L’Imam An-Nawawi confirme que l’ombre du Jour du Jugement est celle du Trône

26 09 2012

   

Dans son commentaire du Sahih Mouslim, l’Imam An-Nawawi a dit a dit au sujet du hadith qui comporte l’expression « في ظله » (fi dhilihi) :

« والمراد هنا ظل العرش كما جاء في حديث آخر مبينا ، والمراد يوم القيامة إذا قام الناس لرب العالمين ودنت منهم الشمس واشتد عليهم حرها ، وأخذهم العرق ، ولا ظل هناك لشيء إلا للعرش »

« Le sens qui est visé ici c’est l’ombre du trône comme cela est parvenu clairement dans un autre hadith ; le sens c’est qu’au Jour Dernier, lorsque les gens seront stationnés pour le Jugement du Seigneur des mondes, que le soleil se rapprochera, sa chaleur s’intensifiera et que leur sueur coulera, il n’y aura pas à ce moment là d’autre ombre que celle du Trône. »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son charh (commentaire) du Sahih Mouslim est incontournable.

– Ici, il explique que ce qui est visé par l’expression « في ظله » (fi dhilihi, qui signifierai au sens apparent : Son ombre), c’est l’ombre du Trône, comme cela est indiqué dans un autre hadith qui a le degré de Haçan (fort). Et cela ne signifie pas que Allah aurait une ombre, comme l’ont prétendu certains assimilateurs (mouchabbihah).

– Al-Hafidh Al-‘Iraqi (rahimahou l-Lah) mort au huitième siècle de l’hégire a dit : « La meilleure façon d’expliquer un hadith c’est de l’expliquer par un autre hadith. ».

– Retrouvez l’explication de ce même hadith par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani : ici .






Les compagnons faisaient le tabarrouk par la tunique du prophète [rapporté par Mouslim]

20 09 2012

   

Dans son célèbre recueil de hadith sahih, l’Imam Mouslim rapporte du Mawla de Asma Bintou Abi Bakr qu’il a dit :

« فرجعت إلى أسماء فخبرتها فقالت هذه جبة رسول الله صلى الله عليه وسلم فأخرجت إلي جبة طيالسة كسروانية لها لبنة ديباج وفرجيها مكفوفين بالديباج فقالت هذه كانت عند عائشة حتى قبضت فلما قبضت قبضتها وكان النبي صلى الله عليه وسلم يلبسها فنحن نغسلها للمرضى يستشفى بها »

« Asma nous a présenté une tunique longue (joubbah), dont l’encolure était ornée de brocart et les emmanchures ourlées, puis elle a dit : « C’est la joubbah du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) ; elle se trouvait chez ‘A-ichah. Je l’ai récupérée lorsqu’elle est décédée. Le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) la portait. Nous la trempons dans l’eau pour les malades et recherchons par elle la guérison ».

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

– Dans une autre version, il est rapporté à la fin du hadith : « Nous la trempons dans l’eau pour quiconque est malade parmi nous ».

– Ce hadith nous montre que les compagnons, et les proches de la famille du prophète (salla l-lahou ‘alayhi wa sallam) autorisaient et pratiquaient le tabarrouk par les traces du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam).

–  Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allah ta’ala qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc.

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tabarrouk : ici .





Al-Housni rapporte de Al-Bayhaqi que les compagnons venaient à la tombe du Prophète lors de difficultés

25 07 2012

   

Dans son livre « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad  » l’Imam Taqiyyou d-Din Al-Housni a dit :

« وروى البيهقي بسنده إلى الأعمش عن ابي صالح قال أصاب الناس قحط في زمن عمر رضى اللّه عنه فجاء رجل إلى قبر النبي صلى الله عليه وسلم فقال: يا رسول الله استسق لأمتك فأتاه رسول الله في المنام فقال: أئت عمر فاقرأه مني السلام وأخبره أنهم مسقون وقل له: عليك الكيس،قال فأتى الرجل عمر فأخبره فبكى عمر رضى اللّه عنه وقال: يا ربّ ما ءالو إلا ما عجزت عنه »

« Al-Bayhaqi a rapporté avec sa chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Al-A’mach, d’après Abou Salih qui  a dit : « Les gens furent touchés par la sécheresse durant le califat de ‘Oumar Ibnou l-Khattab. Un homme est alors venu à la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et a dit : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté ». Cet homme a alors vu dans le rêve le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) lui dire : «Passe le salam à ‘Oumar et informe-le qu’ils recevront la pluie et dis-lui: «Occupe-toi bien de la communauté». L’homme est alors allé voir ‘Oumar et lui a annoncé cela. ‘Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : « Ô Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté »

Informations utiles :

– L’Imam, le Faqih (spécialiste de la jurisprudence) Abou Bakr Taqiyyou d-Din Al-Housni Ach-Chafi’i Ad-Dimachqi est décédé en 829 de l’Hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 600 ans.

– L’Imam, le Hafidh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadith, et il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Ce Hadith a été rapporté par le Hafidh Al-Bayhaqi dans « Dala-il an-Noubouwwa » ; par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans son commentaire du sahih Al-Boukhari « Fath Al-Bari » et dans «al-Isabah fi Tamyiz as-Sahabah » qui déclare que la chaîne de transmission est sahih, par Ibnou Kathir à deux reprises dans « al-Bidayah wa n-Nihayah » qui déclare également que la chaîne de transmission est sahih (voir : ici), par Adh-Dhahabi dans « Siyari A’lami n-Noubala » (voir : ici), par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubki dans « Chifa-ou s-Saqam », par Al-Housni dans « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad » et par d’autres encore… Cela fera l’objet d’articles incha-a l-Lah.

– Dans ce Hadith, nous retenons qu’un compagnon s’est rendu à la tombe du Messager pour faire le tabarrouk (la recherche de bénédiction) et l’istighathah (la demande du renfort) ; et personne ne l’a blâmé ou n’a renié cela, ni ‘Oumar, ni personne d’autre parmi les compagnons et ceux qui les ont succédés. Pourtant ‘Oumar était connu pour être ferme lorsqu’il s’agissait de blâmer un égarement. Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce Hadith que le compagnon en question est Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzani.

– Et le rapporteur de ce récit est Malik Ad-Dar qui était responsable du trésor public des musulmans (Baytou l-mal) auprès du Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattab. Certains ignorants prétendent que Malik Ad-Dar est quelqu’un d’inconnu. Leur parole est réfutée par le fait que ‘Oumar ne prend pour la fonction de Responsable du Trésor que quelqu’un digne de confiance.

– Ceux qui déclarent mécréant la personne du simple fait qu’elle a eu pour destination la tombe du Messager ou d’un saint, pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions), ceux-là ont ignoré la signification de l’adoration (‘ibadah). Ils ont contredit la croyance qu’ont les musulmans. Les musulmans, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, ont depuis toujours visité la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Le sens de la visite n’est pas que le Messager leur créerait la bénédiction ! Mais le sens en est qu’ils espèrent que Allah leur crée la bénédiction (barakah) grâce à leur visite de sa tombe.

– Ce hadith invalide la prétention des wahhabites que l’istighathah (recherche du renfort) par le Messager après sa mort serait une forme d’association (chirk).





L’Imam Ibn Hajar Al-‘Asqalani confirme que l’ombre du Jour du Jugement est celle du Trône

23 07 2012

   

Dans son commentaire du Sahih de Al-Boukhari «Fath Al-Bari », l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani a dit au sujet du hadith qui comporte l’expression « في ظله » (fi dhilihi) :

« وقيل المراد ظل عرشه ، ويدل عليه حديث سلمان عند سعيد بن منصور بإسناد حسن « سبعة يظلهم الله في ظل عرشه » »

« Il a été dit que le sens visé est l’ombre du Trône ; ce qui démontre cela c’est le Hadith de Salman d’après Sa’id ibn Mansour avec une chaîne de transmission Haçan (fort) : [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées à l’ombre du Trône (‘Arch) ».

