Al-Bayhaqi rapporte avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Yahya Ibnou Yahya, l’un des élèves de l’Imam Malik, qu’il a dit :

« كنا عند مالك بن أنس فجاء رجـل فقال : يا أبا عبد الله (الرَّحْمَنُ عَلَى العَرْشِ اسْتَوَى) كيف استوى؟، فأطرق مالك رأسه حتى ثم علاه الرحضاء، ثم قال: الاستواء غير مجهول، والكيف غير معقول، والإيمان به واجب، والسؤال عنه بدعة، وما أراك إلاّ مبتدعاً. فأمر به أن يُخرج »

« Nous étions auprès de [l’Imam] Malik et c’est alors qu’un homme entra et lui demanda : « Ô Abou ‘Abdou l-Lah [il récita le verset :] « ar-Rahman ‘ala ‘archi stawa » : istawa comment ? (kayf istawa ? )». Malik baissa alors la tête et resta ainsi jusqu’à être couvert de sueur. Puis il dit : « L’istiwa n’est pas inconnu (al-istiwa ghayrou majhoul) et le comment n’est pas concevable (wa l-kayfou ghayrou ma’qoul), croire en cela est une obligation et poser la question à ce sujet est une mauvaise innovation (wa s-sou-alou ‘anhou bid’ah), je ne te considère que comme un mauvais innovateur (wa ma araka il-la moubtadi’an) » et il a ordonné qu’on le fasse sortir ».

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadith, et il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– L’Imam, le spécialiste de la science du Hadith, le Moujtahid –jurisconsulte–,  Malik Ibnou Anas est l’un des plus grand savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 1255 ans. Il est l’Imam de l’école (madh-hab) Malikite.

– Le comment : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allah est exempt de tout cela.

– Ici, l’Imam Malik dit clairement que le comment au sujet de l’istiwa de Allah est inconcevable, c’est-à-dire que c’est un istiwa sans comment (bila kayf). En effet, l’Imam Malik n’a pas accepté que l’on demande « comment ? » au sujet de l’istiwa de Allah. Ceci nous confirme donc que l’istiwa de Allah n’est pas une position assise, ni un établissement, ni une installation, ni une élévation spatiale ni aucun autres sens qui font partie des attributs des créatures et qui sont concerné par le « comment ».

– L’Imam Malik a dit : « l’istiwa’ n’est pas inconnu » (al-istiwa ghayrou majhoul) c’est-à-dire que l’istiwa’ est connu car il est rapporté dans le Qour’an, puis il a dit : « le comment n’est pas concevable »(al-kayfou ghayrou ma’qoul) c’est-à-dire que le comment est exclu, impossible à Son sujet, à savoir que l’istiwa dans le sens du comment, c’est-à-dire de l’attitude comme la position assise, n’est pas concevable : la raison ne l’accepte pas puisqu’il fait partie des caractéristiques des créatures. En effet, la position assise n’est valable que pour un être qui a des membres, c’est-à-dire un postérieur et des genoux, gloire à Allah Qui est exempté de tout cela.

– Cette citation est rapportée avec une chaîne de transmission authentique. Elle a également été citée par le Hafidh Al-Bayhaqi dans son livre « Al-Asma-ou wa s-Sifat ». Le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani l’a rapportée dans son livre « fathou l-bari charh sahih Al-Boukhari », ainsi que le Hafidh Abou Nou’aym dans « Hilyatou l-Awliya », l’Imam Ibnou Abi Zayd Al-Qayrawani dans « Al-Jami’ fi s-Sounan » et d’autres.

– Une autre version authentique proche de celle-ci est rapportée avec les termes (wa kayfa ‘anhou marfou’) c’est-à-dire : « Dire « comment » est exclu à Son sujet ». Cela est rapporté par le Hafidh Al-Bayhaqi dans « Al-Asma-ou wa s-Sifat », par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans son livre « fathou l-bari charh sahih Al-Boukhari », par Adh-Dhahabi dans « Siyari ‘Alami n-Noubala » et d’autres.

– Quant à la version propagée par les anthropomorphistes, selon laquelle Malik aurait dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoul), cette version n’est pas vraie ; elle n’a été validée d’aucun des Salaf ; elle n’a pas été confirmée comme étant la parole de Malik ni de personne d’autre parmi les Imams. L’Imam Malik n’a pas dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoul). Cette version n’a aucune chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser et elle n’est pas conforme au tawhid. En effet, le fait de dire que le comment est ignoré, cela insinue que Allah aurait des attributs qui ont un comment (des caractéristiques des créatures), mais que nous ne saurions pas par lesquelles de ces caractéristiques Il serait attribué; et cela contredit le tawhid.





Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari explique le hadith an-nouzoul

20 06 2012

   

Dans son ouvrage « Ithafou l-Kainat bi-bayani s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachabbihat », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwa, dans laquelle il a dit :

« ومعنى {ينـزل ربنا إلى سماء الدنيا} ينـزل رسوله أو رحمته »

« Et la signification de « ينزل ربنا إلى سماء الدنيا » [-yanzilou Rabbouna ila s-Sama-i d-dounya-] , c’est-à-dire que c’est Son messager (Ange) qui descend au ciel du bas-monde, ou bien Sa miséricorde »

Informations utiles :

– L’Imam Abou Mouhammad Mahmoud ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattab As-Soubki Al-Azhari Al-Maliki est décédé en 1352 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar.

– Ici, il explique comment les savants du khalaf ont expliqué le hadith an-nouzoul. Nous voyons qu’en aucun cas, les savants de l’Islam ont compris de ce hadith que se serait Allah Lui-même qui descendrait, comme le prétendent les mouchabbihah (assimilationnistes). En effet, Allah n’est pas concerné par l’endroit, la direction, le déplacement et le changement.

– Voir d’autres explications de savants au sujet du hadith an-nouzoul : ici .

– Cette fatwa fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le chaykh des maîtres des Chafi’ites ; du Chaykh Mouhammad Sabi’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ; du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Abdoul-Hamid ‘Ammar, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ; le Chaykh Dousouqi ‘Abdoullah Al-‘Arabi, du comité des grands savants ; du Chaykh ‘Ali Mahfoudh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ; du Chaykh Ibrahim ‘Ayyarah Ad-Daljamouni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ; le Chaykh Mouhammad ‘Alyan, grand savant de Al-Azhar ; du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ; et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdan.

– Retrouvez d’autres citations des savants de l’Université Islamique Al-Azhar : ici .





Le chaykh As-Sawi explique le hadith sur l’ascension (al-Mi’raj) et déclare mécréant ceux qui attribuent l’endroit à Allah

19 06 2012

   

Dans son livre « Hachiyyatou s-Sawi ‘ala tafsir al-Jalalayn », le Chaykh As-Sawi a dit au sujet du hadith sur al-Isra wa l-Mi’raj :

« قوله  « قال فرجعت الى ربي » اي الى المكان الذي ناجيت فيه ربي و ليس المراد ان الله في ذلك المكان و رجع له فإن اعتقاد ذلك كفر »

« Sa parole (c’est-à-dire la parole du Prophète) « قال فرجعت الى ربي » (qala faraja’tou ila Rabbi) signifie : l’endroit où j’ai reçu la révélation de mon Seigneur. Et il n’est pas visé que Allah est dans cet endroit et qu’il (le Prophète) serait revenu à Lui. Certes, croire en cela est de la mécréance » 

Informations utiles :

– Le Chaykh Ahmad Ibnou Mouhammad As-Sawi al-Misri al-Maliki est née en 1175 et il est décédé en 1241 de l’Hégire (rahimahoul-Lah), c’est-à-dire il y a environ 200 ans. Son ouvrage « Hachiyyatou s-sawi » est un commentaire du tafsir al-Jalalayn.

– Ici il explique un passage d’un long hadith concernant Al-Isra wa l-Mi’raj (le voyage nocturne et l’Ascension), la partie où le Prophète a reçu la révélation au sujet du nombre de prière obligatoire pour sa communauté.

– Il dit que la parole « فرجعت الى ربي » (faraja’tou ila Rabbi) ne signifie pas que le Prophète serait revenu à un endroit où se trouverait Allah. Le Chaykh As-Sawi dit clairement que celui qui croit cela est un mécréant.

– Le sens de la parole « فرجعت الى ربي » (faraja’tou ila Rabbi) est donc : « Je suis retourné à l’endroit où mon Seigneur m’avait révélé ».





‘A-ichah explique les versets 8 et 9 de sourat An-Najm [Rapporté par Mouslim]

18 06 2012

   

Dans son célèbre recueil de hadith sahih, l’Imam Mouslim a rapporté que ‘A-ichah (radiya l-Lahou ‘anha) a dit au sujet de l’explication de la parole de Allah : { ثُمَّ دَنَا فَتَدَلَّىٰ فَكَانَ قَابَ قَوۡسَيۡنِ أَوۡ أَدۡنَىٰ} [Sourat An-Najm / 8-9] ce qui a pour sens : « Ensuite il s’est rapproché et il fut à deux coudées ou moins » :

« إنّما ذاكَ جبرِيلُ عليه السلام كان يأتِيه، وإنّما أتَاهُ هذِه المرّةَ في صُورَتِه التي هي هَيئَتُه الأصليَّةُ فسَدَّ أُفُقَ السّماء »