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islam, Amir al-Mou-minin fi l-hadith (le Prince des croyants dans la science du hadith) Chihab ad-Din Abou l-Fadl Ahmad Ibn ‘ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalani est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadith qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son livre « Fath Al-Bari » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahih Al-Boukhari.

– Ici, il explique que ce qui est visé par l’expression « في ظله » (fi dhilihi, qui signifierai au sens apparent : Son ombre), c’est l’ombre du Trône, comme cela est indiqué dans un autre hadith qui a le degré de Haçan (fort). Et cela ne signifie pas que Allah aurait une ombre, comme l’ont prétendu certains assimilateurs (mouchabbihah).

– Al-Hafidh Al-‘Iraqi (rahimahou l-Lah) mort au huitième siècle de l’hégire a dit : « La meilleure façon d’expliquer un hadith c’est de l’expliquer par un autre hadith. ».





Al-Azhar confirme qu’il est permis de faire le tawassoul par les prophètes et les saints

30 06 2012

   

Dans le livre « ‘Aqidatou l-Mouslimin» ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit :

« Quel est le jugement de celui qui appelle un prophète ou un saint en leur absence ? Et quel est le jugement de demander au saint et au prophète quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander ?

Réponse : Ceci est permis car le simple fait d’appeler ou de demander une chose inhabituelle ne constitue pas une adoration pour autre que Allah. Ce n’est pas le simple fait de dire : « Ô Messager de Allah » qui est une association à Allah. En effet, il a été confirmé que Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzani était venu auprès de la tombe du Messager durant l’année de la sècheresse (ar-ramadah) au temps du califat de ‘Oumar, et qu’il avait dit : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils risquent de périr ». Ceci a été rapporté par Al-Bayhaqi et d’autres. ‘Oumar ne l’a pas renié à Bilal Ibnou l-Harith ni personne d’autre que ‘Oumar, tous l’ont au contraire approuvé. Allah ta’ala dit :

{ وَلَوْ أَنَّهُمْ إِذْ ظَلَمُوا أَنْفُسَهُمْ جَاءُوكَ فَاسْتَغْفَرُوا اللهَ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمُ الرَسُولُ لَوَجَدُوا اللهَ تَوَّابًا رَحِيمًا }

ce qui a pour sens : « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils venaient auprès de toi pour demander le pardon à Allah, et le Messager demandait le pardon pour eux, ils sauraient que Allah est Celui Qui accepte le repentir et Qui fait miséricorde ». [sourat An-Niça / 64]

D’autre part, il est confirmé que Ibnou ‘Oumar a dit :

« يَا مُحَمَّد »

(ya Mouhammad)

ce qui a pour sens : « Ô Mouhammad » lorsque sa jambe s’était comme paralysée. Ceci est rapporté par Al-Boukhari dans son livre Al-Adabou l-Moufrad. »

Informations utiles :

– Le livre « ‘Aqidatou l-Mouslimin» est approuvé par la section des Fondements de la Religion (Ousoulou d-din) de l’Université de Al-Azhar Ach-Charif. Cette croyance a été vérifiée et a reçu le sceau officiel.

– Ici, il est confirmé le caractère permis de faire le tawassoul par les prophètes et les saints. En effet, cela est un acte qui était pratiqué par les compagnons et le tawassoul ne constitue pas une adoration pour autre que Allah.

– Retrouvez les articles au sujet du compagnon Bilal Ibnou l-Harith qui s’est rendu à la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) afin qu’il demande la pluie : rapporté par Ibn Kathir ici et par Adh-Dhahabi ici .

– Retrouvez l’article au sujet de Ibnou ‘Oumar qui a dit « Ya Mouhammad » rapporté par Al-Boukhari : ici .





Adh-Dhahabi rapporte que les compagnons venaient à la tombe du Prophète lors de difficultés

22 06 2012

   

Dans son livre « Siyari ‘Alami n-Noubala » (tome 28 page 86 de cette édition), Adh-Dhahabi a dit :

«  وقال الأعمش : عن أبي صالح ، عن مالك الدار ، قال : أصاب الناس قحط في زمان عمر ، فجاء رجل إلى قبر رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال : يا رسول الله ، استسق الله لأمتك فإنهم قد هلكوا ، فأتاه رسول الله صلى الله عليه وسلم في المنام ، وقال : ائت عمر فأقره مني السلام وأخبره أنهم مسقون وقل له : عليك الكيس الكيس ، فأتى الرجل فأخبر عمر فبكى ، وقال : يا رب ما آلو ما عجزت عنه »

« Al-A’mach a dit, d’après Abou Salih qui rapporte que Malik Ad-Dar a dit: « Les gens ont été atteints de famine à l’époque de ‘Oumar (ibnou l-Khattab). Un homme est alors venu à la tombe du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et a dit : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils sont sur le point de périr ». Cet homme a alors vu dans le rêve quelqu’un lui dire : « Passe à ‘Oumar le salam et annonce lui la nouvelle qu’ils auront la pluie et dis lui : fais bien preuve de bonne volonté et d’ardeur ». L’homme est alors allé voir ‘Oumar et lui a annoncé cela. ‘Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : « Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté »»

Informations utiles :

– Adh-Dhahabi est né en 643 et il est mort en 748 de l’hégire, c’est-à-dire il y a plus de 680 ans. Il est souvent pris comme référence par les gens de la déviation qui s’opposent au tabarrouk et au tawassoul.

– Ce Hadith a été rapporté par le Hafidh Al-Bayhaqi dans « Dala-il an-Noubouwwa » ; par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans son commentaire du sahih Al-Boukhari « Fath Al-Bari » et dans «al-Isabah fi Tamyiz as-Sahabah » qui déclare que la chaîne de transmission est sahih, par Ibnou Kathir à deux reprises dans « al-Bidayah wa n-Nihayah » qui déclare également que la chaîne de transmission est sahih, par Adh-Dhahabi dans « Siyari A’lami n-Noubala », par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubki dans « Chifa-ou s-Saqam », par Al-Housni dans « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad » et par d’autres encore… Cela fera l’objet d’articles incha-a l-Lah.

– Vous pouvez retrouver ce hadith rapporté par Ibn Kathir : ici .

– Dans ce Hadith, nous retenons qu’un compagnon s’est rendu à la tombe du Messager pour faire le tabarrouk (la recherche de bénédiction) et l’istighathah (la demande du renfort) ; et personne ne l’a blâmé ou n’a renié cela, ni ‘Oumar, ni personne d’autre parmi les compagnons et ceux qui les ont succédés. Pourtant ‘Oumar était connu pour être ferme lorsqu’il s’agissait de blâmer un égarement. Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce Hadith que le compagnon en question est Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzani.

– Et le rapporteur de ce récit est Malik Ad-Dar qui était responsable du trésor public des musulmans (Baytou l-mal) auprès du Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattab. Certains ignorants prétendent que Malik Ad-Dar est quelqu’un d’inconnu. Leur parole est réfutée par le fait que ‘Oumar ne prend pour la fonction de Responsable du Trésor que quelqu’un digne de confiance.

– Ceux qui déclarent mécréant la personne du simple fait qu’elle a eu pour destination la tombe du Messager ou d’un saint, pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions), ceux-là ont ignoré la signification de l’adoration (‘ibadah). Ils ont contredit la croyance qu’ont les musulmans. Les musulmans, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, ont depuis toujours visité la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Le sens de la visite n’est pas que le Messager leur créerait la bénédiction ! Mais le sens en est qu’ils espèrent que Allah leur crée la bénédiction (barakah) grâce à leur visite de sa tombe.