« Certes cela désigne (l’ange) Jibril (‘alayhi s-salam), il venait au Prophète, et cette fois-ci il est venu à lui sous son apparence d’origine, et il a couvert l’horizon du ciel »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

– Ici, ‘A-ichah (radiya l-Lahou ‘anha) confirme que celui dont il s’agit dans cette ayah, c’est Jibril (‘alayhi s-salam), puisque le Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa s-sallam) l’a vu à La Mecque à un endroit appelé Ajyad et il avait six cents ailes. Son corps immense cachait l’horizon. Il l’a vu une autre fois à coté de Sidratou l-Mountaha, tout comme Allah ta’ala dit : {وَلَقَدۡ رَءَاهُ نَزۡلَةً أُخۡرَىٰ عِندَ سِدۡرَةِ ٱلۡمُنتَهَىٰ} [Sourat An-Najm / 12-13] ce qui a pour sens : « Et il l’a vu une autre fois, là où se trouve Sidratou l-Mountaha ».

– Le but de l’Ascension (al-mi’raj), ce n’est pas que le Messager parvienne à un endroit où Allah ta’ala serait localisé, celui qui croit cela aura contredit l’Islam. L’objectif de l’Ascension (al-mi’raj), c’est d’honorer le Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa s-sallam).





Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari explique le verset “A-amintoum man fi s-sama” de Sourat Al-Moulk

10 06 2012

      

Dans son ouvrage « Ithafou l-Kainat bi-bayani s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachabbihat », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwa, dans laquelle il a dit :

« ومعنى { ءأمنتم من في السماء } من في السماء عذابه أو سلطانه ومصدر أمره ، أو هو كناية عن تعظيم الله تعالى بوصفه بالعلو والعظمة ، وتنـزيهه عن السفل والتحت لا أنه سبحانه وتعالى حال فيها !! لأن الحلول من صفات الأجسام وأمارات الحدوث والله منـزه عن ذلك »

« Et la signification de { ءأمنتم من في السماء } [a-amintoum man fis-sama] (sourat Al-Moulk), c’est : « Celui dont la souveraineté est au ciel », ou alors c’est une forme (en langue arabe) qui indique la glorification de Allah ta’ala en lui attribuant al-‘oulouww (l’élévation du mérite) et al-‘adhamah (l’éminence) et l’exemption du fait d’être dessous ou en bas (as-soufl wa at-taht), non pas que Allah ta’ala est incarné dans le ciel (fi s-sama), car l’incarnation fait partie des caractéristiques des corps et des signes d’entrée en existence et Allah est exempt de cela. »

Informations utiles :

– L’Imam Abou Mouhammad Mahmoud ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattab As-Soubki Al-Azhari Al-Maliki est décédé en 1352 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar.

– Ici, il explique comment les savants du khalaf ont expliqué le verset « a-amintoum man fis-sama » dans Sourat Al-Moulk. Nous voyons qu’en aucun cas, les savants de l’Islam ont compris de ce verset que Allah serait dans le ciel, comme le prétendent les mouchabbihah (assimilationnistes). D’autres savants ont dit que ce sont les anges qui sont visé dans ce verset.

– Cette fatwa fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le chaykh des maîtres des Chafi’ites ; du Chaykh Mouhammad Sabi’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ; du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Abdoul-Hamid ‘Ammar, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ; le Chaykh Dousouqi ‘Abdoullah Al-‘Arabi, du comité des grands savants ; du Chaykh ‘Ali Mahfoudh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ; du Chaykh Ibrahim ‘Ayyarah Ad-Daljamouni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ; le Chaykh Mouhammad ‘Alyan, grand savant de Al-Azhar ; du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ; et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdan.

– Retrouvez d’autres citations des savants de l’Université Islamique Al-Azhar : ici .





L’istiwa de Allah expliqué par les savants du khalaf (Chaykh As-Soubki Al-Azhari)

27 05 2012

   

Dans son ouvrage « Ithafou l-Kainat bi-bayani s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachabbihat », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwa, dans laquelle il a dit :

« وأما الخلف رحمهم الله تعالى فيقولون في هذه الآيات والأحاديث هي معروفة المعنى ، فمعنى { الرحمن على العرش استوى } استولى بالقهر والتصرف »

« Les gens du Khalaf, que Allah ta’ala leur fasse miséricorde, disent au sujet de ces versets et de ces hadith (il parle ici des versets moutachabihah, c’est à dire non-explicite), que leur sens est connu. Ainsi le sens de {الرحمن على العرش استوى} [ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa]  est que Allah domine le Trône par Sa toute-Puissance (Istawla bi l-qahri) et que le Trône est sous Sa destinée.»