– Ce hadith invalide la prétention des wahhabites que l’istighathah (recherche du renfort) par le Messager après sa mort serait une forme d’association (chirk).

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici .





Le Hafidh As-Souyouti dit au sujet du hadith de Jabir qu’il n’a pas de chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser

26 05 2012

      

Dans son recueil de fatwa : « Al-Hawi li l-Fatawa »,  le Hafidh As-Souyouti a dit au sujet du hadith connu sous le nom de « hadith de Jabir », dans lequel il est mentionné que la première des créatures serait la lumière du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) :

« ليس له (أي حديث جابر) إسناد يعتمد عليه »

« Il n’y a (concernant le hadith de Jabir) aucune de chaîne de transmission (isnad) sur laquelle on puisse se baser »

Informations utiles :

– Le Hafidh (spécialiste de la science du hadith), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahman ibnou Abi Bakr Jalalou d-Din as-Souyouti est un grand savant chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 et il est décédé en 911 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

– Ici il dit clairement que le hadith de jabir dans lequel il est dit que la première créature est la lumière du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) n’a pas de chaine de transmission sur laquelle on puisse se baser.

– D’autres savants spécialistes de la science du hadith ont confirmé les propos de l’Imam As-Souyouti, et d’autres encore ont dit que les expressions même du hadith, démontre qu’il n’est pas à retenir.

– L’avis retenu est que la première créature par l’existence est l’eau. Parmi les textes du Qour’an et du hadith confirmant cela :

  • Allah ta’ala dit : { وَجَعَلْنَا مِنَ الْمَاءِ كُلَّ شَىْءٍ حَيّ} [Al-Anbiya / 30] (ce qui a pour sens) : « Nous avons fait de l’eau toute chose vivante »,
  • Allah ta’ala dit : {قُلْ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يُوحَى إِلَيّ} [Al-Kahf / 110] (ce qui a pour sens): « Dis (Ô Mouhammad, à ton sujet) : je ne suis qu’un être humain comme vous à qui il a été révélé ».
  • Le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) lorsqu’il fût interrogé au sujet du début de la création a dit : « كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ » (ce qui a pour sens)  : « Allah est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité. Son Trône a été créé sur l’eau. » [Rapporté de Al-Boukhari et Al-Bayhaqi d’après ‘Imran Ibnou l-Housayn].
  • Ibnou Hibban a rapporté dans son sahih,  d’après Abou Hourayrah qu’il a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allah chaque fois que je te vois je me sens bien et je me réjouis. Informe moi sur toute chose. Il a dit : « كُلُّ شَىْءٍ خُلِقَ مَنَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Toute chose a été créée à partir de l’eau ». Ce hadith est confirmé comme étant sahih. Et Ibnou Majah à rapporté semblable à cela dans ses sounan.
  • As-Souddi a rapporté dans son tafsir avec plusieurs chaînes de transmission qui remontent jusqu’à plusieurs compagnons, que le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit : « إِنَّ اللهَ لَمْ يَخْلُقْ شَيْئًا مِمَّا خَلَقَ قَبْلَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Certes Allah n’a rien créé de ce qu’Il a créé avant l’eau »

– Nous mentionnerons d’autres paroles de savants confirmant cela incha-a l-Lah.





L’Imam An-Nawawi explique le Hadith An-Nouzoul

19 05 2012

      

Dans son commentaire du Sahih Mouslim, lors de l’explication du hadith an-nouzoul (le hadith qui commence par « Yanzilou Rabbouna … »),  l’Imam An-Nawawi a dit :

« Ce hadith fait partie des hadiths qui traitent des attributs de Dieu. Il y a, au sujet de ces hadiths, deux voies (madh-hab) principales au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées dans le livre au sujet de la Foi , et le résumé en est :

– L’une de ces voies (madh-hab) est : la voie (madh-hab) de la plupart des Salaf [les savants des trois premiers siècles de l’Hégire], et de quelques-uns des moutakallimoun [c’est-à-dire des théologiens, qui sont venus après le salaf], qui consiste à croire en ces textes comme étant véridiques, en fonction de ce qui convient à Allah, et que leur sens apparent (dhahir) qui s’applique aux créatures n’est pas le sens visé, et en évitant de parler de son interprétation en détail, avec la conviction que Allah ta’ala est exempt des attributs des créatures, et entièrement exempt du mouvement, du déplacement, et du reste des autres états de la création.

– La seconde voie (madh-hab) est celle de la plupart des moutakallimoun [théologiens] et d’une partie du Salaf, et qui est rapportée ici de Malik, et d’Al-Awza’i : cela consiste à interpréter les textes en fonction de ce qui est digne de Allah. Ils l’ont fait et ils ont interprétés ce hadith avec deux explications : l’une d’entre elles est un ta-wil [interprétation] par Malik Ibnou Anas et d’autres, qui ont dit: ce sont Sa Miséricorde (rahmah), Son Ordre (amr) et Ses anges qui descendent, comme on peut dire : « le sultan a fait ceci » alors que cela a été fait effectivement par des personnes sous son commandement [et non par lui personnellement]. Le deuxième type d’explication est que ceci est au sens figuré, c’est-à-dire que Dieu exauce ceux qui invoquent et leurs fait miséricorde ».

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son charh (commentaire) du Sahih Mouslim est incontournable.

– Ici, l’Imam An-Nawawi explique le Hadith An-Nouzoul et indique les deux voies employées par les savants au sujet de ce hadith. Ces deux voies ont en commun de ne pas prendre le sens apparent de ce type de texte et d’exempter Allah des attributs des créatures tel que le mouvement et le déplacement.

– Donc lorsque le terme « nouzoul » est employé au sujet de Allah, nous ne disons pas que Allah descend, car comme l’ont dit les savants, Allah est exempt du déplacement, du mouvement, de la direction et de l’endroit.

– L’Imam An-Nawawi rapporte également le célèbre ta’wil (interprétation) de l’Imam Malik, expliquant que ce n’est pas Allah qui descend mais Sa Miséricorde, ainsi que Son Ordre et Ses anges.

– L’Imam, le spécialiste de la science du Hadith, le Moujtahid –jurisconsulte–,  Malik Ibnou Anas est l’un des plus grand savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 1255 ans. Il est l’Imam de l’école (madh-hab) Malikite.

– Voir d’autres paroles de savants sur le Hadith An-Nouzoul : ici





Le Prophète distribua ses cheveux à ses compagnons pour le tabarrouk (recherche de bénédiction) [rapporté par Mouslim]

29 11 2011

      

Dans son célèbre recueil de hadith sahih, l’Imam Mouslim rapporte que Anas Ibnou Malik a dit :

 « لما رمى رسول الله صلى الله عليه وسلم الجمرة,  و نحر نسكه و حلق,  ناول الحالق شقه الأيمن فحلقه. ثم دعا أبا طلحة الأنصاري فأعطاه إياه. ثم ناوله الشق الأيسر. فقال « احلق » فحلقه, فأعطاه أبا طلحة. فقال « اقسمه بين الناس » »

Ce qui a pour sens :

« Une fois accomplis le lancer à Jamrah (Al-‘Aqabah) et l’égorgement de son offrande, le Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam, lors de son rasage rituel, a tendu au barbier la partie droite de sa tête. Celui-ci l’a rasée puis il a appelé Abou Talhah Al-Ansari et lui a donné les cheveux. Ensuite, le Prophète a tendu au barbier la partie gauche de sa tête et lui a dit : « Rase ». Il a donc rasé. Le Prophète a donné les cheveux à Abou Talhah et lui a dit : « Distribue-les aux gens » »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

– Parmi les savants qui ont rapporté le fait que le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a partagé ses cheveux il y a l’Imam Mouslim (à trois reprises dans son sahih), l’Imam Al-Boukhari, le Hafidh Al-Bayhaqi, le Hafidh Al-Hakim, le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani et autres. (ceci fera l’objet d’articles incha-a l-Lah).