Informations utiles :

– L’Imam Abou Mouhammad Mahmoud ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattab As-Soubki Al-Azhari Al-Maliki est décédé en 1352 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar.

– Ici, il dit que les savants du khalaf expliquent l’istiwa de Allah (comme dans le verset Taha/5) par le sens de la domination par Sa toute-puissance.

– De nos jours, il y a certaines personnes qui n’ont pas appris les bases du tawhid, et qui comprennent de ce verset que Allah serait établit ou assis ou installé sur le Trône. Ceci est contraire à la croyance des musulmans. Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari dit bien que les musulmans du khalaf ont expliqué l’istiwa de Allah par le sens de  » istawla bi l-qahri » c’est à dire par le fait de dominer par Sa toute-Puissance.

– Concernant Allah, la signification de “istawla” n’est donc pas :

  • de vaincre après avoir combattu, ce qui impliquerait un changement, et le changement est impossible au sujet de Allah ‘azza wa jall.
  • ni de dominer physiquement par l’élévation de la position, ce qui impliquerait un endroit et une direction, ce qui est également impossible au sujet de Allah ta’ala.

– Cette fatwa fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le chaykh des maîtres des Chafi’ites ; du Chaykh Mouhammad Sabi’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ; du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Abdoul-Hamid ‘Ammar, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ; le Chaykh Dousouqi ‘Abdoullah Al-‘Arabi, du comité des grands savants ; du Chaykh ‘Ali Mahfoudh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ; du Chaykh Ibrahim ‘Ayyarah Ad-Daljamouni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ; le Chaykh Mouhammad ‘Alyan, grand savant de Al-Azhar ; du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ; et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdan.

– D’autres extraits de cette fatwa seront publiés incha-a l-Lah.

– Retrouvez d’autres citations des savants au sujet de l’istiwa de Allah : ici .

– Retrouvez d’autres citations des savants de l’Université Islamique Al-Azhar : ici .





L’Imam Al-Ghazali dit que Allah existe sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps

24 05 2012

   

Dans son célèbre ouvrage « Ihya-ou ‘Ouloumi d-Din » dans la partie des règles de la croyance (tome 1 page 108 de cette édition) l’Imam Al-Ghazali a dit :

« أنه لا يحل في شئ، ولا يحل فيه شئ، تعالى عن أن يحويه مكان كما تقدس عن أن يحويه زمان، بل كان قبل أن يخلق الزمان والمكان وهو الآن علي ما عليه كان »

« Allah ne s’incarne pas en quoi que ce soit, et rien ne s’incarne en Lui. Il est exempt du fait d’être contenu dans un endroit, tout comme Il est exempt du fait de dépendre du temps. Au contraire, Son existence prime sur la création du temps et de l’endroit, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité »

Informations utiles :

– Le Chaykh, l’Imam Abou Hamid Mouhammad Ibnou Mouhammad Al-Ghazali est né en 450 et il est décédé en 505 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 930 ans. C’est un savant très célèbre, il était surnommé « Houjjatou l-Islam » c’est-à-dire qu’il était capable de prouver la véracité, la beauté et la sagesse de l’Islam. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 5ème siècle de l’Hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il était du madhhab (école de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son livre «Ihya-ou ‘Ouloumi d-Din » est son ouvrage le plus connu.

– Ici il confirme la croyance de Ahlou s-Sounnah, sur le fait que Allah existe sans endroit, et qu’Il ne dépend pas du temps. Il explique également que Allah est exempt de l’incarnation.

– Retrouvez d’autres citations de l’Imam Al-Ghazali : ici.





Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari explique la voie du Salaf et du Khalaf concernant les textes non explicites (moutachabih)

13 04 2012

   

Dans son ouvrage « Ithafou l-Kainat bi-bayani s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachabbihat », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwa, dans laquelle il a dit :

« وأما مذهب السلف والخلف بالنسبة للآيات والأحاديث المتشابهة فقد اتفق الكل على أن الله تعالى منـزه عن صفات الحوادث ، فليس له عز وجل مكان في العرش ولا في السماء ولا في غيرهما ، ولا يتصف بالحلول في شيء من الحوادث ، ولا بالاتصال بشيء منها ، ولا بالتحول والانتقال ونحوهما من صفات الحوادث ، بل هو سبحانه وتعالى على ما كان عليه قبل خلق العرش والكرسي والسماوات وغيرها من الحوادث »

« Quant à la voie du Salaf et du Khalaf concernant les versets (ayah) et les hadiths non explicites (moutachabih), tous se sont accordés à dire que Allah ta’ala est exempt des caractéristiques des créatures, que Allah ‘azza wa jall n’a pas d’endroit, ni au trône, ni dans le ciel, ni ailleurs. Et qu’Il n’est pas caractérisé par l’incarnation dans des choses qui seraient entrées en existence, ni par le contact avec quoi que ce soit, ni par le changement, ni par le déplacement et ce qui est du même ordre des caractéristiques de ce qui entre en existence. Mais Allah soubhanahou wa ta’ala est tel qu’Il est avant l’existence du trône, avant qu’Il n’ait créé le trône, le piédestal, les cieux et autres choses qui sont entrées en existence. »

Informations utiles :

– L’Imam Abou Mouhammad Mahmoud ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattab As-Soubki Al-Azhari Al-Maliki est décédé en 1352 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar.

– Ici, il dit que les gens du Salaf et du Khalaf sont en accord sur le fait que Allah est sans endroit, et qu’Il est exempt des caractéristiques des créatures, comme le changement, le déplacement, et le contact.

– Cette fatwa fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le chaykh des maîtres des Chafi’ites ; du Chaykh Mouhammad Sabi’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ; du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Abdoul-Hamid ‘Ammar, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ; le Chaykh Dousouqi ‘Abdoullah Al-‘Arabi, du comité des grands savants ; du Chaykh ‘Ali Mahfoudh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ; du Chaykh Ibrahim ‘Ayyarah Ad-Daljamouni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ; le Chaykh Mouhammad ‘Alyan, grand savant de Al-Azhar ; du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ; et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdan.

– D’autres extraits de cette fatwa seront publiés incha-a l-Lah.

– Retrouvez d’autres citations des savants de l’Université Islamique Al-Azhar : ici .





Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari répond aux égarés qui interprètent mal certains versets du Qour-an

22 03 2012

         

Dans son ouvrage « Ithafou l-Kainat bi-bayani s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachabbihat » le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwa, dans laquelle il réplique aux égarés qui utilisent le verset « ar-rahman ‘ala-l ‘arch istawa » et le verset « A-amintoum man fi s-sama » pour tenter d’appuyer leur mauvaise croyance que Allah serait dans un endroit ou une direction, ou qu’il serait assis sur le Trône. Il a dit :

« واستدلاله على زعمه الباطل بهاتين الآيتين ونحوهما أن الله عز وجل يحل في عرشه أو يجلس عليه أو يحل في سماء أو نحو ذلك مما تزعمه تلك الشرذمة ، مع أن كلام الله غير مخلوق وهو من صفات الله تعالى القديمة الموجودة قبل وجود العرش والسماوات ، فالله تعالى موصوف بأنه استوى على العرش قبل وجود العرش ، وهل كان جالسا ـ على زعمهم ـ على العرش المعدوم قبل وجوده ؟؟!! وهل جل جلاله في السماء قبل خلق السماء ؟؟!! هذا مما لا يتوهمه عاقل ، وهل العقل يصدق بحلول القديم في شيء من الحوادث ؟؟!! فإنا لله وإنا إليه راجعون ، وعلى الجملة فهذا القائل المجازف وأمثاله قد ادعوا ما لا يقبل الثبوت لا عقلا ولا نقلا ، وقد كفروا وهم يحسبون أنهم يحسنون صنعا ، والطامة الكبرى التي نـزلت بهؤلاء دعواهم أنهم ( سلفيون ) !!! ، وهم عن سبيل الحق زائغون ، وعلى خيار المسلمين يعيبون ، فلا حول ولا قوة إلا بالله العلي العظيم »

« Prétendre argumenter sur la base ces deux versets (ayah) est infondé. Comment quelqu’un de raisonnable comprendrait-il de ces deux versets (ayah) et de ceux qui sont du même ordre, que Allah ‘azza wa jall serait assis sur le Trône, ou s’assoirait dessus, ou qu’Il serait dans le ciel ou ce qui est du même ordre que ce que prétend ce groupuscule alors que la parole de Allah n’est pas créée, qu’elle est l’un des attributs de Allah ta’ala exempt de début ?

Allah existe avant l’existence du Trône et des cieux. Allah ta’ala a pour attribut l’Istiwa ‘ala l-‘arch avant l’existence du Trône. Selon eux, aurait-Il été assis sur le Trône qui n’existait avant d’exister ?  Allah jalla jalalouh aurait-Il été dans le ciel avant la création des cieux ? Quelqu’un de raisonnable ne conçoit pas cela. Est-ce que la raison va croire que Celui Qui est exempt de début S’incarnerait dans quelque chose qui entre en existence ? Certes nous appartenons à Allah et nous reviendrons à Son jugement.