– Sachez que les compagnons, que Allah les agrée, recherchaient les bénédictions par les traces physiques du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), au cours de sa vie et après sa mort. Les musulmans n’ont jamais cessé de suivre cette voie jusqu’à nos jours.

– On a su la permission de cette pratique à partir des actes du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) puisqu’il a partagé ses cheveux lorsqu’il a fait raser sa tête lors du pèlerinage de l’adieu. Egalement la permission de cette pratique est su à partir des actes des compagnons tel que Khalid Ibnou-l Walid (ceci fera l’objet d’un article incha-a l-Lah). Parmi les grands savant du salaf, il y a également l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal qui faisait le tabarrouk avec les cheveux du prophète (Voir l’article à ce sujet : ici)

– Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allah ta’ala qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc.

– Il n’y a donc aucune considération à donner à la prétention de ceux qui renient le tabarrouk par les traces physiques honorées du Prophète (salla l-lahou ‘alayhi wa sallam).





Ibn Kathir rapporte de Al-Bayhaqi que les compagnons venaient à la tombe du Prophète lors de difficultés

2 11 2011

   

Dans son livre d’histoire « Al-Bidayah wa n-Nihayah » Ibnou Kathir a dit :

«وقال الحافظ أبو بكر البيهقي : أخبرنا أبو نصر بن قتادة وأبو بكر الفارسي قالا : حدثنا أبو عمرو بن مطر ، حدثنا إبراهيم بن علي الذهلي ، حدثنا يحيى بن يحيى ، حدثنا أبو معاوية ، عن الأعمش ، عن أبي صالح ، عن مالك قال : أصاب الناس قحط في زمان عمر بن الخطاب ، فجاء رجل إلى قبر النبي ، صلى الله عليه وسلم ، ، فقال : يا رسول الله استسق الله لأمتك فإنهم قد هلكوا . فأتاه رسول الله ، صلى الله عليه وسلم ، في المنام ، فقال :  » ائت عمر فأقرئه مني السلام وأخبره أنكم مسقون ، وقل له عليك الكيس الكيس  » . فأتى الرجل فأخبر عمر فقال : يا رب ما آلو إلا ما عجزت عنه . وهذا إسناد صحيح»

« Le Hafidh Abou Bakr Al-Bayhaqi a dit […] d’après Malik (Ad-Dar) : « Les gens furent touchés par la sécheresse durant le califat de ‘Oumar Ibnou l-Khattab. Un homme est alors venu à la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et a dit : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils ont eu beaucoup de pertes ». Cet homme a alors vu dans le rêve le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) lui dire : «Passe le salam à ‘Oumar et informe-le qu’ils recevront la pluie et dis-lui: «Occupe-toi bien de la communauté». L’homme est alors allé voir ‘Oumar et lui a annoncé cela. ‘Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : « Ô Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté » Et la chaîne de transmission de ce hadith est sahih.»

Informations utiles :

– Isma’il Ibnou Kathir Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis. Il a été élève de Ibnou Taymiyyah durant sa jeunesse.

– L’Imam, le Hafidh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadith, et il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Ce Hadith a été rapporté par le Hafidh Al-Bayhaqi dans « Dala-il an-Noubouwwa » ; par le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans son commentaire du sahih Al-Boukhari « Fath Al-Bari » et dans «al-Isabah fi Tamyiz as-Sahabah » qui déclare que la chaîne de transmission est sahih, par Ibnou Kathir à deux reprises dans « al-Bidayah wa n-Nihayah » qui déclare également que la chaîne de transmission est sahih, par Adh-Dhahabi dans « Siyari A’lami n-Noubala », par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubki dans « Chifa-ou s-Saqam », par Al-Housni dans « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad » et par d’autres encore… Cela fera l’objet d’articles incha-a l-Lah.

– Dans ce Hadith, nous retenons qu’un compagnon s’est rendu à la tombe du Messager pour faire le tabarrouk (la recherche de bénédiction) et l’istighathah (la demande du renfort) ; et personne ne l’a blâmé ou n’a renié cela, ni ‘Oumar, ni personne d’autre parmi les compagnons et ceux qui les ont succédés. Pourtant ‘Oumar était connu pour être ferme lorsqu’il s’agissait de blâmer un égarement. Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce Hadith que le compagnon en question est Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzani.

– Et le rapporteur de ce récit est Malik Ad-Dar qui était responsable du trésor public des musulmans (Baytou l-mal) auprès du Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattab. Certains ignorants prétendent que Malik Ad-Dar est quelqu’un d’inconnu. Leur parole est réfutée par le fait que ‘Oumar ne prend pour la fonction de Responsable du Trésor que quelqu’un digne de confiance.

– Ceux qui déclarent mécréant la personne du simple fait qu’elle a eu pour destination la tombe du Messager ou d’un saint, pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions), ceux-là ont ignoré la signification de l’adoration (‘ibadah). Ils ont contredit la croyance qu’ont les musulmans. Les musulmans, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, ont depuis toujours visité la tombe du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Le sens de la visite n’est pas que le Messager leur créerait la bénédiction ! Mais le sens en est qu’ils espèrent que Allah leur crée la bénédiction (barakah) grâce à leur visite de sa tombe.

– Ce hadith invalide la prétention des wahhabites que l’istighathah (recherche du renfort) par le Messager après sa mort serait une forme d’association (chirk).





La voix de la femme n’est pas une ‘awrah (intimité) [Hadith rapporté par Al-Hakim]

16 10 2011

   

Dans son recueil de hadith « Al-Moustadrak » (tome 4 page 92 de cette édition) le Hafidh Al-Hakim a rapporté d’après Al-Ahnaf Ibnou Qays qu’il a dit :

« سمعت خطبة أبي بكر الصديق وعمر بن الخطاب وعثمان بن عفان وعلي بن أبي طالب رضى الله عنهم والخلفاء هلم جرا إلى يومي هذا فما سمعت الكلام من فم مخلوق أفخم ولا أحسن منه من في عائشة رضى الله عنها »

« J’ai entendu le discours de Abou Bakr As-Siddiq, celui de ‘Oumar Ibnou l-Khattab, celui de ‘Outhman Ibnou ‘Affan, celui de ‘Ali Ibnou Abi Talib (radiya l-Lahou ‘anhoum), et de tous les califes jusqu’à ce jour ; et je n’ai pas entendu de la bouche de quelqu’un quelque chose qui soit imposant ou meilleur que les paroles que j’ai entendues de la bouche de ‘A-ichah (radiya l-Lahou ‘anha) »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Abou ‘Abdou l-Lah Mouhammad Ibnou ‘Abdou l-Lah Al-Hakim An-Nayçabouri est né en 321 et il est décédé en 405 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Il est très connu dans la science du hadith, et son ouvrage le plus réputé est son recueil de hadith « Al-Moustadrak ‘ala as-Sahihayn » dans lequel il rapporte des hadith selon les conditions d’acception de l’Imam Al-Boukhari et de l’Imam Mouslim.

– Ce hadith fait partie des nombreuses preuves sur lesquels se sont basé les savants des 4 écoles pour dire que la voix de la femme n’est pas une intimité (‘awrah). En effet l’avis qui est pris en considération est que la voix de la femme n’est pas une chose qu’elle devrait cacher en présence des hommes.