En résumé, si quelqu’un tient ces propos, lui et ses semblables qui n’acceptent aucune confirmation, ni par la raison ni par les textes transmis, ils sont devenus mécréants alors qu’ils pensent être en train de bien faire. Ce qui est catastrophique c’est qu’ils prétendent être des Salafis (attaché à la voie du Salaf), alors que ce sont des gens qui ont dévié de la voie de la vérité en blâmant les meilleurs des musulmans (les Salaf). Wa la hawla wa la qouwwata ila bi l-lah al-‘Aliyy al-‘Adhim. »

Informations utiles :

– L’Imam Abou Mouhammad Mahmoud ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattab As-Soubki Al-Azhari Al-Maliki est décédé en 1352 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar.

– Ici il dit que le verset « ar-rahman ‘ala-l ‘arch istawa » [Sourat taha/5] et le verset « A-amintoum man fi s-sama » [Sourat al moulk /16 et 17], ne sont en aucun cas des arguments pour attribuer à Allah l’endroit, la direction ou encore le fait d’être sur le Trône.

– De plus, il met en garde contre un groupuscule d’égarés qui prétendent être « salafi » alors qu’ils ont une croyance contraire à l’Islam. Ce groupe anthropomorphiste, qui assimile Allah à Ses créatures, et qui se cache sous l’appellation trompeuse de « salafi » est toujours présent à notre époque et utilise les mêmes arguments. Ils sont également connu sous l’appellation de « wahhabite ».

– Il dit clairement qu’une telle croyance constitue de la mécréance, et il répète cela à plusieurs reprises dans sa fatwa.

– Cette fatwa fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le chaykh des maîtres des Chafi’ites ; du Chaykh Mouhammad Sabi’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ; du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Abdoul-Hamid ‘Ammar, l’enseignant des hautes études ; du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ; le Chaykh Dousouqi ‘Abdoullah Al-‘Arabi, du comité des grands savants ; du Chaykh ‘Ali Mahfoudh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ; du Chaykh Ibrahim ‘Ayyarah Ad-Daljamouni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ; le Chaykh Mouhammad ‘Alyan, grand savant de Al-Azhar ; du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ; et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdan.

– D’autres extraits de cette fatwa seront publiés incha-a l-Lah.

– Retrouvez d’autres citations des savants de l’Université Islamique Al-Azhar : ici .





Le loughawi Az-Zajjaj (du salaf) interprète « istawa » par « dominer par Sa toute-puissance » (istawla) [rapporté par An-Naçafi]

19 03 2012

   

Dans son célèbre tafsir (exégèse du Qour-an), lors de l’explication du verset « ٱلرَّحۡمَـٰنُ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ ٱسۡتَوَىٰ » « Ar-Rahman ‘ala l-‘arch istawa » (sourat Taha/5), l’Imam An-Naçafi a dit :

« La signification de  » istawa  » est  » dominer par Sa toute-puissance  » (istawla) selon Az-Zajjaj »

Informations utiles :

– L’Imam, l’exégète (Moufassir) ‘Abdou l-Lah Ibnou Ahmad An-Naçafi, est décédé en 710 de l’Hégire, certains ayant dit en 701 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 730 ans. Il suivait l’école de jurisprudence (madh-hab) de l’Imam Abou Hanifah. Son exégèse du Qour-an (tafsir) est une référence en la matière chez l’ensemble des Sunnites.

– Le Spécialiste de la langue Arabe (Loughawi) Abou ich-haq Ibrahim Ibnou Mouhammad Ibnou s-Sourri Az-Zajjaj Al-Baghdadi, est l’un des linguistes les plus connus, il faisait partie des gens du Salaf, il est né en 241 et il est décédé en 311 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Il est souvent cité comme référence par les exégètes (moufassiroun).

– Ici, il dit que la signification de  » istawa  » dans le verset « Ar-Rahman ‘ala l-‘arch istawa » est « dominer par Sa toute-puissance» (istawla). Nous rappelons que Az-Zajjaj est non seulement un Salaf, mais il est également un des plus grands spécialistes de la langue Arabe (loughawi).

– Concernant Allah, la signification de « istawla » n’est donc pas :

  • de vaincre après avoir combattu, ce qui impliquerait un changement, et le changement est impossible au sujet de Allah ‘azza wa jall.
  • ni de dominer physiquement par l’élévation de la position, ce qui impliquerait un endroit et une direction, ce qui est également impossible au sujet de Allah ta’ala.

– Le chaykh Az-Zajjaj rapporte lui-même  l’interprétation par « istawla » dans son livre  » غريب القرءان و تفسيره  » (Gharibou l-Qour-an waTafsirih).

– De nombreux autres savants ont avancé l’interprétation par « istawla » concernant ce verset, tels que At-Tabarani, As-Samarqandi ou encore Al-‘Izz Ibnou ‘Abdi s-Salam.

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet de l’istiwa de Allah : ici .