– Parmi les savants qui ont confirmé cet avis il y a l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani, l’Imam Mourtada Az-Zabidi, l’Imam An-Nawawi, l’Imam Ibnou ‘Abidin, le Chaykh Zakariyya Al-Ansari Ach-Chafi’i, le Moufassir Ar-Razi et de nombreux autres grands savants. Ceci fera l’objet d’articles incha-a l-Lah.

– Comment dire que la voix de la femme est une ‘awrah alors que ‘A-ichah , la femme du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), faisait des discours devant des hommes et, qui plus est, des compagnons. En effet, il a été rapporté que ‘A-ichah parlait aux hommes en leur disant le hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et elle leur donnait les fatwa (les avis de jurisprudence). De plus il a été confirmé dans d’autres hadith que les femmes du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) rapportaient les nouvelles aux hommes.

– Donc le jugement au sujet de la voix de la femme, c’est qu’elle n’est pas une ‘awrah (intimité), sauf pour celui qui trouve du plaisir en entendant leur voix ; dans ce cas il lui est interdit de l’écouter.





L’Imam An-Nawawi explique pourquoi nous levons nos mains vers le ciel lors des invocations

13 10 2011

   

Dans son commentaire du Sahih Mouslim, l’Imam An-Nawawi a dit :

« وهو الذي إذا دعاه الداعي استقبل السماء كما إذا صلى المصلي استقبل الكعبة وليس ذلك لأنه منحصر في السماء كما أنه ليس منحصرا في جهة الكعبة بل ذلك لأن السماء قبلة الداعين كما أن الكعبة قبلة المصلين »

« Allah est Celui pour lequel ceux qui font des invocations lèvent leurs mains vers le ciel, de la même façon que celui qui prie se dirige vers la Ka’bah; et ce n’est pas parce qu’Il serait localisé dans (ou au-dessus) le ciel, de même qu’Il n’est pas localisé dans la direction de la Ka’bah, mais il en est ainsi parce que le ciel est la Qiblah de ceux qui font des invocations, et la Ka’bah est la direction de ceux qui prient »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son charh (commentaire) du Sahih Mouslim est incontournable.

– Ici, l’Imam An-Nawawi explique que nous levons nos mains vers le ciel lors de nos invocations car Allah a fait du ciel la Qiblah pour les invocations, de la même façon que la Ka’bah est la Qiblah pour la prière. Et cela ne signifie pas que Allah est dans le ciel ou au-dessus du ciel, comme le prétendent les assimilationnistes (mouchabbihah), ni qu’Il est dans la Ka’bah.

– Vous pouvez voir la citation de l’Imam Al-Qourtoubi sur ce sujet : ici .

– il a été également rapporté dans un hadith sahih rapporté par Mouslim, qu’un jour le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a fait une invocation avec les paumes de ses mains orientées vers le sol. Cela ne signifie pas, non plus, que Allah est dans la direction du bas ou dans la terre. Voir l’article à ce sujet : ici .





Le Prophète a nié les directions au sujet de Allah (rapporté par Mouslim)

14 09 2011

   

Dans son célèbre recueil de hadith sahih, l’Imam mouslim a rapporté que le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit :

« اللهم ربَّ السموات ورب الأرض، ورب العرش العظيم، ربنا ورب كل شيء، فالق الحب والنوى، ومُنزل التوراة والإنجيل والفرقان، أعوذ بك من شر كل شيء أنت آخذٌ بناصيته، اللهم أنت الأول فليس قبلك شيء، وأنت الآخر فليس بعدك شيء، وأنت الظاهر فليس فوقك شيء، وأنت الباطن فليس دونك شيء، اقض عنا الدَّيْنَ واغننا من الفقر »

 Ce qui a pour sens :

 « Ô Allah, Seigneur des cieux, Seigneur de la terre et Seigneur du Trône Eminent, notre Seigneur et le Seigneur de toute chose, Celui Qui fend la graine et le noyau, Celui Qui a fait descendre la Torah, l’Evangile et le Fourqan (le Qour-an). Je recherche Ta protection contre le mal de toute chose. Allah, Tu es Al-Awwal, rien n’est avant Toi et Tu es Al-Akhir, rien n’est après Toi. Tu es Adh-Dhahir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Batin, rien n’est en-dessous de Toi. Rembourse nos dettes et enrichis-nous contre la pauvreté »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

– Dans ce hadith, Le prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) exempte clairement Allah de la direction du haut et de la direction du bas. Il dit (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) « فَلَيْسَ فَوْقَكَ شَيْءٌ » ce qui signifie : « rien n’est au-dessus de Toi (c’est-à-dire de Allah)» et il dit « فَلَيْسَ دُونَكَ شَيْءٌ » ce qui signifie : « rien n’est en-dessous de Toi (c’est-à-dire de Allah)»

– Les savants ont dit que ce hadith confirme que Allah n’est pas dans un endroit et qu’Il n’est pas dans une direction. Voir l’explication de ce hadith par l’Imam Al-Bayhaqi : ici

– La personne qui a pour croyance que Allah est au-dessus de quelque chose (comme le ciel ou le trône…) a une croyance contraire à celle du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam).





L’Imam Al-Boukhari interprete « wajh » par « moulk » (la souveraineté)

9 09 2011

      

Dans le chapitre d’Exégèse (Tafsir) de son Sahih, l’Imam Al-Boukhari a dit au sujet du verset 88 de Sourat Al-Qasas :

«{كُلُّ شَىءٍ هَالِكٌ إِلَّا وَجهَهُ}: إِلَّا مُلكَهُ ، ويقال: إلا ما أريد به وجه الله »

« {koullou chay-in halikoun illa wajhah} ce qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh} [c’est-à-dire] : Sauf Sa souveraineté (illa moulkah) ; et  il est dit aussi : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allah »

Informations utiles :

– L’Imam, le Chaykh des Mouhaddith Abou ‘Abdi l-Lah Mouhammad Ibnou Isma’il Al-Boukhari, l’auteur du célèbre « Sahih » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-an, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans. Il est une référence incontournable dans la science du hadith.

– Ici, il explique que le mot « wajh » dans ce verset signifie « Al-Moulk » (la souveraineté). Ceci nous démontre que les savants du salaf avaient quelquefois recourt à l’interprétation. Cette ayah signifie donc selon l’explication de l’Imam Al-Boukhari : {Tout sera détruit sauf Sa souveraineté}.

– Le mot « wajh » dans la langue arabe a plusieurs sens, et son sens premier est « visage » ou « face ». Mais ce n’est pas ce sens qui est retenu lorsqu’il est attribué à Allah. Car Allah n’est pas composé de partie, il n’est pas un corps et il n’a ni membre, ni organe.

– Le fait de prendre ce verset et ceux de ce type selon le sens apparent (c’est-à-dire le sens du visage) est la voie des anthropomorphistes (mouchabbihah).

– De nombreux autres savants ont interprété le mot « wajh » en fonction du contexte du verset. Consultez cette rubrique : Wajh .





Le Prophète distingue la bonne innovation, de la mauvaise innovation (rapporté par Mouslim)

14 08 2011

   

L’Imam Mouslim a rapporté dans son Sahih, du hadith de Jarir Ibnou ‘Abdi l-Lah Al-Bajliyy, que Allah l’agrée, qui a dit :

« Le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit :

«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِى الإِسْلام سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ»

Ce qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui oeuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise tradition se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui oeuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Mouslim Ibnou Al-Hajjaj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçabouri, l’auteur du célèbre recueil de Hadith authentique (sahih) connu sous le nom de « Sahih Mouslim » est né 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadith.

– Il a cité cela dans son sahih dans le livre de Az-Zakat : chapitre l’incitation à l’aumône, même d’une moitié d’une datte ou d’une bonne parole et qu’elle est un écran contre le feu. Ainsi que le livre de la science : chapitre celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition ou une mauvaise tradition et qui appelle à la bonne guidée ou à l’égarement.

– Ce Hadith sahih nous indique que l’innovation (al-bid’ah) se classe en deux catégories :

La première sorte : la bonne innovation (bid’ah haçanah, appelée aussi : sounnah haçanah), c’est la nouveauté qui est en accord avec le Qour-an et la Sounnah.

La deuxième sorte : la mauvaise innovation (bid’ah sayyi-ah, appelée aussi : sounnah sayyi-ah), c’est la nouveauté qui est en contradiction avec le Qour-an et la Sounnah.

– Si quelqu’un prétend que ce hadith vise ce qui est instauré du vivant du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), mais qu’après sa mort ce hadith ne s’applique pas, on lui répond : « La spécificité n’est confirmée que par une preuve ». Or il n’y a pas ici de preuve pour cette prétendue spécificité. Au contraire, la preuve démontre le contraire de ce qu’il prétend parce que le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit (ce qui a pour sens) : « Celui qui instaure dans l’Islam » et il n’a pas dit : « Celui qui instaure de mon vivant » et il n’a pas dit : « Celui qui fait quelque chose que moi j’ai fait et qui renouvelle cet acte par la suite ». De plus, l’Islam n’est pas limité à l’époque où le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) était vivant. Leur prétention est donc annulée.

– S’ils disent : la cause du hadith est que des hommes très pauvres, s’habillant de vêtements de laine et de poils, sont venus auprès du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) le visage du prophète a alors changé, à la vue de leur extrême pauvreté et de leur difficulté. Les gens ont commencé alors à faire des aumônes jusqu’à ce qu’ils leur aient rassemblé beaucoup de choses. Alors le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) s’est réjoui et a dit (ce qui a pour sens) : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui oeuvreront avec après lui … ». La réponse est donc de leur dire : « ce dont on tient compte, c’est la généralité du terme et non pas la spécificité de la cause pour laquelle le hadith a été dit » comme l’ont spécifié les savants de la science de la croyance.





Il est permis de dire « sayyid » (maître) au sujet du Prophète

12 08 2011

   

Dans ses Sounan, l’Imam At-Tirmidhi rapporte que le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit :

« أنا سيّدُ ولد ءادم يوم القيامةِ ولا فخر »

Ce hadith a pour sens : « Je suis le maître (sayyid) des fils de Adam le jour dernier et je ne dis pas cela par prétention »

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Abou Issa Mouhammad Ibnou Issa At-Tirmidhi, l’auteur du célèbre recueil de Hadith connu sous le nom de « Sounan At-Tirmidhi » est né en 209 et il est décédé en 279 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est a dire il y a environ 1155 ans. Son recueil de hadith compte parmi les six plus importants, il est donc une référence incontournable.

– Après avoir cité ce Hadith, l’Imam At-Tirmidhi déclare qu’il est : hassan sahih.

– Certaines personnes ignorantes prétendent sans fondement, qu’il est interdit d’utiliser le terme « sayyid » au sujet du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Alors que le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) lui-même a utilisé le terme « sayyid » à son sujet en disant « Je suis le maître (sayyid) des fils de Adam… ».  Il est donc permis d’utiliser des expressions tel que « sayyidina Mouhammad » (notre maître Mouhammad) etc.

– Le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) n’a pas dit qu’il était le maître des fils de Adam par vanité, prétention ou orgueil, mais pour évoquer la grâce que Allah lui a accordé.

– Dans le Qour’an également il est utilisé le terme « sayyid » au sujet du Prophète Yahya  (‘alayhi s-salam), Allah ta’ala dit :

{ فَنَادَتْهُ الْمَلآئِكَةُ وَهُوَ قَائِمٌ يُصَلِّي فِي الْمِحْرَابِ أَنَّ اللّهَ يُبَشِّرُكَ بِيَحْيَـى مُصَدِّقاً بِكَلِمَةٍ مِّنَ اللّهِ وَسَيِّداً وَحَصُوراً وَنَبِيّاً مِّنَ الصَّالِحِينَ }

[Sourat Ali-‘Imran / 39]. Voir : ici.

– D’autres Hadith viennent confirmer le fait qu’il est permis d’appeler « sayyid » un prophète ou un homme vertueux, ceci fera l’objet d’articles incha-a l-Lah.





Le Hafidh Ibn Hajar Al-‘Asqalani dit qu’il est permis d’innover une évocation dans la prière si elle ne contredit pas ce qui a été rapporté

10 08 2011

   

Dans son commentaire du Sahih de Al-Boukhari «Fath Al-Bari » (tome 2 p 287 de notre édition), lors du commentaire du hadith dans lequel un homme priant derrière le Prophète, a innové une évocation (voir ce hadith : ici), l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani a dit :

 « On a pris ce hadith pour preuve qu’il est permis d’innover dans la prière une évocation qui n’a pas été rapportée (du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) si elle ne contredit pas ce qui est rapporté (du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). »

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islam, Amir al-Mou-minin fi l-hadith (le Prince des croyants dans la science du hadith) Chihab ad-Din Abou l-Fadl Ahmad Ibn ‘ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalani est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadith qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i. Son livre « Fath Al-Bari » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahih Al-Boukhari.

– Nous retenons de cette citation et du hadith sur lequel s’est basé Ibnou Hajar qu’il y a des innovations qui sont louables contrairement à ce que prétendent et répandent certains ignorants à notre époque.

– Pour voir une autre citation de l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani au sujet des différentes sortes d’innovations, cliquer : ici.





L’Imam Al-Boukhari rapporte que le Prophète a fait l’éloge d’un compagnon ayant innové une évocation dans la prière

4 08 2011

   

L’Imam Al-Boukhari a rapporté dans son Sahih, ce hadith qui a pour sens :

« Rifa’ah Ibnou Rafi’ Az-Zarqi a dit : nous étions un jour en train de faire la prière dirigés par le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam); quand il a levé sa tête de l’inclination, il a dit : {سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ} « sami’a l-Lahou liman hamidah » (ce qui signifie : « Allah accepte les louanges de celui qui le loue »). Un homme derrière lui a dit : (Rabbana wa laka l-hamd, hamdan kathiran, tayyiban moubarakan fih). Quand il a fini la prière et qu’il s’apprêtait à partir, le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit : {مَن المُتَكَلَّمُ} ce qui signifie : « Qui a parlé ? ». Il a dit : « C’est moi ». Le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit :

{رَأَيْتُ بِضْعَةً وَ ثَلاثِينَ مَلَكًا يَبْتَدِرُو نَهَا أَيُّهُمْ يَكْتُبُهَا أَوَّل}

Ce qui signifie : « J’ai vu plus de trente anges qui se précipitaient à qui d’entre eux l’écrirait le premier ».

Informations utiles :

– L’Imam, le Chaykh des Mouhaddith Abou ‘Abdi l-Lah Mouhammad Ibnou Isma’il Al-Boukhari, l’auteur du célèbre « Sahih » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-an, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans. Il est une référence incontournable dans la science du hadith.

– Il a cité ce hadith dans son Sahih, dans le livre de l’appel à la prière : chapitre du mérite de la parole « Allahoumma Rabbana laka l-Hamd ».

– Ce hadith nous indique qu’un compagnon a innové une évocation lorsqu’il effectuait la prière derrière le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam); suite à cela, le Prophète lui a dit de manière élogieuse que des anges se sont précipités pour écrire cette évocation.

– Rappelons que la prière est la meilleure des œuvres après la croyance en Allah et en son Messager. Et le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) n’a pas blâmé ce compagnon pour l’évocation qu’il a innovée.