L’Imam Ibn Al-Jawzi interprète le verset {wa yabqa wajhou Rabbika} [Sourat Ar-Rahman/27]

16 03 2012

   

Dans son livre « Daf’ou Choubahi t-Tachbih » (page 113 de cette édition) l’Imam Ibnou l-Jawzi a dit :

« Allah ta’ala dit { وَيَبۡقَىٰ وَجۡهُ رَبِّكَ ذُو ٱلۡجَلَـٰلِ وَٱلۡإِكۡرَامِ } [Sourat Ar-Rahman/27] (wa yabqa wajhou Rabbika Dhou l-Jalali wa l-Ikram) [Qui signifie : « Et seul subsistera le wajh de ton Seigneur, Dhou-l Jalali wa l-Ikram »] ; les exégètes (al-moufassiroun) ont dit que la signification est : seul subsistera ton Seigneur. »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh –spécialiste des chaînes de transmission du hadith–, le Moufassir –exégète– Abdou r-Rahman Ibnou ‘Ali connu sous le nom de Ibnou l-Jawzi le Hanbalite, est né en 508 et il décédé en 597 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a 835 ans.

– Ibnou l-Jawzi fait partie des piliers des hanbalites. Il a écrit son livre « Daf’ou Choubahi t-Tachbih » pour répliquer à ceux qui ont attribué le corps à Allah tout en se réclamant de l’école de l’Imam Ahmad alors que l’Imam Ahmad est innocent de ce qu’ils ont pris pour croyance. Ibnou l-Jawzi a souligné dans ce livre que la croyance du Salaf est bien la croyance de l’Imam Ahmad, l’exemption de Allah de l’endroit, de la limite, du corps, de la position debout, assise, de l’installation et de toutes les autres caractéristiques des choses qui entrent en existence et des corps.

– Il explique que dans le verset {wa yabqa wajhou Rabbika}, le terme « wajh »  fait référence à Allah lui-même. En effet dans la langue arabe le terme « wajh » peut être utilisé pour désigner l’être. En aucun cas ce verset signifierait que Allah aurait une face ou un visage comme le prétendent les anthropomorphistes (mouchabbihah).

– Voir d’autres citations de savants au sujet du terme « wajh » : ici .





L’Imam Al-Kawthari dit que la ayah {Layça kamithlihi chay} exempte Allah de la direction

15 08 2011

   

L’assistant du dernier calife des musulmans, l’Imam Al-Kawthari a dit dans son commentaire du livre de l’imam Taqiyyou d-Din as-Soubki « as-sayfou s-Saqil » (page 88 de notre édition) :

« قوله سبحانه { لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ} [ سورة الشورى / 11] نصٌّ في نفي الجهة عنه تعالى ، إذ لو لـم تنف عنه الجهة لكانت له أمثال لا تحصى ، تعالى الله عن ذلك »

« Sa parole soubhanahou : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay) [sourat Ach-Choura / 11] qui signifie : « Rien n’est tel que lui » est un texte qui exempte Allah de la direction, ta’ala. En effet, s’Il n’était pas exempt de la direction Il aurait des semblables innombrables, gloire à Allah Qui en est exempt ».

Informations utiles :

– L’imam, le Chaykh Mouhammad Zahid Al-Kawthari Al-Hanafi était l’assistant du dernier calife des musulmans (le califat a pris fin en 1922-1924). Il était un grand savant hanafite qui a même été appelé par certains le « moujaddid » du siècle dernier (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il est né en 1296 et il est décédé en 1371 de l’Hégire (rahimahou l-Lah), c’est à dire il y a environ 60 ans.

– Ici, l’Imam Al-Kawthari dit que la Ayah « Layça kamithlihi chay » (qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ») [Sourat Ach-Choura / 11] exempte Allah de la direction. Voici la croyance du dernier califat musulman, en accord avec la croyance des musulmans du salaf et du khalaf.





L’Imam Al-Qourtoubi explique le verset de l’istiwa.

11 07 2011

      

Dans son célèbre tafsir, lors de l’explication de la Ayah 29 de Sourat Al-Baqarah, qui est le premier verset de l’istiwa dans le Qour’an (tome 1 page 254 de cette édition), l’Imam Al-Qourtoubi a dit :

« Les gens sont, au sujet de ce verset et de ceux qui sont du même type, en trois groupes :

Certains ont dit : « nous les lisons, et nous y croyons sans en faire l’éxégèse » , et c’est ce qu’ont choisi la plupart des imams, et il en est tel qu’il a été rapporté de [l’imam] Malik, rahimahou l-Lah, qu’un homme l’avait interrogé au sujet du verset « ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa » et qu’il a dit « L’istawa n’est pas inconnu, et le comment n’est pas concevable, et la croyance en cela est obligatoire et questionner à ce sujet est une [mauvaise] innovation et je vois que tu es quelqu’un de mauvais!» Et il l’a fait sortir. 