– Les savants tel que l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani ont pris ce hadith pour preuve qu’il est permis d’innover dans la prière une évocation qui n’a pas été rapportée du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) si elle ne contredit pas ce qui est rapporté du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Voir l’article a ce sujet : ici.





‘Oumar Ibnou l-Khattab parle de bonne innovation (rapporté par Al-Boukhari)

11 07 2011

   

Dans son célèbre recueil de hadith, l’Imam Al-boukhari rapporte que ‘Abdou r-Rahman Ibnou ‘Abdin Al-Qari a dit :

« Je suis sorti avec ‘Oumar Ibnou l-Khattab, radia l-Lahou ‘anhou, en une nuit de Ramadan, à la mosquée, alors que les gens étaient en groupes isolés et séparés ; certains faisaient la prière individuellement, d’autres se rassemblaient en petit groupe et faisaient la prière en assemblée, alors ‘Oumar a dit : Je vois que si je rassemble ces gens pour qu’ils soient dirigés par un seul homme récitant le Qour-an, ce serait mieux. Puis il s’est décidé et les a rassemblés derrière Oubayy Ibnou Ka’b. Une autre nuit, je suis sorti avec lui alors que les gens faisaient la prière derrière celui qui récitait le Qour-an, ‘Oumar a dit : quelle bonne innovation que voici (ni’ma l-bid’ah hadhih) ».

Informations utiles :

– l’Illustre Compagnon, Amir al-mou-minin, Abou Hafs, ‘Oumar ibnou l-Khattab est décédé en 23 de l’hégire (radia l-Lahou ‘anhou) c’est-à-dire il y a environ 1410 ans. Le prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a fait son éloge à de nombreuses occasions. Il l’a surnommé Al-Farouk (c’est-à-dire celui qui discerne le vrai du faux). Il a dit a son sujet : « Allah a fait que la vérité sorte de la bouche de ‘Oumar et qu’elle soit dans son cœur. » et il a dit également : « Si il y avait un prophète après moi, se serai ‘Oumar ». ‘Oumar fait également parti des compagnons à qui le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a annoncé qu’ils auraient le Paradis.

– L’Imam, le Chaykh des Mouhaddith Abou ‘Abdi l-Lah Mouhammad Ibnou Isma’il Al-Boukhari, l’auteur du fameux « Sahih », est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans.

– Ici, le glorieux Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattab dit clairement « quelle bonne innovation que voici ». Ceci est une preuve irréfutable qu’une innovation peut être bonne. Voici la compréhension de nos pieux prédécesseurs parmi les compagnons et les savants du Salaf et du Khalaf. Voir d’autres extraits de livres de savants sur l’innovation : ici .

– Ce hadith se trouve dans le Sahih de Al-Boukhari dans le livre de la prière surérogatoire des nuits de Ramadan : chapitre le mérite de celui qui accomplit des actes d’adoration de nuit, durant Ramadan. Il a également était rapporté par l’Imam Malik dans « Al-Mouwatta ».





Le hafidh Ibn Hajar Al-‘Asqalani explique les différentes sortes d’innovations (bid’ah).

3 07 2011

   

Dans son commentaire du Sahih Al-Boukhari « Fath Al-Bari » (tome 4 page 253 de cette édition) le Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani a dit:

« A propos de sa parole : « ‘Oumar a dit : quelle bonne innovation que voici (ni’ma l-bid’ah) » et en d’autres versions « quelle bonne innovation que celle-ci (ni’mati l-bid’ah) », et à l’origine, l’innovation c’est ce qui a été innové sans équivalent antérieur, et est employé dans la Loi de l’Islam en opposition à la tradition prophétique (sounnah) et dans ce cas elle est blâmable. La précision du sens de l’innovation est que si elle rentre dans la catégories des choses approuvées dans la Loi de l’Islam, alors elle est approuvée (haçanah) ; si elle rentre dans la catégories des choses désapprouvée dans la Loi, alors elle est désapprouvée (moustaqbahah) ; sinon elle est dans la catégories des choses permises (moubah). Il se peut aussi qu’elle soit classée dans une des cinq sortes de jugement ».

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islam, Amir al-Mouminin fi l-hadith (le Prince des croyants dans la science du hadith) Chihab ad-Din Abou l-Fadl Ahmad Ibn ‘ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalani est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadith qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi’i.

– Son livre « Fath Al-Bari » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahih Al-Boukhari.

– Ici il explique que l’innovation peut être approuvée, désapprouvée, permise ; ou bien être classée parmi les cinq sortes de jugement, c’est à dire : le devoir, l’acte recommandé, l’acte indifférent, l’acte déconseillé et l’illicite.





An-Nawawi rapporte de Ibn ‘Oumar et de Ach-Chafi’i le caractère recommandé de réciter le Qour-an en faveur des morts musulmans

16 06 2011

   

L’Imam An-Nawawi, dans son livre Al-Adhkar (page 159 de cette édition) après avoir cité un hadith incitant les musulmans à invoquer Allah en faveur du défunt musulman, il a dit :

« قال الشافعي والأصحاب: يُستحبّ أن يقرؤوا عنده شيئاً من القرآن، قالوا: فإن ختموا القرآن كلَّه كان حسناً »

« Ach-Chafi’i et les as-hab – les savants de l’école – ont dit : « Il est recommandé qu’ils récitent auprès de lui quelque chose du Qour-an. Ils ont dit : Et s’ils récitent tout le Qour-an, c’est bien »

Puis An-Nawawi a dit :

« وروينا في سنن البيهقي بإسناد حسن؛ أن ابن عمر استحبَّ أن يقرأ على القبر بعد الدفن أوّل سورة البقرة وخاتمتها »

« Il nous a été rapporté dans les Sounan de Al-Bayhaqi avec une chaîne de transmission haçan – fiable – que Ibnou ‘Oumar a jugé recommandé de réciter sur les tombes après l’enterrement, le début et la fin de sourat Al-Baqarah »

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Ici il rapporte de l’Imam Ach-Chafi’i (et des savants de son école) ainsi que du compagnon Ibnou ‘Oumar, le caractère  recommandé de réciter le Qour-an en faveur des morts musulmans.

– Parmi les preuves que la récitation du Qour-an par un tiers est utile au musulman décédé, il y a la parole du Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) : « إِقْرَءُوا يَس عَلَى مَوْتَاكُم » ce hadith signifie : « Récitez Ya Sin pour vos morts » [Rapporté par Abou Dawoud, An-Naça-i dans « Les actes du jour et de la nuit », Ibnou Majah, Ahmad, Al-Hakim et Ibnou Hibban.] (ceci fera l’objet d’un article incha-a l-Lah)

– il n’y a aucune preuve qui interdise la récitation du Qour-an en faveur du défunt musulman, ni dans Al-Qour-an ni dans la Sounnah. Et jamais aucun savant des écoles de jurisprudence ne l’a interdite. Comment alors certains ont-ils eu l’audace d’interdire ce que jamais personne avant eux n’a interdit de faire ?





L’Imam Al-Bayhaqi confirme que Allah existe sans endroit.

6 06 2011

       

Dans son livre « Al-Asma-ou wa s-Sifat »  (tome 2, page 133 de cette édition), le Hafidh Al-Bayhaqi a dit :

« واستدل بعض أصحابنا في نفي الـمكان عنه بقول النبيِّ صل الله عليه و سلم : 

 » أنت الظاهر فليس فوقك شىء ، وأنت الباطن فليس دونك شىء »  ،

وإذا لـم يكن فوقه شىء ولا دونه شىء لـم يكن في مكان »

« Certains de nos compagnons ont tiré un argument, pour renier l’endroit au sujet de Allah, de la parole du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) :

« أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء»

qui signifie : « Ô Allah, Tu es Adh-Dhahir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Batin, rien n’est en dessous de Toi ». Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit ».

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadith, et il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Cette citation provient de son livre « Al-Asma-ou wa s-Sifat » qui est un livre de référence sur la croyance, qui traite des Noms et des Attributs de Allah.

– Ici, Il confirme la croyance des musulmans, à savoir que Allah n’est pas dans un endroit, et qu’Il n’a ni haut, ni bas, ni aucune autres directions.

– Il tire cet argument d’un hadith sahih rapporté par Mouslim dans son célèbre recueil, qui est :

« Le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit (dans le sens) :
« Ô Allah, Seigneur des cieux, Seigneur de la terre et Seigneur du Trône Eminent, notre Seigneur et le Seigneur de toute chose, Celui Qui fend la graine et le noyau, Celui Qui a fait descendre la Torah, l’Evangile et le Fourqan (le Qour-an). Je recherche Ta protection contre le mal de toute chose. Allah, Tu es Al-Awwal, rien n’est avant Toi et Tu es Al-Akhir, rien n’est après Toi. Tu es Adh-Dhahir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Batin, rien n’est en-dessous de Toi. Rembourse nos dettes et enrichis-nous contre la pauvreté » ». Voir ce hadith :  ici.





L’Imam An-Nawawi explique le hadith «koullou bid’ah dalalah» et les différentes sortes d’innovations.

3 06 2011

       

L’imam An-Nawawi dans son charh (commentaire) du Sahih Mouslim (tome 6 pages 154-155 de cette édition) lorsqu’il a commenté le hadith qui contient la phrase « koullou bid’ah dalalah wa koullou dalalah fi n-nar » qui signifie selon le sens apparent « Toute innovation est égarement et tout égarement est au feu », il a dit :

« Ceci [est un texte] de portée générale mais qui a été restreint (‘am makhsous), car ce qui est visé est « la plupart des innovations ». Les spécialistes de la langue ont dit [qu’une bid’ah] est toute chose qui est faite sans avoir eu de modèle précédemment. Les savants ont dit : les bid’ah sont de cinq sortes : obligatoire, recommandée, interdite, déconseillée, et permise. De parmi celles qui sont obligatoires il y a le fait que les théologiens aient rassemblé des preuves contre les athées, les innovateurs, et les gens de leur sorte. De parmi celles qui sont recommandées il y a le fait de composer des livres de science de la religion, le fait de construire des madrasas, ainsi que d’autres choses. De parmi celles qui sont permises il y a : le fait de diversifier les types de nourriture, et d’autres choses. Quant à celles qui sont interdites ou déconseillés, elles sont évidentes et j’ai déjà clarifié cette question avec ses preuves de manière détaillé dans [mon livre] Tahdhib al-Asma wa l-Loughat, donc dès lors que l’on sait ce que j’y ai cité, on a su que ce hadith fait partie des textes de portée générale mais qui ont été restreints, et il en est de même pour ce qui ressemble à cela de parmi les hadiths révélés.

De plus, ce qui appuie ce que nous avons cité est la parole de ‘Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée au sujet du Tarawih, lorsqu’il a dit : « ni’matou l-bid’ah » (Quelle bonne innovation). Rien n’empêche donc ce hadith d’être de portée générale mais d’avoir été restreint.

Quant à la parole « koullou bid’ah »: il est certain que le mot « koullou » a été utilisé, cependant le mot « koullou » accepte le fait d’être spécifique comme dans Sa parole ta’ala :

« تُدَمِّرُ كُلَّ شَيْءٍ » «toudammirou koulla chay »  (sourate Al-Ahqaf verset 25)

qui signifie : «Il [le vent que Allah a envoyé pour châtier le peuple du prophète Houd] a anéantit tout [ce que Allah a prédestiné qu’Il anéantisse de leurs habitations et autres] » 

Fin de la citation de l’imam An-Nawawi.

[Et il continue à donner encore d’autres versets comme exemple qui contiennent le mot « koullou » mais qui ne veut pas dire « tout »]

Informations utiles :

– L’imam, le Hafidh Abou Zakariyya Mouhyi d-Din Yahya Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (rahimahou l-Lah), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite.

– Son commentaire du sahih de l’Imam Mouslim est une référence incontournable pour tous étudiant en science de la religion et pour tous savant.  Il a écrit d’autres livres tel que « riyad as-salihin » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadith si connus.

– Ici il explique le hadith du messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) qui contient la phrase « koullou bid’ah dalalah wa koullou dalalah fi n-nar » et il explique en argumentant, que ce hadith est sujet à la restriction, puis il dit que ce qui est visé c’est la plupart des innovations.

– L’Imam An-Nawawi a cité comme preuve, pour expliquer le mot « koull », le verset dans sourat Al-Ahqaf en rapport avec le vent lorsqu’il a anéantit le peuple de ‘Ad à l’époque du Prophète Houd. On comprend de ce verset que le vent a anéantit « koull » chose et qu’après on ne voyait que leurs habitations. Il est mentionné dans la ayah le terme « koull » et pourtant le vent n’a pas détruits les habitations, ni les montagnes, ni les cieux. Le terme « koull » ici n’est pas dans l’absolu. Donc ce que veut nous montrer An-Nawawi c’est que parfois, comme nous le prouve le Qour-an, le mot « koullou » en arabe ne veut pas toujours dire « tout » dans l’absolue, mais parfois il a un sens spécifique.

– L’Imam An-Nawawi dit que les innovations sont de cinq sortes : obligatoire, recommandée, interdite, déconseillée, et permise.

– Parmi ses arguments, il se base sur la parole de ‘Oumar Ibnou-l Khattab, le compagnon et second Calife (radia l-Lahou ‘anhou) « ni’matou l-bid’ah » c’est à dire « Quelle bonne innovation ».

– Dans ce passage, l’Imam An-Nawawi nous renvoi a l’un de ses autres ouvrages « Tahdhib al-Asma wa l-Loughat » dans lequel il a dit : « l’innovation (al-bid’ah) dans la Loi de l’Islam, c’est innover ce qui n’existait pas à l’époque du Messager, elle se divise en bonne et en mauvaise innovation. L’Imam, le Chaykh, à propos duquel il y a unanimité sur le fait qu’il est un guide, sur sa grandeur, sur sa maîtrise de nombreuses sortes de sciences et sur le fait qu’il y excellait, Abou Mouhammad ‘Abdou l-‘Aziz Ibnou ‘Abdi s-Salam, que Allah lui fasse miséricorde et que Allah l’agrée, a dit à la fin de son livre Al-Qawa’id : L’innovation est divisée en : obligatoire, illicite, recommandée, déconseillée, et permise. Il a dit : le moyen pour cela est de soumettre l’innovation aux règles de la Loi de l’Islam, si elle entre dans le cadre du devoir, elle est alors un devoir, ou dans le cadre de l’interdiction, elle est alors illicite, ou dans le cadre de la recommandation, elle est alors recommandée, ou dans le cadre du déconseillé, elle est alors déconseillée, ou dans le cadre de la permission, elle est alors dans ce cas permise ». Fin de citation de An-Nawawi. Voir l’article à ce sujet : ici.

– Ces citations nous prouvent que bien avant le groupe apparu aujourd’hui qui prétend qu’il ne peut y avoir de bonnes innovations, il y a eu des savants de références qui ont écrit des ouvrages expliquant les différentes sortes d’innovations. En effet, ce hadith a toujours été dans le Sahih Mouslim. Est-ce que quelqu’un croit sérieusement qu’il a fallu attendre des contemporains pour savoir que le Prophète avait dit “koullou bid’ah dalalah” et pour comprendre sa signification ?