Certains autres ont dit : « nous les lisons et nous les expliquons selon ce qui est apparent dans la langue ». Et ceci est la parole des anthropomorphistes (mouchabbihah).

Et d’autres ont dit : « Nous les lisons et nous les interprétons et nous interdisons le fait de les prendre selon le sens apparent. »

[Puis l’Imam Al-Qourtoubi continu en citant certaines interprétations…]

Informations utiles :

– Le Moufassir –exégète– Mouhammad Ibnou Ahmad Al- Ansari Al-Qourtoubi est décédé en 671 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 760 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Malik. Son tafsir « Al-Jami’ou li Ahkami l-Qour-an » est une référence incontournable.

– Cette citation est très importante car l’Imam Al-Qourtoubi indique les différentes voies utilisés par les gens de science fasse à ce verset et ceux du même type, c’est-à-dire les versets équivoques (Moutachabihat) : l’une d’elle est de lire le verset (ou le hadith) tel qu’il apparaît dans le texte sans en faire l’exégèse et d’y croire sans attribuer de comment (kayf) à Allah.  L’autre voie est le fait d’interpréter le texte (verset ou hadith) par un sens autre que le sens apparent.

– Et L’imam Al-Qourtoubi précise que le fait de prendre ce verset et ceux de ce type selon le sens apparent est la voie des anthropomorphistes (mouchabbihah). Le sens apparent du terme istiwa est : le fait de s’asseoir, de s’installer ou de s’établir. Il n’est pas valable d’attribuer cela à Allah.

– Il cite, également, la précieuse parole de l’Imam Malik lorsqu’il a été interrogé sur la ayah « ar-Rahman ‘ala l-‘archi stawa » et qu’il a répondu qu’il est un devoir d’y croire et que le comment est inconcevable au sujet de Allah, c’est-à-dire que l’istawa de Allah est sans comment. Cette parole est également rapporté avec une chaîne de transmission authentique par l’Imam Al-Bayhaqi dans son livre « Al-Asma-ou wa s-Sifat ».

– Le comment : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allah est exempt de tout cela.





An-Nawawi rapporte de Ibn ‘Oumar et de Ach-Chafi’i le caractère recommandé de réciter le Qour-an en faveur des morts musulmans

16 06 2011

   

L’Imam An-Nawawi, dans son livre Al-Adhkar (page 159 de cette édition) après avoir cité un hadith incitant les musulmans à invoquer Allah en faveur du défunt musulman, il a dit :

« قال الشافعي والأصحاب: يُستحبّ أن يقرؤوا عنده شيئاً من القرآن، قالوا: فإن ختموا القرآن كلَّه كان حسناً »

« Ach-Chafi’i et les as-hab – les savants de l’école – ont dit : « Il est recommandé qu’ils récitent auprès de lui quelque chose du Qour-an. Ils ont dit : Et s’ils récitent tout le Qour-an, c’est bien »

Puis An-Nawawi a dit :

« وروينا في سنن البيهقي بإسناد حسن؛ أن ابن عمر استحبَّ أن يقرأ على القبر بعد الدفن أوّل سورة البقرة وخاتمتها »

« Il nous a été rapporté dans les Sounan de Al-Bayhaqi avec une chaîne de transmission haçan – fiable – que Ibnou ‘Oumar a jugé recommandé de réciter sur les tombes après l’enterrement, le début et la fin de sourat Al-Baqarah »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Ici il rapporte de l’Imam Ach-Chafi’i (et des savants de son école) ainsi que du compagnon Ibnou ‘Oumar, le caractère  recommandé de réciter le Qour-an en faveur des morts musulmans.

– Parmi les preuves que la récitation du Qour-an par un tiers est utile au musulman décédé, il y a la parole du Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) : « إِقْرَءُوا يَس عَلَى مَوْتَاكُم » ce hadith signifie : « Récitez Ya Sin pour vos morts » [Rapporté par Abou Dawoud, An-Naça-i dans « Les actes du jour et de la nuit », Ibnou Majah, Ahmad, Al-Hakim et Ibnou Hibban.] (ceci fera l’objet d’un article incha-a l-Lah)

– il n’y a aucune preuve qui interdise la récitation du Qour-an en faveur du défunt musulman, ni dans Al-Qour-an ni dans la Sounnah. Et jamais aucun savant des écoles de jurisprudence ne l’a interdite. Comment alors certains ont-ils eu l’audace d’interdire ce que jamais personne avant eux n’a interdit de faire ?